Marc Toes­ca avec la tour­née Top 50 au Zé­nith de Caen

Ani­ma­teur em­blé­ma­tique de l’émis­sion my­thique entre no­vembre 1984 et juin 1991 sur Ca­nal +, Marc Toes­ca pré­sente sur scène « Par­tez en live avec le spec­tacle du Top 50 », qui passe par Caen. Ren­contre.

L'Orne Combattante (SN) - - Loisirs - E.M. Zé­nith de Caen, di­manche 3 avril, 18 h. Ta­rifs : de 36 à 41 €. Lo­ca­tions points de vente ha­bi­tuels ou au 02.31.50.32.30.

Connais­sez-vous la ré­gion nor­mande ?

Oui, je connais bien la ré­gion de Va­lognes, Port­bail et le Co­ten­tin. Ma fille, qui est à 50 % nor­mande, a fait une par­tie de ses études à la fac de droit à Caen.

Vous êtes connu pour avoir été l’ani­ma­teur du Top 50. Pour­quoi l’avoir quit­té ?

Par usure. J’ai pré­sen­té cette émis­sion au rythme de 6 par se­maine pen­dant 7 ans et j’en avais un peu marre. J’avais en­vie de faire autre chose. J’ai fait ce mé­tier tout à fait par ha­sard. Je n’ai pas été for­ma­té et je n’ai pas le ga­ba­rit du pré­sen­ta­teur té­lé conven­tion­nel. Je n’ai pas le sen­ti­ment d’avoir fait de la té­lé mais plu­tôt d’avoir bos­sé à Ca­nal +, un monde com­plè­te­ment à part de la té­lé­vi­sion tra­di­tion­nelle.

Ce qui est drôle, c’est qu’à tra­vers cette tour­née, je re­trouve 25 ans après des gens comme Sté­phane Mel­li­no des Né­gresses Vertes, Par­te­naire Par­ti­cu­lier, Ca­ro­line Loeb, Sa­bine Pa­tu­rel, Ma­rian Gold d’Al­pha­ville ou les Pow Wow, qui re­montent sur scène après 18 ans d’ab­sence pour ces der­niers, que j’avais com­plè­te­ment per­dus de vue. De vraies re­trou­vailles. J’ai vé­cu les tout dé­buts de nom­breux ar­tistes. Je n’ai pas gar­dé de liens par­ti­cu­liers avec eux. On n’est pas co­pains de ré­gi­ment, mais ce­la fait tout de même plai­sir de se croi­ser de temps à autre. Je suis bluf­fé par des car­rières comme celle de Va­nes­sa Pa­ra­dis, de Marc La­voine, Florent Pa­gny ou de Jean-Jacques Gold­man. Je les ai connus à une époque où ils ne ven­daient pas en­core de disques.

Pour­quoi avoir ac­cep­té de pré­sen­ter ce spec­tacle ?

C’est tout d’abord un hom­mage à une émis­sion qui a mar­qué toute une gé­né­ra­tion entre 1984 et 1991. Le jour où j’avais ar­rê­té, j’avais tour­né la page et je vou­lais à peine en en­tendre par­ler parce que ce­la me col­lait trop à la peau et aux se­melles. Avec le temps je me suis ré­con­ci­lié avec tout ça. Sans être très nos­tal­gique, je reste très at­ta­ché à cette pé­riode qui est une par­tie de moi.

Au­jourd’hui, c’est une vraie ré­créa­tion, un jeu de se re­trou­ver là et de re­vivre en­semble cette pé­riode. Ce qui m’a fait re­ve­nir, c’est aus­si la ten­dresse avec la­quelle les gens m’abordent. « Vous êtes mon en­fance, mon ado­les­cence » . J’ai un peu l’im­pres­sion de re­pré­sen­ter pour eux un mo­ment heu­reux de leur vie. Je trouve ce­la très tou­chant, très émou­vant. Je l’ai dé­jà vé­cu en ac­cep­tant de pré­sen­ter le spec­tacle RFM Par­ty 80 Live, « la tour­née Best Of » en 2012.

« Une am­biance phé­no­mé­nale,

li­mite ma­gique »

Pré­sen­tez-nous ce spec­tacle

L’idée est de s’amu­ser et de jouer avec tout ce qu’on a vé­cu à l’époque, tout ce qu’on a pu être, tout ce qu’on a pu ai­mer. Je joue avec un écran géant, avec des images. Il y a égale- ment quelques ex­traits de clips en ka­rao­ké. Les gens qui sont là chantent et dansent alors au­tant les ai­der en leur fai­sant lire les vrais textes (rire).

C’est une am­biance phé­no­mé­nale, li­mite ma­gique pour moi. Cet échange entre la scène et le pu­blic est ex­tra­or­di­naire. On vou­lait une pro­gram­ma­tion dif­fé­rente de tout ce qui a été fait au­jourd’hui, donc on a res­sor­ti des gens qui sont tou­jours mu­si­ciens, qui se pro­duisent tou­jours dans des lieux peut-être plus in­times, moins vastes que des zé­niths, mais que l’on voit beau­coup moins.

On va et faire dan­ser

Au­jourd’hui, je suis heu­reux de don­ner du plai­sir au pu­blic, d’être là et de faire la fête avec lui. Je trouve sur­pre­nant ce cô­té trans­gé­né­ra­tion­nel de cer­taines chan­sons des an­nées 80. Je suis tou­jours stu­pé­fait de voir au­jourd’hui des ga­mins de 12 ans aux pre­miers rangs chan­ter par coeur des suc­cès d’il y a 30 ans. C’est hal­lu­ci­nant. A mon époque, on n’avait pas honte de pro­po­ser ou de pro­gram­mer ce style de chan­sons po­pu­laires, contrai­re­ment à au­jourd’hui où on est tou­jours un peu snob et un peu bo­bo.

Re­ve­nir à la TV ?

amu­ser

Que de­ve­nez-vous et quels sont vos pro­jets ?

J’anime une émis­sion quo­ti­dienne sur France Bleue, « Pop Sto­ry ». De­puis le 25 fé­vrier, nous fai­sons la tour­née des Zé­niths par­tout en France. Nous avons dé­bu­té par Rouen et nous ter­mi­ne­rons le 9 avril à Pa­ris. Puis, nous re­com­men­ce­rons une nou­velle tour­née à par­tir d’oc­tobre.

Pas de té­lé­vi­sion en vue ?

Pas pour le mo­ment. Je ne ferme pas la porte mais au­jourd’hui je n’ai au­cun pro­jet. Je prends beau­coup de plai­sir à être quel­que­fois sur un pla­teau de té­lé pour ra­con­ter des his­toires, dire des bê­tises, nar­rer des anec­dotes. Oui, ça m’amuse. Mais de là à avoir une ani­ma­tion ré­gu­lière à moi, il y a un fos­sé. Pour le mo­ment je ne sais pas. J’ai des idées en tête mais est-ce que ce­la suf­fit ? Une émis­sion trans­gé­né­ra­tion­nelle qui per­met­trait aux jeunes de nous confier comment ils ont di­gé­ré tout ce qui a été fait de­puis 50 ans jus­qu’à nos jours. Est-ce que je se­rais en­core cré­dible et un bon mé­dia­teur de la mu­sique comme j’ai pu l’être à l’époque du Top 50 ? Et puis il fau­drait me lais­ser un peu de li­ber­té.

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