Des fer­me­tures, des ou­ver­tures

L'Orne Combattante (SN) - - Suisse Normande - A.C.

En Suisse nor­mande, deux classes de­vraient ou­vrir à la ren­trée pro­chaine. Deux fer­me­ront.

« Les écoles de Ces­ny-Bois-Hal­bout et de Trois-Monts au­ront une classe sup­plé­men­taire » , dé­voile Paul Chan­de­lier. « Une va fer­mer à Paul-Hé­roult, à Thu­ry-Har­court, et une se­conde à Saint-Laurent-de-Con­del. » Pour le pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes, ces ré­centes an­nonces n’ont rien d’alar­mant. Il sou­ligne l’in­té­rêt des ré­cents in­ves­tis­se­ments des com­munes et de la com­mu­nau­té de com­munes.

« Ces chiffres ne m’étonnent pas du tout. A Thu­ry-Har­court, par exemple, on a eu les bons ef­fets du lo­tis­se­ment mais ce­la fait 5, 6 ans qu’il est ou­vert. On n’a pas don­né la pos­si­bi­li­té à la po­pu­la­tion d’aug­men­ter » , ajoute-t-il. Con­tac­té par la di­rec­trice de l’école Paul-Hé­roult, Paul Chan­de­lier a consta­té que cette sup­pres­sion de classe por­tée l’ef­fec­tif à un peu plus de 23 en­fants en moyenne par classe contre 22 au­jourd’hui. « Je me suis bat­tu quand on était à 28, 29 en­fants par classe. C’était lé­gi­time » , se sou­vient-il. « Une classe idéale compte 24 à 25 élèves. Il faut se battre quand c’est in­sup­por­table pour les en­fants et les ins­ti­tu­teurs. Il faut que l’on soit rai­son­nable, au­jourd’hui, je com­prends la po­si­tion de l’État. »

« L’ob­jec­tif est de s’ali­gner par le haut et de le faire dès la ren­trée pour évi­ter tous chan­ge­ments d’or­ga­ni­sa­tion en cours d’an­née » , a sou­li­gné Jacques Col­lin, vice-pré­sident char­gé de la com­mu­ni­ca­tion. As­su­ré jus­qu’à lors par des syn­di­cats ou la com­mune, pour ce qui est de Clé­cy, le pé­ri­sco­laire est dé­sor­mais d’in­té­rêt com­mu­nau­taire. Pour prendre en charge le coût lié aux can­tines, à la gar­de­rie et au temps d’ac­ti­vi­tés pé­ri­sco­laires, es­ti­mé à 550 000 €, les élus com­mu­nau­taires ont vo­té en fa­veur d’une aug­men­ta­tion des taux d’im­po­si­tion. « Sur la taxe d’ha­bi­ta­tion, la hausse est de 2,69 points et, pour le fon­cier bâ­ti, de 2,87, soit 11,10 % et 6,37 % » , dé­voile Serge Ma­rie, di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices.

Un ef­fort im­por­tant

En pa­ral­lèle, les élus se sont aus­si en­ga­gés à bais­ser à due pro­por­tion leurs taux com­mu­naux « avant le 15 avril 2016 » , a sou­li­gné Paul Chan­de­lier. « Tout ça, ce sont des trans­ferts de charges, de fis­ca­li­té. Pour 2016, c’est un ef­fort im­por­tant mais elles com­munes n’au­ront plus à payer. Si elles sont hon­nêtes, elles doivent bais­ser leurs im­pôts » , ajoute le pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes. Alors pas ques­tion d’ac­cen­tuer la pres­sion fis­cale sur les contri­buables.

Ga­gner la proxi­mi­té

« Le dé­fi, avec la fin des syn­di­cats sco­laires, ce se­ra de gar­der cette proxi­mi­té dans les écoles. » Pour le per­son­nel, les agents, cette prise de com­pé­tence se tra­dui­ra par une ges­tion plus di­recte avec l’ad­mi- nis­tra­tion. Pour les 1 200 en­fants sco­la­ri­sés dans les sept groupes sco­laires, au­cun chan­ge­ment n’est à pré­voir en sep­tembre pro­chain. « L’or­ga­ni­sa­tion se­ra sans doute ame­née à chan­ger dès la ren­trée 2017 après la fu­sion avec le Cin­gal qui, de son cô­té, tra­vaille avec La Ligue de l’en­sei­gne­ment. »

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