Les Leu­rette, ta­pis­siers et dé­co­ra­teurs Une mo­saïste et une feu­trière-sé­ri­graphe

L'Orne Combattante (SN) - - Suisse Normande -

Bruxelles, de Jacques Breel, Quand il est mort le poète, de Gilbert Bé­caud ou en­core un med­ley de Piaf, un ex­trait du Glo­ria de Vi­val­di… Di­manche 3 avril, en après-mi­di, la chan­son était à l’hon­neur dans le Pré-Bo­cage.

Une 50e de cho­ristes

La cho­rale Art’Cour­tois de Thu­ry- Har­court a don­né un concert dans l’église Saint-Mar­tin, à Villers-Bo­cage. Sur scène, une cin­quan­taine de cho­ristes di­ri­gée par Na­tha­lie Pas­quet, chef de coeur. La cho­rale a of­fert un ré­per­toire va­rié, spi­ri­tuals, chants sa­crés et va­rié­tés fran­çaises, al­ter­nant avec l’en­semble ins­tru­men­tal et un duo à la trom­pette sur l’air de Aga­gio de Tart­ni. En­suite, la cho­rale a in­ter­pré­té des oeuvres is­sues des chants fran­çais.

« Au to­tal, plus de dix mor­ceaux ont été in­ter­pré­tés et très ap­plau­dis par les nom­breux mé­lo­manes. Au cours du concert une quête était pro­po­sée au pro­fit de la re­cherche contre le can­cer. » Clap ou pas clap. Séance du film «Les pion­niers du ci­né­ma», sui­vie d’une ani­ma­tion pro­po­sée par le pro­fes­seur Ep­cein, as­so­cia­tion «Au fil de l’écran» en par­te­na­riat avec l’as­so­cia­tion Ma­cao 7e art. Conseillé à par­tir de 8 ans. Jeu­di 14 avril, 14 h 30, ci­né­ma, place du Gé­né­ralde-Gaulle. Ta­rifs : ré­duit 3,70 €, ta­rif unique. À la bi­blio­thèque. Ate­lier bé­bés lec­teurs (de 1 mois à 3 ans) mar­di 12 avril à par­tir de 11 h et jus­qu’à 12 h. La bi­blio­thèque est ou­verte à tous le mar­di de 16 h 30 à 18 h et le mer­cre­di de 10 h à 12 h. Ventes de cartes pêche. Vente de cartes de pêche jus­qu’au 31 dé­cembre : PMU, à Clé­cy et ta­bac-jour­naux, à Saint-Ré­my. Mai­rie. Jus­qu’ au 15 avril, la mai­rie se­ra ou­verte le lun­di, de 9 à 12 h ; le mar­di, de 9 à 12 h et de 14 à 16 h ; le ven­dre­di, de 9 à 12 h. En cas d’ur­gence seule­ment, té­lé­pho­ner au 02 31 69 85 37. Re­pas dan­sant. Le club des aî­nés or­ga­nise, di­manche 10 avril, à 12 h 30, un re­pas dan­sant ani­mé par Ka­rol, à la salle des fêtes. Me­nu : langue de boeuf, sa­lade, fro­mage, des­sert. Ta­rif : 15 €. Ré­ser­va­tions au 02 31 34 08 42 ou 02 31 72 10 59. Ac­cueil de loi­sirs. Les ani­ma­teurs pro­po­se­ront des ac­ti­vi­tés au­tour de la cui­sine du monde, des jouets op­tiques et du wes­tern. Des sor­ties et des grands jeux sont éga­le­ment pré­vus. Jus­qu’au ven­dre­di 15 avril, de 9 h à 17 h, école pri­maire, rue du Beau-Site. Payant. Con­tact et ré­ser­va­tion : 02 31 09 22 33, 06 11 62 82 99, aj@pont­douilly-loi­sirs. com Ran­don­née pé­destre. L’as­so­cia­tion du pa­tri­moine des SaintLam­ber­tois or­ga­nise une ran­don­née pé­destre di­manche 10 avril, 14 h, dé­part par­king mai­rie. Ran­don­née de 10 km (chiens en laisse ac­cep­tés) ou pé­tanque et jeux de cartes (ma­té­riel non four­ni). Goû­ter of­fert. Ins­crip­tions conseillées. Ta­rif : 3 €. Con­tact : 02 31 79 60 50, as­so-pa­tri­moine-st­lam­ber­tois@hot­mail.fr

Après un ap­pren­tis­sage de trois ans à Dun­kerque, et une car­rière en tant que sa­la­rié pen­dant près de 30 ans, Bru­no Leu­rette a dé­ci­dé de fran­chir le pas est d’ou­vrir son propre ate­lier, il y a 13 ans. En 2000, son épouse, Vi­viane, vient of­fi­ciel­le­ment le re­joindre en tant que col­la­bo­ra­trice.

« Je suis un ar­ti­san qui aime son mé­tier, il faut l’ai­mer car phy­si­que­ment ce n’est pas tou­jours fa­cile… Mais nous ado­rons ce que nous fai­sons. »

De l’ima­gi­na­tion

Mal­gré l’ou­ver­ture de grandes sur­faces pro­po­sant des meubles bon mar­ché, c’est un mé­tier qui est en­core d’ac­tua­li­té. Car le couple a su évo­luer avec son temps. Au­jourd’hui de nou­velles cordes à son arc lui per­mettent de ré­pondre aux de­mandes de cus­to­mi­sa­tions, de pla­fonds ten­dus… « Ce n’est pas du pa­pier que l’on pose, c’est du tis­su, le grand pu­blic fait souvent l’amal­game lorsque l’on dit que l’on est ta­pis­sier. Il faut ré­pondre à la de­mande des clients. Ici, on ne fait pas de stan­dards et nous fai­sons preuve d’ima­gi­na­tion. Le bouche à oreille fonc­tionne bien, nous avons éga­le­ment une clien­tèle pa­ri­sienne, nous n’hé­si­tons pas nous dé­pla­cer. »

Les Jour­nées eu­ro­péennes sont très ap­pré­ciées par le couple : « C’est le con­tact que nous pri­vi­lé­gions, on sou­haite par­ta­ger un mo­ment convi­vial avec les vi­si­teurs au­tour d’un ca­fé pour échan­ger sur notre sa­voir-faire, sur notre tra­vail avec des mé­thodes tra­di­tion­nelles et aus­si par­fois dis­soudre des idées re­çues en ef­fet par­fois nous en­ten­dons dire que le ma­te­las en laine et plus al­ler­gi­sant alors que c’est faux contrai­re­ment à ceux en mousse, il res­pire… »

Pour sa deuxième an­née de par­ti­ci­pa­tion aux Jour­nées eu­ro­péennes des Mé­tiers d’Art, Sté­pha­nie Cord’homme a ac­cueilli sa voi­sine, Cé­cile Ri­quier, qui, pour le mo­ment, n’a pas en­core d’ate­lier mais ce­la ne de­vrait tar­der…

En at­ten­dant les deux jeunes femmes prennent plai­sir à échan­ger avec les vi­si­teurs au­tour de leur pas­sion. Une pas­sion qui pour le mo­ment ne leur per­met pas d’en vivre, elles ont donc un autre mé­tier à cô­té.

« Il faut s’ac­cro­cher. Mon ate­lier est ou­vert de­puis 2014, je suis en phase de lan­ce­ment, il faut être pa­tient et ne pas bais­ser les bras », com­mente Sté­pha­nie Cord’homme. Un avis par­ta­gé par Cé­cile Ri­quier qui a pour pro­jet d’ou­vrir un ate­lier bou­tique dans la com­mune d’ici un an.

Une tech­nique an­ces­trale

Sté­pha­nie Cord’homme est mo­saïste et réa­lise des ou­vrages com­po­sés de pe­tites pièces rap­por­tées. En pé­riode de crise, où l’ar­ti­sa­nat n’est pas for­cé­ment la prio­ri­té, il faut s’adap­ter. C’est pour­quoi elle pro­pose une large gamme de prix ; des bi­joux, qui per­mettent de se plai­sir sans trop in­ves­tir, aux ta­bleaux un peu plus oné­reux…

Quant à Cé­cile Ri­quier, elle tra­vaille le feutre qui est une tech­nique an­ces­trale, la plu­part des ani­maux lai­neux fa­briquent eux-mêmes un feutre sur leur toi­son par em­mê­lage ; c’est le prin­cipe du feutre : frot­ter la laine, pour l’em­mê­ler et en faire quelque chose de so­lide. Les Mon­gols fa­briquent leurs yourtes avec du feutre de toutes sortes de laine.

Elle pra­tique éga­le­ment la sé­ri­gra­phie ; une tech­nique qui per­met de re­pro­duire un mo­tif sur dif­fé­rents sup­ports. Cé­cile a pour ob­jec­tif de faire éga­le­ment par­ta­ger son sa­voir-faire en met­tant pro­chai­ne­ment en place des stages ou­verts à tous en­fants et adultes.

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