Ba­by-sit­ting : un ser­vice pour mettre en re­la­tion jeunes et pa­rents

Le Point in­for­ma­tion jeu­nesse va pro­po­ser un ser­vice pour mettre en re­la­tion les jeunes qui veulent faire du ba­by-sit­ting et les pa­rents. Les ins­crip­tions sont ou­vertes !

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande - Con­tact : Les Pa­pillons de Char­cot 8,rue Louise Dre­vet 38000 Gre­noble. www.les­pa­pillons­de­char­cot.com M. M.

Di­dier Ches­nais, di­rec­teur du CMPR La Clai­rière, le Centre de mé­de­cine phy­sique et de ré­adap­ta­tion, ac­cueillait, jeu­di 4 avril, en ses lo­caux près de l’hô­pi­tal de Flers, Gilles Bon­ne­fond, pré­sident de l’as­so­cia­tion Les Pa­pillons de Char­cot, pour une confé­rence sur la S.L.A. (Sclé­rose La­té­rale Amyo­tro­phique) ou ma­la­die de Char­cot, en pré­sence de Faus­to Via­der, pro­fes­seur de neu­ro­lo­gie au CHU de Caen.

De­puis 10 ans main­te­nant, cette as­so­cia­tion qui re­groupe des ma­lades et des proches de ma­lades s’ef­force de sor­tir de l’iso­le­ment tous ceux qui sont confron­tés à cette ma­la­die consi­dé­rée, se­lon Gilles Bon­ne­fond, comme « la moins rare des ma­la­dies rares ». Pour ce faire, des ren­contres sont or­ga­ni­sées afin de par­ler le plus pos­sible de ce fléau pour en ac­croître la mé­dia­ti­sa­tion.

L’as­sis­tance était es­sen­tiel­le­ment com­po­sée de cadres et de pro­fes­sion­nels de san­té, d’édu­ca­teurs, d’élèves in­fir­miers et de proches de ma­lades, ve­nus là pour en sa­voir plus sur cette af­fec­tion qui touche 8 000 per­sonnes en France, à rai­son de 4 à 5 nou­veaux cas par jour. Ma­la­die or­phe­line à ne pas confondre avec la sclé­rose en plaques, la ma­la­die de Char­cot reste igno­rée du grand pu­blic mal­gré ses pre­mières des­crip­tions da­tant de 1869.

Grâce à la force de per­sua­sion des Pa­pillons de Char­cot, des ré­seaux de proxi­mi­té se sont consti­tués d’abord à Lan­nion, puis à La Ro­chelle et, bien­tôt, à Cha­lon-sur-Saône. Tou­jours ani­mée du souffle de l’en­traide, l’as­so­cia­tion est ré­gu­liè­re­ment pré­sente lors d’ac­tions spor­tives avec cette idée simple : « Prê­ter ses muscles à celles et ceux qui n’en ont plus. »

Mettre en re­la­tion les jeunes in­té­res­sés par le ba­by-sit­ting et les pa­rents qui cherchent à faire gar­der leurs en­fants, c’est un nou­veau ser­vice que le Pij, le point in­for­ma­tion jeu­nesse, si­tué au sein de l’es­pace Jules-Verne, à Flers, veut pro­po­ser.

Ce pro­jet est par­ti d’un double constat. « Lors du Fo­rum jobs ini­tia­tiv’été, nous avons consta­té que beau­coup de jeunes étaient in­té­res­sés par le ba­by-sit­ting », confie Lu­di­vine Lemoine, di­rec­trice du Pij. Un job idéal pour des étu­diants qui sou­haitent ga­gner un peu d’ar­gent. D’autre part, lors d’un échange entre le re­lais des as­sis­tantes ma­ter­nelles et le ser­vice Pe­tite en­fance de Flers Ag­glo, il a été consta­té que des pa­rents étaient en de­mande d’un mode de garde après 18 h 30 et le week-end.

Un réel be­soin dans l’ag­glo­mé­ra­tion

« Il y a un réel be­soin sur le ter­ri­toire au­tant du cô­té des jeunes pour tra­vailler que des pa­rents », tient à sou­li­gner Gé­rard Co­lin, vice-pré­sident de Flers Ag­glo.

Fort de ce constat, le Pij veut pro­po­ser un ser­vice gra­tuit de liai­son qui se fe­rait par le biais du site In­ter­net de Flers Ag­glo. « Les pa­rents nous contactent par mail ou par té­lé­phone et nous trans­fé­rons les co­or­don­nées », ex­plique Lu­di­vine Lemoine. A no­ter que le Pij n’im­pose pas les jeunes. Les pa­rents res­tent libres sur leur choix et sur la mo­da­li­té du pre­mier en­tre­tien.

Les ba­by-sit­ters bé­né­fi­cie­ront, après ins­crip­tion, d’une de­mi­jour­née d’in­for­ma­tion avec des pro­fes­sion­nels de la pe­tite en­fance. « Ça peut ras­su­rer les pa­rents », in­dique la di­rec­trice. Cette in­for­ma­tion por­te­rait sur l’en­ga­ge­ment du ba­by-sit­ter, les ac­ci­dents de la vie cou­rante, les droits et les de­voirs… Car gar­der un en­fant im­plique une grande res­pon­sa­bi­li­té. « Il ne s’agit pas de pas­ser son temps sur le por­table », sou­ligne Lu­di­vine Lemoine. « Si le jeune ne fait pas l’af­faire, il se­ra rayé des listes », pré­vient Gé­rard Co­lin.

Cette de­mi-jour­née d’in­for­ma­tion se­rait aus­si un moyen de mettre en confiance le jeune et qu’il se sente à l’aise en pré­sence d’en­fants. « En fonc­tion des be­soins, des mo­dules com­plé­men­taires pour­ront, à l’ave­nir, être mis en place comme une in­for­ma­tion sur les bé­bés, sur l’ani­ma­tion ou les re­pas… », an­ti­cipe la di­rec­trice du Pij.

Les jeunes peuvent dé­jà s’ins­crire

Les jeunes in­té­res­sés peuvent d’ores et dé­jà contac­ter le Point in­for­ma­tion jeu­nesse. A no­ter qu’on peut faire du ba­by-sit­ting dès 16 ans ! « Nous avons dé­jà cinq ins­crip­tions, confie Lu­di­vine Lemoine. Lorsque nous en au­rons 10, nous pour­rons faire une pre­mière in­for­ma­tion ».

Chaque jeune se­ra re­çu phy­si­que­ment au Pij. Il de­vra rem­plir un ques­tion­naire pour in­di­quer ces moyens de dé­pla­ce­ment, sa for­ma­tion, no­tam­ment s’il a un Ba­fa ou un di­plôme de pre­miers se­cours, ses sou­haits quant à l’âge des en­fants et ses com­pé­tences, s’il sait pré­pa­rer un re­pas, ai­der aux de­voirs… mais sur­tout ses dis­po­ni­bi­li­tés. « Même si un jeune n’est dis­po­nible que le sa­me­di, il n’y a pas de pro­blème pour s’ins­crire ».

Un ba­by-sit­ter peut pré­tendre ga­gner au mi­ni­mum 9 € par heure. Les pa­rents, quant à eux, peuvent ob­te­nir une ré­duc­tion d’im­pôt en les em­ployant. Le Pij peut don­ner toutes les in­for­ma­tions né­ces­saires.

Ce ser­vice se­rait com­plé­men­taire de l’offre qui existe dé­jà sur le ter­ri­toire. « Il ne s’agit pas de concur­ren­cer les nou­nous », in­siste Gé­rard Co­lin. Il pour­rait être mis en place à la fin du mois d’avril ou au dé­but du mois de mai en fonc­tion des de­mandes des jeunes. Une com­mu­ni­ca­tion se­ra en­suite faite en di­rec­tion des pa­rents.

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