Jean Saint-Ma­ca­ry, pré­sident na­tio­nal de l’Union des com­bat­tants

Jean Saint-Ma­ca­ry, pré­sident de l’Union na­tio­nale des com­bat­tants de­puis juin 2015, était à Saint-Georges-des-Gro­seillers, di­manche, lors du con­grès dé­par­te­men­tal.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage Et Suisse Normande -

Jean Saint-Ma­ca­ry, êtes-vous ?

Jean Saint-Mar­ca­ry : « Je suis ori­gi­naire du Béarn et j’ai fait une car­rière mi­li­taire qui m’a conduit de Saint-Cyr au sé­nat. J’ai com­man­dé le 5e ré­gi­ment du gé­nie de Ver­sailles en tant que gé­né­ral de bri­gade. Ma car­rière m’a conduit à in­ter­ve­nir au Ko­so­vo, en Al­ba­nie, ain­si qu’à Sa­ra­je­vo, entre autres. Après ma re­traite de l’ar­mée, en 2002, j’ai in­té­gré le mi­nis­tère de l’Éco­lo­gie au ser­vice de la dé­fense et de la pol­lu­tion pen­dant un an. À ma re­traite ad­mi­nis­tra­tive à l’âge de 65 ans, en 2011, je suis en­tré au sein de l’UNC. Vice-pré­sident, puis pré­sident en juin 2015. Je suis le pre­mier pré­sident is­su de l’Opex (opé­ra­tions ex­té­rieures de l’ar­mée). En 2016, l’UNC re­cense 210 000 adhé­rents. » Pour­quoi avez-vous dé­ci­dé de ve­nir as­sis­ter au con­grès qui dé­par­te­men­tal UNC l’Orne ?

« Ce­la per­met à l’an­cien mi­li­taire que je suis de ve­nir sur le ter­rain ren­con­trer les troupes. Sur­tout ce­la me per­met de pas­ser des mes­sages pour faire res­pec­ter les droits des an­ciens com­bat­tants et aus­si de re­cueillir l’am­biance et ai­der les plus jeunes, ceux qui, comme moi, sont is­sus de l’Opex, à re­trou­ver du tra­vail à la sor­tie de l’ar­mée à la fin de leur en­ga­ge­ment de quelques an­nées. Le but, c’est éga­le­ment de main­te­nir la mé­moire au­près des jeunes gé­né­ra­tions. » Quels sont vos pro­jets ?

« Fa­vo­ri­ser l’amal­game entre les gé­né­ra­tions et le re­cru­te­ment fu­tur au sein de nos as­so­cia­tions lo­cales et dé­par­te­men­tales. Je veux fé­mi­ni­ser l’UNC, car nos as­so­cia­tions n’ont pas en­core pris en compte la fé­mi­ni­sa­tion de de l’ar­mée. Beau­coup de femmes ont au­jourd’hui la carte d’an­cien com­bat­tant. Celles qui sont membres de l’Opex. Il n’y a pas que des veuves d’an­ciens com­bat­tants. » Y a-t-il autre chose qui vous tient à coeur ?

« Oui, faire ac­qué­rir la carte d’an­cien com­bat­tant à ceux qui sont res­tés en Al­gé­rie entre 1962, an­née de l’in­dé­pen­dance du pays, et 1964. Il y a en­core eu de nom­breuses vic­times mi­li­taires fran­çaises pen­dant cette pé­riode. Ce­la concerne 800 000 sol­dats pas en­core re­con­nus membres de l’Opex ! »

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