Dé­cès

L'Orne Combattante (SN) - - Flers Et Son Pays - M. M. est dis­po­nible à la vente, à la mé­dia­thèque de Flers, au prix de 13,50 €.

Hen­ri Gos­se­lin, Con­dé-sur-Noi­reau - Ch­ris­tiane Mon­go­din veuve La­motte, com­mer­çante en re­traite, Flers - Ge­ne­viève Du­jar­din veuve Le­corche, en re­traite, Con­dé-sur-Noi­reau - Noël Le­blanc, Saint-Pier­re­du-Re­gard - Gil­bert Le­chat, Flers. Pa­roisse Bx Mar­cel-Cal­lo, Flers. Sa­me­di 16 avril : 18 h 30, St-Jean. Di­manche 17 avril : 9 h 30, St-Jean. 10 h, La Cha­pelle-au-Moine et St-Mi­chel. 10 h 30, St-Georges. 11 h, St-Ger­main. Pa­roisse St-Pierre-St-Paul en bo­cage. Di­manche 17 avril : h 30, La Lande-Pa­try. Cha­pelle St-Jean Eudes, 13 bis, rue Charles-Mous­set. Di­manche 17 avril : 10 h 30, messe. Pa­roisse Ste-Anne de la Va­renne, Messei. Di­manche 17 avril : 10 h 30, La Fer­rière-aux-Etangs. Eglise évan­gé­lique. Di­manche 17 avril : de Messei à Flers. Eglise pro­tes­tante.Di­manche 17 avril : 10 h 30, culte à Vire. 10 10 h, Culte, 95 bis, rue

Leurs écrits sont tour à tour drôles, in­ven­tifs, émou­vants mais sur­tout em­preints de poé­sie. « Si j’étais une ri­vière, je se­rais la Seine pour dé­cou­vrir la vie pa­ri­sienne. Si j’étais une mon­tagne, je se­rais l’Hi­ma­laya pour dé­cou­vrir la vie d’un peu moins bas. Si j’étais un vil­lage, je se­rais en La­po­nie pour Noël et sa ma­gie », écrit Bren­dan dans son por­trait chi­nois.

Un exer­cice de style re­pris par d’autres jeunes. « Si j’étais une qua­li­té, je se­rais ma­gi­cienne pour faire dis­pa­raître les mé­chants », nous livre Gül pour sa part. « Si j’étais une émo­tion, je se­rais la joie pour rendre heu­reux tout le monde ».

Le tra­vail a éga­le­ment por­té sur l’illus­tra­tion. Les pho­to­gra­phies de ces jeunes, si­gnées Clau­dia Me­trop, étu­diante en 5e an­née aux Beaux-arts, illus­trent les textes et ajoute à la poé­sie de ces por­traits in­times. Les au­teurs ont aus­si des­si­né des plans, ce­lui d’une ville ou plu­tôt d’une vie. Cer­tains ont choi­si leur tra­jet quo­ti­dien, d’autres ont tra­cé leur vie idéale, à l’image d’Ab­del­nor, quant à Odile, elle a pré­fé­ré des­si­ner son monde. Ce qui pour­rait être le rond-point des 5-Becs, à Flers, mène d’un cô­té à son ave­nir, le BTS, à ses co­pains, le bar, à sa fa­mille, la mai­son d’Athis, ou en­core aux va­cances, la route de l’Es­pagne…

Elle égrène chaque lettre de Flers dans un poème : « Fi­chue ville Lourde d’en­nui En­va­hie par le gris Reste plus qu’un hob­by Sor­tir en boîte de nuit ». Sté­phane, ori­gi­naire de Bor­deaux et qui a vé­cu en An­gle­terre, vit ac­tuel­le­ment au foyer des jeunes tra­vailleurs. Il a une vi­sion plus po­si­tive de la ville. « Fi­na­le­ment je suis ar­ri­vé à bon port, la ville de Flers en Nor­man­die, en­vi­ron­ne­ment pai­sible et sim­pli­ci­té au quo­ti­dien, réel­le­ment, c’est loin d’être aus­si per­du que ce­la peut pa­raître ».

Fa­vo­ri­ser le rap­port à la lec­ture

D’autres ont choi­si d’im­pri­mer leur em­preinte di­gi­tale. « Je te connais sur le bout des doigts. Je sais que tu me suis jour après jour et pas à pas. Je sais que par­fois je te laisse traî­ner ici ou là… », écrit Loïse.

Ces 29 jeunes nous font par­ta­ger leur in­ti­mi­té au fil des pages. Un pro­jet qui a été ren­du pos­sible dans le cadre du Contrat ter­ri­toire lec­ture conclu entre la Drac, la di­rec­tion ré­gio­nale des af­faires cultu­relles, et Flers Ag­glo. « L’ob­jec­tif était de fa­vo­ri­ser, par le plai­sir, un rap­port na­tu­rel à lec­ture à des pu­blics qui en sont par­fois éloi­gnés », sou­ligne Mi­chèle Pol­vé, vice-pré­si­dente de Flers Ag­glo en charge de la cul­ture.

Les ate­liers d’écri­ture étaient en­ca­drés par Ma­rie Cour­toisP­rie­to. Clau­dia Me­trop s’est oc­cu­pée des pho­tos. Le pro­jet de dé­part à évo­luer avec les as­pi­ra­tions de ces jeunes de ly­cée, de BTS ou ré­si­dant au foyer des jeunes tra­vailleurs. « Ce livre a com­men­cé au prin­temps 2015. Ce pro­jet a évo­lué grâce à vous avec vos mots, vos per­son­na­li­tés. Vous avez été su­per. Se li­vrer n’est pas fa­cile et vous avez joué le jeu », a in­sis­té Ma­rie Cour­tois-Prie­to, lors de la pré­sen­ta­tion pen­dant le Sa­lon du livre de Flers.

« Un mo­ment de plai­sir »

« C’était un mo­ment de plai­sir, nous sommes prêts à re­com­men­cer », ont ré­pon­du les jeunes, vi­si­ble­ment sé­duits par cette ex­pé­rience. « Toute la classe était par­tante sans trop sa­voir à quoi s’at­tendre », confie Ab­del­nor, en BTS, à SaintT­ho­mas-d’Aquin.

Leur vi­sion de Flers : pour Gül, en BTS, « mal­gré qu’il n’y ait rien à faire, c’est notre ville na­tale et lors­qu’on part en va­cances, elle nous manque ». « On a l’im­pres­sion d’être loin de tout mais en étant au foyer des jeunes tra­vailleurs, nous ren­con­trons plein de gens de cultures dif­fé­rentes », dit Ju­lie, ori­gi­naire de la Manche. « C’est une pe­tite fa­mille le FJT », ex­plique Sté­phane qui a trou­vé l’exer­cice « convi­vial : on s’est pris au jeu et on a ap­pris à connaître des per­sonnes en de­hors du foyer ».

Un plai­sir qui se re­trouve à chaque page du livre.

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