Après la fer­me­ture, ce couple a ou­vert sa crê­pe­rie

L'Orne Combattante (SN) - - Condé Et Son Pays - M.T.

Mi­chel et Ch­ris­ti­na Che­min ont tra­vaillé une ving­taine d’an­nées à Honeywell. À la fer­me­ture du site, ils ont fi­lé en Ven­dée ou­vrir une crê­pe­rie. Une re­con­ver­sion « réus­sie ».

En juin 2013, l’usine d’Honeywell ferme. Par­mi les sa­la­riés, un couple : Mi­chel et Ch­ris­ti­na. De­puis plu­sieurs mois, un pro­jet germe dans leur tête.

Celle d’ou­vrir une crê­pe­rie à Lu­çon en Ven­dée, là où le couple et ses en­fants passent ré­gu­liè­re­ment ses va­cances.

« Avec ma femme, on s’est connu à l’usine au dé­but des an­nées 90. J’étais tech­ni­cien de main­te­nance et elle au contrôle. Je cas­sais les ma­chines et elle, les ré­pa­rait ! », se rap­pelle Eric Che­min.

Le grand saut

Pen­dant une ving­taine d’an­nées, le couple ha­bite à Saint-De­nis-de-Mé­ré. « Dès l’an­nonce de la fer­me­ture, on a lan­cé le pro­jet de res­tau­rant. Ma femme avait tra­vaillé dans une crê­pe­rie. À la mai­son, on ai­mait bien faire à man­ger car on est une fa­mille nom­breuse. »

Lorsque le site ferme en 2013, c’est le grand saut. « Grâce à la cel­lule de re­clas­se­ment, on a fait des for­ma­tions. No­tam­ment pas­se­port pour en­tre­prendre avec la CCI, on a été for­mé au mé­tier mais aus­si à l’hy­giène et la sé­cu­ri­té. »

« Une foire qui nous rap­pelle Mon­tilly »

Cha­cun ils touchent une prime de 100 000 €. Le couple qua­ran­te­naire en pro­fite pour s’ins­tal­ler en Ven­dée avec quatre de ses six en­fants.

« Sans cette prime, im­pos­sible de mon­ter notre crê­pe­rie. Les banques n’étaient pas par­tantes au dé­part. » Ils in­ves­tissent 80 000 € dans la crê­pe­rie. « On a ache­té les murs et le fonds de com­merce. »

Juin 2014, c’est l’ou­ver­ture du com­merce dans le centre-ville de Lu­çon. « Je suis en cui­sine et ma femme au ser­vice. On pro­pose des ga­lettes, crêpes, frites, sa­lades, spé­cia­li­tés du jour et gâ­teau de crêpes sur place ou à em­por­ter. »

La pre­mière an­née a été « com­pli­quée mais on s’y at­ten­dait car il faut du temps pour se faire de la clien­tèle. Mais nous étions mo­ti­vés. On fait da­van­tage d’heures, on est loin des 35 heures mais on ne re­grette pas. »

La deuxième an­née est meilleure. « On est à + 30 voire + 40 %. Donc o »

Le chan­ge­ment de vie a été ra­di­cal pour la fa­mille. « Ce­la a été une re­con­ver­sion réus­sie, dé­jà par le cli­mat. On fait es­sen­tiel­le­ment notre chiffre l’été. Il y a grande foire le 15 août, ce­la nous rap­pelle celle de Mon­tilly », sou­rit Eric.

Honeywell est tou­jours dans un coin de la tête. « Quand on rentre en Nor­man­die, on passe à chaque fois de­vant le site et puis il y a tou­jours des ex-Honeywell qui passent nous voir ici ! »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.