« On est tri­bu­taires d’une dé­ci­sion po­li­tique » Le chef du « vil­lage », c’est Mar­cel Ving­trois

L'Orne Combattante (SN) - - Condé Et Son Pays - M.T.

Mar­cel Ving­trois est le res­pon­sable in­ten­dance de­puis de nom­breuses an­nées du ral­lye de Suisse nor­mande. « Un pi­lier in­dis­pen­sable » se­lon le pré­sident JeanMarc Le­châ­tel­lier.

L’his­toire est belle. Il y a 28 ans, Mar­cel Ving­trois était au car­re­four de la Me­rou­zière avec sa ca­mion­nette à vendre bois­sons fraîches et ca­fés.

Au­jourd’hui, il est le chef du « vil­lage » et gère une équipe d’une tren­taine de bé­né­voles à la res­tau­ra­tion Place du mar­ché cou­vert.

« J’ai com­men­cé avec femme et une amie. Chaque an­née, c’était notre ren­dez­vous. » Les an­nées ont pas­sé et l’équipe a gran­di au­tour de cet an­cien sa­la­rié d’EDF.

250 kg de sau­cisses

« Je n’ai ja­mais été cui­si­nier pour­tant », s’amuse ce grand­père de 67 ans. Chaque an­née, c’est le même ri­tuel. Un mois avant le ral­lye, c’est branle-bas de com­bat.

« On passe les com­mandes. Plus de 300 re­pas sont as­su­rés du ven­dre­di mi­di au di­manche mi­di. » Dans la grande cui­sine, il faut de quoi nour­rir les bouches af­fa­mées.

250 kg de sau­cisses, plus de 300 kg de frites, entre 20 et 25 fût de bière, plu­sieurs cen­taines de ga­lettes ont ain­si été com­man­dés.

« Je ne vois rien du ral­lye ! »

« Il est un pi­lier in­dis­pen­sable à l’or­ga­ni­sa­tion et gère à lui seul la res­tau­ra­tion pour les 300 bé­né­voles et of­fi­ciels pen­dant quatre jours ain­si que le vil­lage ral­lye avec la rô­tis­se­rie, la crê­pe­rie, les bu­vettes et la tren­taines de bé­né­voles pour le fonc­tion­ne­ment de l’en­semble », confie Jean-Marc Le­châ­tel­lier, pré­sident de l’Écu­rie Suisse-Nor­mande.

Tout le week-end, le vil­lage ne chôme pas. « Je ne vois rien du ral­lye mais j’ai les in­fos en temps réel », sou­rit Mar­cel qui peut comp­ter sur sa fille et sa pe­tite-fille, elles aus­si bé­né­voles à la res­tau­ra­tion.

Pour cette édi­tion, le chef du vil­lage a com­man­dé éga­le­ment une chose pri­mor­diale : le beau temps. « En 2012, il avait plu out le week-end. Ce­la avait été ca­tas­tro­phique pour nous. On avait fait que deux fûts de bière », se rap­pelle Mar­cel.

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