Pas de conces­sion en ma­tière de sé­cu­ri­té

La sé­cu­ri­té en ma­tière de ral­lye au­to­mo­bile est un point im­por­tant sur le­quel l’ad­mi­nis­tra­tion ne to­lère au­cun lais­ser-al­ler. Il en va de la sur­vie de ces courses hors cir­cuit.

L'Orne Combattante (SN) - - Sports -

Le sport au­to­mo­bile est un sport mé­ca­nique qui n’est pas sans dan­ger, loin s’en faut. Les ral­lyes sont par­ti­cu­liè­re­ment ex­po­sés parce qu’ils se dé­roulent sur des routes non équi­pées des sys­tèmes de sé­cu­ri­té im­po­sés au­jourd’hui sur les cir­cuits de com­pé­ti­tion.

C’est pour­quoi les me­sures de sé­cu­ri­té qui doivent être ap­pli­quées sont très strictes, tant pour le pu­blic que les pi­lotes. L’ad­mi­nis­tra­tion est in­tran­si­geante sur ce point, ce qui est bien nor­mal, et les or­ga­ni­sa­teurs bé­né­voles ne doivent pas faire preuve d’ama­teu­risme sous peine de voir leur épreuve dis­pa­raître du ca­len­drier. Jean-Marc Le­châ­tel­lier, pré­sident de l’écu­rie Suisse-nor­mande, tra­vaille du­rant de longues se­maines à chaque édi­tion du ral­lye na­tio­nal afin de pré­pa­rer le ca­hier de sé­cu­ri­té qui doit être en­voyé en pré­fec­ture pour vé­ri­fi­ca­tion et va­li­da­tion au mi­ni­mum 3 mois avant la date du ral­lye.

« Tous les car­re­fours et points dan­ge­reux doivent être pho­to­gra­phiés dans tous les angles et par vue aé­rienne pour in­di­quer l’em­pla­ce­ment de la ru­ba­lise des zones in­ter­dites au pu­blic. C’est simple, comme pour le Code de la route, tout ce qui est en vert est au­to­ri­sé, tout ce qui est en rouge est in­ter­dit » sou­ligne Jean-Marc Le­châ­tel­lier.

Une fois l’aval de la pré­fec­ture ob­te­nu par le biais de l’au­to­ri­sa­tion dé­li­vrée à l’or­ga­ni­sa­teur, plus rien ne s’op­pose au dé­rou­le­ment de la course. Le mer­cre­di pré­cé­dent le ral­lye, la tren­taine de bé­né­voles part ins­tal­ler la ru­ba­lise rouge dans les zones in­ter­dites des spé­ciales et la verte pour celles au­to­ri­sées au pu­blic. Sur les 50 km d’épreuves spé­ciales chro­no­mé­trées, ce sont entre 15 et 20 km de ru­ba­lise qui sont ins­tal­lés par rou­leaux de 250 m. Outre la ru­ba­lise et les pi­quets pour la te­nir, des pan­neaux d’in­ter­dic­tion d’ac­cès ain­si que les au­to­ri­sa­tions de pas­sage du pu­blic sont po­sés. En­vi­ron 1 000 pan­neaux, à rai­son de 200 à 300 par spé­ciales sont ain­si fixés.

La vi­tesse, ce n’est pas la prio­ri­té

Pen­dant les deux jours de course, 80 com­mis­saires veillent au­tant sur le bon dé­rou­le­ment de la com­pé­ti­tion que sur le com­por­te­ment du pu­blic et… des pi­lotes te­nus de res­pec­ter le Code de la route dans les par­cours de liai­son entre les spé­ciales chro­no­mé­trées.

En ef­fet, ces der­niers sont sur­veillés en per­ma­nence en de­hors des par­cours chro­no­mé­trés par des juges des faits qui cir­culent à bord de voi­tures ba­na­li­sées. Les in­ter­ven­tions tech­niques et mé­ca­niques sur les voi­tures sont in­ter­dites en de­hors du parc as­sis­tance de Con­dé-sur-Noi­reau (y com­pris le rem­plis­sage des ré­ser­voirs). En cas d’in­frac­tion, les fau­tifs risquent des pé­na­li­tés en temps et même jus­qu’à l’ex­clu­sion du ral­lye. La sé­cu­ri­té c’est aus­si deux am­bu­lances et un mé­de­cin par spé­ciale. Tout le monde étant re­lié par ra­dio au PC course de Con­dé. La sé­cu­ri­té passe éga­le­ment par l’ins­tal­la­tion de chi­canes sur les par­cours des spé­ciales afin de cas­ser la vi­tesse des voi­tures sur les sec­teurs très ra­pides. C’est le cas pour les par­cours de Saint-Ger­main-de-Tal­le­vande et de Con­dé in­ter­com.

« La vi­tesse pure n’est pas la prio­ri­té d’un ral­lye, c’est sur­tout le coup de vo­lant, les frei­nages et ac­cé­lé­ra­tions aux bons en­droits qui per­mettent au pi­lote de réa­li­ser la meilleure per­for­mance pos­sible » in­siste Jean-Marc Le­châ­tel­lier.

La sé­cu­ri­té du ral­lye de la Suisse-nor­mande mo­bi­lise pen­dant deux jours, 30 per­sonnes au ni­veau de la di­rec­tion course et 80 sur le cir­cuit aux­quels s’ajoute le ser­vice course et dé­pan­nage, avec du per­son­nel au dé­part de chaque spé­ciale, (dis­po­si­tif dou­blé sur les plus longues), avec une équipe tech­nique prête à in­ter­ve­nir en cas d’in­ci­dent de course pour rem­pla­cer la ru­ba­lise et les pi­quets dé­té­rio­rés et mettre un pro­duit ab­sor­bant sur la route si né­ces­saire.

« Quoi qu’il ar­rive, la sé­cu­ri­té doit être main­te­nue en per­ma­nence pen­dant toute la du­rée de l’épreuve ! »

Rap­pel : le 32e ral­lye na­tio­nal de la Suisse-nor­mande et le 7e des VHC (vé­hi­cules his­to­riques de com­pé­ti­tion), à Con­dé-surNoi­reau et sa ré­gion, se dis­pute, sa­me­di 23 et di­manche 24 avril. Epreuves spé­ciales à SaintDe­nis-de-Mé­ré et Con­dé in­ter­com, sa­me­di, de 14 h à mi­nuit et à Vassy et Saint-Ger­main-deTal­le­vande, le di­manche, de 9 h 30 à 16 h.

Les plans des spé­ciales dé­taillées sont dis­po­nibles sur le site of­fi­ciel www.le­ral­lye­de­la­suis­se­nor­mande.org

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