En par­ler à ses proches

L'Orne Combattante (SN) - - Bocage Suisse Normande Entre Et - Jeu­di 5 mai, à 10 h, par­king salle des fêtes de Champ­se­cret. Dé­part à 10 h 30. Le mi­di, re­pas convi­vial à la salle des fêtes Charles-Léandre. Adulte : 11 eu­ros (bois­sons non com­prises) ; en­fant (moins de 12 ans) : 5 €. Ins­crip­tions avant le 29 avril au­prè

L’as­so­cia­tion hu­ma­ni­taire de Champ­se­cret or­ga­nise une ran­don­née pé­destre le jeu­di de l’As­cen­sion, 5 mai, au pro­fit de Lo­la, une pe­tite Dom­fron­taise souf­frant d’une ma­la­die or­phe­line, le syn­drome de Rett.

Pour ache­ter du ma­té­riel

« Nous avons créer l’as­so­cia­tion l’Es­poir de Lo­la. La dé­cla­ra­tion à la sous-pré­fec­ture de Mor­tagne est en cours » ex­plique Ali­cia la mère de la pe­tite fille.

Les jeunes pa­rents ont été contac­tés éga­le­ment par l’as­so­cia­tion hu­ma­ni­taire de Champ­se­cret. Em­ma­nuel Fleu­ry, vice-pré­sident et Joël Le­ral­lu, tré­so­rier, leur ont an­non­cé que cette an­née, leur ran­don­née pé­destre al­lait être or­ga­ni­sée au pro­fit de Lo­la. « J’ai été très tou­chée par cette nou­velle. Avec cet ar­gent, nous pour­rons ré­duire le coût du ma­té­riel dont nous avons be­soin pour Lo­la, comme une pous­sette, un tran­sat de bain

Fin mars, l’hô­pi­tal de Flers a or­ga­ni­sé une sen­si­bi­li­sa­tion au don d’or­ganes lors de la col­lecte de sang or­ga­ni­sée dans la ville. L’oc­ca­sion pour les élèves de l’ins­ti­tut de for­ma­tion des soins infirmiers en­ca­dré par Elo­die Cho­rin, infirmière co­or­di­na­trice des pré­lé­ve­ments d’or­ganes et de tis­sus de rap­pe­ler la ré­gle­men­ta­tion et un fau­teuil-re­lax. Ce ma­té­riel coûte entre 8 000 et 9 000 €, la Sé­cu­ri­té so­ciale prend en charge 2 200 € et la Mu­tuelle rien du tout. Nous avons mon­té un dos­sier au­près de la Mai­son dé­par­te­men­tale des per­sonnes han­di­ca­pées pour ob­te­nir une aide fi­nan­cière et un autre au­près de la Caisse d’al­lo­ca­tions fa­mi­liales. C’est un com­bat au quo­ti­dien ».

Cette ran­don­née pé­destre est ou­verte à tous. en ma­tière de don d’or­ganes.

Si le dé­sir de faire don de ses or­ganes se ma­ni­feste, il faut en faire part à ses proches (fa­milles et amis). En re­vanche pour ceux qui le sou­haitent pas, il faut s’in­crire sur le re­gistre na­tio­nal des re­fus.

« C’est ter­rible. Je suis ori­gi­naire d’un pe­tit vil­lage, Cal­ce­ta, si­tué à une cen­taine de ki­lo­mètres de l’épi­centre du séisme, ra­con­tait Sil­via Even, quelques jours après le séisme à Nor­man­die-ac­tu. Tout est dé­truit, les mai­sons sont par terre, les corps sont en­se­ve­lis dans les dé­combres, il n’y a plus d’eau po­table… Mon vil­lage est to­ta­le­ment cou­pé, on ne peut pas y ac­cé­der par la route. Mon père, qui a 70 ans, et un de mes frères sont res­tés sur place pour ai­der nos voi­sins, nos amis. Ma fa­mille pos­sède une ferme. Avec son groupe élec­tro­gène et son puits, mon père ap­porte élec­tri­ci­té et eau aux gens. Il se sent utile et ne veut pas par­tir. Je suis in­quiète pour lui. »

Les quatre frères et les pa­rents de Sil­via Even, 42 ans, sont sains et saufs. Sa mère, 66 ans, s’est ré­fu­giée à Qui­to, la ca­pi­tale de l’Équa­teur, chez un de ses frères. Mais l’Or­naise d’adop­tion connaît des fa­milles, des amis, des cou­sins griè­ve­ment bles­sés ou dis­pa­rus. Pour la mère de deux en­fants, c’est très dif­fi­cile de vivre cette ca­tas­trophe loin de ses proches.

Près de 1 000 € pour Cal­ce­ta

L’Équa­to­rienne a vou­lu se rendre utile. La sa­la­riée du théâtre Scène na­tio­nale 61 d’Alen­çon a donc lan­cé un ap­pel aux dons. Elle a trou­vé une écoute fa­vo­rable au­près de l’Ab­bé Gé­rard Bois­gon­tier de la pa­roisse de Flers qui a vé­cu 6 ans en Equa­teur.

Lors des trois messes qui se sont te­nues, ce week-end, à Flers, près de 1 000 € eu­ros ont pu ain­si être ré­col­tés. « Je re­mer­cie les gens de Flers », sou­ligne Sill­via Even. L’ar­gent se­ra ache­mi­né via des soeurs de Bar­ce­lone qui ont créé un col­lège

Be­soin de ma­té­riel avant ven­dre­di

Siv­lia Even re­laie éga­le­ment l’ap­pel de l’am­bas­sade de l’Equa­teur en France. « Il y a be­soin de grandes tentes, de lits pliants, de sacs de cou­chage d’été car il fait plus de 35°C en ce mo­ment, des piles, des lampes de poches Led et de la vais­selle en plas­tique, non je­table », énu­mère la Ca­li­gnéenne.

Le ma­té­riel est à dé­po­ser au centre pa­rois­sial de Flers avant ven­dre­di mi­di. L’après-mi­di, Syl­via Even se ren­dra à l’am­bas­sade à Pa­ris pour ache­mi­ner le ma­té­riel. Elle cherche d’ailleurs un chauf­feur avec un ca­mion pour l’ai­der dans sa tâche.

Plus d’une se­maine après la ca­tas­trophe, les be­soins sont tou­jours im­por­tants. « Mon père m’a dit que dans les hô­pi­taux les en­fants naissent sans rien. Il n’y a pas de couche, ni de bi­be­ron. La si­tua­tion est déses­pé­rante ».

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