La MFR de Ce­ri­sy pré­pare son Fes­ti­val des arts flo­raux

L'Orne Combattante (SN) - - Loisirs -

Eric Le­bou­cher, pré­sident de la Mai­son Fa­mi­liale et Rurale de Ce­ri­sy, pré­sente en avant-pre­mière la ma­ni­fes­ta­tion qui se dé­rou­le­ra les 21 et 22 mai pro­chains.

L’Orne Com­bat­tante : Qu’est-ce qui se cache der­rière le Fes­ti­val des arts flo­raux et pay­sa­gers ?

Eric Le­bou­cher : C’est d’abord des portes ou­vertes géantes où pro­gres­si­ve­ment le fes­ti­val est in­ves­ti par les jeunes de la Mai­son Fa­mi­liale du pay­sage. Pour cette an­née, plus de 80 jeunes vont par­ti­ci­per à l’ani­ma­tion du sa­me­di et du di­manche, ce week-end de­vient in­con­tour­nable pour eux­mêmes car ils ont la pos­si­bi­li­té d’échan­ger avec le pu­blic mais aus­si d’être vus et ap­pré­ciés par des pro­fes­sion­nels. En plus, la fi­lière est par­ti­cu­liè­re­ment re­pré­sen­tée pen­dant ce Fes­ti­val des arts flo­raux et pay­sa­gers, plus les an­nées passent, plus nous voyons des ex­po­sants s’en­ga­geaient dans l’ani­ma­tion. En ef­fet, une bonne dé­mons­tra­tion ac­com­pagne et fa­ci­lite les échanges.

O.C. : Peut-on par­ler au­jourd’hui d’un vrai ren­dez­vous pour le pu­blic ?

E. L. : Voi­là plus de 10 ans que le Fes­ti­val existe. Il prend sa place dans le pay­sage, mais nous avons en­core du che­min à par­cou­rir pour que nous ayons d’autres par­te­naires pro­fes­sion­nels même si nous avons main­te­nant des spé­cia­listes qui viennent au-de­là de notre ter­ri­toire de re­cru­te­ment pour les élèves. Les Pays de Loire, la Bre­tagne sont re­pré­sen­tés, y com­pris vers le Sud.

O.C : La MFR pro­pose tout un pa­nel de for­ma­tions. Quelles sont les per­sonnes qui viennent s’y for­mer ?

E.L. : En prio­ri­té, il est im­por­tant de rap­pe­ler que la MFR a près de 60 an­nées d’exis­tence. De­puis 1975, elle s’est in­ves­tie sur l’hor­ti­cul­ture pour ré­pondre aux be­soins des pro­fes­sion­nels du ter­ri­toire c’est-à-dire sur les quatre branches que sont les sous-op­tions ma­raî­chage, flo­ri­cul­ture, pé­pi­nière et pay­sage.

Avec le dé­ve­lop­pe­ment im­por­tant de ces der­nières an­nées sur les amé­na­ge­ments ex­té­rieurs et grâce à l’ac­com­pa­gne­ment des pay­sa­gistes, l’al­ter­nance mais aus­si l’ap­pren­tis­sage, per­mettent aux jeunes d’évo­luer pro­fes­sion­nel­le­ment et de s’in­sé­rer plus fa­ci­le­ment dans la vie ac­tive. Pour les for­ma­tions 4e et 3e d’orien­ta­tion, la proxi­mi­té de la MFR sur son ter­ri­toire ru­ral a tout son sens. Sur une an­née sco­laire, les jeunes ne sont pré­sents que de 14 à 16 se­maines au centre de for­ma­tion, c’est la rai­son pour la­quelle nous pou­vons af­fir­mer que nos jeunes sont bien dans la ca­pa­ci­té à s’in­sé­rer ra­pi­de­ment dans leur fi­lière et ré­gu­liè­re­ment à proxi­mi­té de chez eux.

O.C. : Les Mé­tiers verts on­tils le vent en poupe ?

E.L. : Nous sommes à la nais­sance d’un grand bou­le­ver­se­ment cli­ma­tique sur notre pla­nète. Nos mé­tiers vont être à l’oeuvre pour li­mi­ter notre im­pact sur le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. D’ores et dé­jà, nous sa­vons que nos villes de­vront se cou­vrir de vé­gé­taux pour plan­ter des cap­teurs chlo­ro­phyl­liens, que les sur­faces mi­né­ra­li­sées (bé­tons, gou­drons, tôles in­dus­trielles,…) de­vront être re­pen­sées pour évi­ter le rayon­ne­ment et la consé­quence des pluies di­lu­viennes mais aus­si per­mettre le sto­ckage de l’eau.

Il est donc im­por­tant de fé­dé­rer les jeunes dans cette évo­lu­tion for­cée, ils sont les seuls à pou­voir in­ver­ser une ten­dance qu’ils pour­raient su­bir !

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