P. Ha­me­lin : « Je sou­haite du bon­heur aux fes­ti­va­liers »

À un mois de Pa­pillons de nuit, ven­dre­di 20, sa­me­di 21 et di­manche 22 mai, le « pa­tron » du fes­ti­val, Pa­trice Ha­me­lin, évoque les nou­veau­tés de l’édi­tion et les dé­fis re­le­vés.

L'Orne Combattante (SN) - - Loisirs -

Qu’est-ce qui va mar­quer cette édi­tion du fes­ti­val ?

« Nous avons re­nou­ve­lé le paie­ment dé­ma­té­ria­li­sé que nous avions mis en place l’an pas­sé, mais nous pro­po­sons un ser­vice sup­plé­men­taire dans le sou­ci de li­mi­ter l’at­tente du pu­blic et de sé­cu­ri­ser les échanges fi­nan­ciers. Les fes­ti­va­liers pour­ront payer avec leur bra­ce­let. Ain­si, ils au­ront tout en une seule fois : l’en­trée et le paie­ment. Un bra­ce­let ne peut pas se perdre. Gé­né­ra­le­ment, il n’y a pas de bou­le­ver­se­ment d’une an­née sur l’autre mais nous es­sayons d’amé­lio­rer des choses afin de ga­gner en flui­di­té. Autre nou­veau­té cette an­née : la créa­tion du club P2N. Le but est d’in­vi­ter un pe­tit nombre de per­sonnes (200) à com­prendre de l’in­té­rieur le fes­ti­val. Ils au­ront ac­cès à des cou­lisses, au­ront un es­pace dé­dié. Ils pour­ront ain­si vé­hi­cu­ler l’image du fes­ti­val à l’ex­té­rieur. Il faut tou­jours tra­vailler l’image. Ils se­ront les am­bas­sa­deurs du fes­ti­val ».

Quel re­gard vous por­tez sur le suc­cès de Pa­pillons de nuit ?

« Je pense que nous avons eu du suc­cès grâce à notre cam­ping qui est très grand, gra­tuit et à la cam­pagne. Ça n’est pas rien d’avoir 8 000 tentes dans un champ. C’est aus­si parce que ce pro­jet est né de la base et que nous avons une équipe sou­dée ».

D’ailleurs comment est né le fes­ti­val ?

« À la base, c’était un pré­texte pour ras­sem­bler les gens et comme la mu­sique c’est fé­dé­ra­teur… L’idée ini­tiale était de faire de l’ani­ma­tion. Main­te­nant on a un en­ga­ge­ment. On s’est pris au jeu ».

Quel est votre rêve ? « Ac­cueillir des ar­tistes im­por­tants, c’est tou­jours un pe­tit dé­fi. Par­fois on tra­vaille deux à trois ans sur cer­tains car ils sont sol­li­ci­tés de par­tout. Cette an­née, In­do­chine c’est un pe­tit dé­fi. Mon am­bi­tion est que les fes­ti­va­liers et les bé­né­voles soient heu­reux et que nous par­ve­nions à les fi­dé­li­ser. Les 3/4 des fes­ti­va­liers sont fi­dèles mais il reste à chaque fois, du tra­vail pour al­ler cher­cher le pu­blic. C’est une re­mise en cause tous les ans. Je n’ai pas de rêve par­ti­cu­lier sur tel ou tel ar­tiste. Si on met beau­coup d’ar­gent sur un ar­tiste, il y a un risque im­por­tant. » Peut-on par­ler bud­get ? « Oui, le fes­ti­val c’est 3 mil­lions d’eu­ros. C’est aus­si une belle réus­site en terme de re­tom­bées éco­no­miques puisque ce­la re­pré­sente plus d’un mil­lion d’eu­ros pour notre sec­teur ».

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