Vé­ro­nique Lam­blin re­çoit des her­bo­ristes Ma­cé­do­niens

L'Orne Combattante (SN) - - Condé Et Son Pays - Ren­sei­gne­ments au­près d’Eliane Che­va­lier, conseillère en For­ma­tion Conti­nue à Flers : gre­ta.sud-normandie@ac-caen.fr. Ferme D’Escures, Saint-Jean-le-Blanc, 02 31 69 62 95, fer­me­des­cures@aol.com.

L’agence Sup­play de Vire en par­te­na­riat avec le Gre­ta Sud Normandie a for­mé un groupe de per­sonnes en tra­vail tem­po­raire pour de la re­touche sou­dure sur cartes élec­tro­niques tra­di­tion­nelles.

Huit per­sonnes ont été ac­cueillies au ly­cée Charles Tel­lier de Con­dé-sur-Noi­reau qui dis­pose de toute la lo­gis­tique né­ces­saire, pour suivre l’en­semble de la for­ma­tion, fi­nan­cée par Sup­play.

« Une sé­lec­tion a tout d’abord été or­ga­ni­sée en ef­fec­tuant un test de ma­ni­pu­la­tion puis un test théo­rique. La ses­sion d’une du­rée to­tale de 105 heures, a dé­bu­té le 8 fé­vrier et s’est ache­vée ce 11 avril. L’ob­jec­tif de la for­ma­tion est d’ini­tier, for­mer et rendre opé­ra­tion­nelles les bé­né­fi­ciaires à la sou­dure de cartes élec­tro­niques pro­fes­sion­nelles », ex­plique Eliane Che­va­lier, conseillère en For­ma­tion Conti­nue

Une vi­site de l’en­tre­prise Sé­pro­lec si­tuée à Vire a per­mis de va­lo­ri­ser tout l’in­té­rêt de la for­ma­tion et de dé­mon­trer la né­ces­si­té d’un sa­voir- faire de qua­li­té pour la sou­dure qui exige un tra­vail mi­nu­tieux.

À l’is­sue de la for­ma­tion, chaque bé­né­fi­ciaire a re­çu une at­tes­ta­tion de for­ma­tion ain­si qu’un por­te­feuille de com­pé­tences et es­père bien ob­te­nir une mis­sion, voire un contrat de tra­vail au­près de l’en­tre­prise Sé­pro­lec.

Mer­cre­di 27 avril 2016, à la ferme d’Escures à Saint-Jean-le-Blanc, Vé­ro­nique Lam­blin, pro­duc­trice ré­col­tante, a re­çu trois her­bo­ristes ma­cé­do­niens, une phar­ma­cienne spé­cia­liste des plantes ain­si que des jeunes de Flers.

L’ac­ti­vi­té d’her­bo­riste s’est dé­ve­lop­pée dans notre ré­gion avec une quin­zaine de pro­duc­teurs ins­tal­lés ces trois der­nières an­nées.

Vé­ro­nique cultive herbes et plantes sau­vages et les cuisine pour ses hôtes avec leur concours. Elle per­met aux mau­vaises herbes de se faire une place dans le monde des plantes co­mes­tibles.

Elle cultive dans son jar­din des simples qui ont des ver­tus bé­né­fiques pour la san­té. La ferme d’Escures est une ferme pédagogique bio­lo­gique de 20 ha com­pre­nant le bois, l’étang, le ver­ger, le po­ta­ger et le parc ani­ma­lier.

On peut y dé­cou­vrir la­pins, mou­tons, chèvres, po­neys, ânes, che­val de trait, porcs et la bas­se­cour. Beau­coup d’ate­liers et de ba­lades sont pro­po­sés.

Des bei­gnets de flo­cons d’avoine

Ce jour-là, les plats sui­vants ont été confec­tion­nés : une sa­lade de pis­sen­lit, d’égo­pode, d’oseille des prés et des feuilles de co­que­li­cot.

Des tar­tines chaudes d’or­ties piquantes cuites à la poêle et gra­ti­nées au fro­mage. Des tar­tines de beurre d’oseille (c’est fa­cile, on tra­vaille le beurre sa­lé à la four­chette et on in­cor­pore la plante ha­chée) et aus­si à l’ae­go- pode et ail des ours.

Des pe­tits bei­gnets de flo­cons d’avoine avec des plantes in­cor­po­rées (mou­ron blanc, la­mier blanc) et un oeuf.

« J’ai com­men­cé mon ac­ti­vi­té d’her­bo­riste par soi­gner mes en­fants, puis je me suis pro­fes­sion­na­li­sée pour en faire mon mé­tier. Je suis gui­dée par la re­cherche du bien être dans un en­vi­ron­ne­ment de qua­li­té. Ache­ter des plantes dans une grande sur­face, pour moi, n’a pas de sens, il faut mieux al­ler vers un her­bo­riste », confie Vé­ro­nique.

Puis ajoute : « Il faut man­ger en fonc­tion des sai­sons et de sa ré­gion. Par exemple à la fin de l’hi­ver notre corps a be­soin de se ré­gé­né­rer. »

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