Par­cours ga­gnants avec la MFR de Ce­ri­sy

Lo­gan et Ma­ri­na sont pas­sés sur les bancs de la MFR de Ce­ri­sy-Belle-Etoile. Ré­sul­tat : du tra­vail, de l’au­to­no­mie et une belle en­vie d’al­ler plus loin.

L'Orne Combattante (SN) - - Vide-Greniers - D.L.

Les cur­sus pro­po­sés en Mai­son fa­mi­liale et ru­rale ne manquent pas d’atouts. « J’ai vrai­ment ap­pré­cié l’am­biance fa­mi­liale, c’est in­dé­nia­ble­ment un plus. On est proche des pro­fes­seurs et de nos for­ma­teurs. C’est sans doute moins op­pres­sant que dans le cur­sus sco­laire gé­né­ral. Pour moi, ce fut de très belles an­nées » ex­plique Lo­gan Gouet qui est ar­ri­vé à 14 ans, en se­conde pro­fes­sion­nelle Amé­na­ge­ments pay­sa­gers pour ob­te­nir en trois ans son BEP et son Bac Pro, men­tion bien.

« J’ai dé­ci­dé de suivre cette voie parce que mon grand­père était bû­che­ron à Gou­vix, et qu’un oncle tra­vaillait aus­si dans le mi­lieu pay­sa­ger. Ce sont eux qui m’ont don­né l’en­vie de prendre cette di­rec­tion. » Au­jourd’hui, le jeune homme se ver­rait bien en­dos­ser le rôle du pro­fes­seur… tout en dé­ve­lop­pant sa propre en­tre­prise. Car c’est bien la trans­mis­sion d’un sa­voir-faire qui le mo­tive.

Faire évo­luer un ter­rain nu

« Au­jourd’hui, je ter­mine un BTS à l’École Su­pé­rieure d’Agri­cul­ture d’An­gers. Je me suis per­fec­tion­né dans l’ar­chi­tec­ture et la concep­tion car j’aime l’idée de de­voir faire sur­gir d’un ter­rain nu, un amé­na­ge­ment qui va le mettre en va­leur, ou lui don­ner une uti­li­té » dé­taille ce pas­sion­né de foot­ball.

Sur­tout ce qui l’a le plus in­té­res­sé dans son cur­sus « c’est l’al­ter­nance. Pour moi, ça a été un top car j’ai pu ap­prendre la théo­rie et voir tout de suite sur le ter­rain comment ça fonc­tion­nait. On ac­quiert de l’ex­pé­rience tout en étant ré­mu­né­ré, c’est tou­jours sym­pa pour un jeune » pour­suit cet étu­diant qui n’a pas peur de re­le­ver ses manches puis­qu’il est aus­si bar­man en dis­co­thèque cer­tains soirs pour amé­lio­rer son or­di­naire. À l’heure d’être di­plô­mé, Lo­gan constate qu’il a dé­jà des offres d’em­ploi : « ça aus­si c’est vrai­ment su­per : on vient me cher­cher pour tra­vailler et sur les sa­lons pro ce ne sont pas les offres qui manquent. »

Sa­lons pro­fes­sion­nels

Même son de cloche du cô­té de Ma­ri­na Ches­nel, qui à l’heure où les lec­teurs li­ront ces lignes se­ra dé­jà ar­ri­vée en Gua­de­loupe où l’at­tend un nou­veau CDI. « En fait en par­cou­rant les sa­lons pro­fes­sion­nels avec les pro­fes­seurs de la MFR, on a pu ren­con­trer des en­tre­prises qui re­crutent. J’ai lais­sé un CV et ma for­ma­tion a été re­con­nue comme suf­fi­sam­ment qua­li­ta­tive. De plus, l’en­tre­prise qui m’a ac­cueillie ap­par­tient au ré­seau Al­liance Pay­sage, c’est aus­si un plus pour les sa­la­riés » com­mente cette jeune femme de 24 ans, ori­gi- naire de Sa­vi­gny-le-Vieux, près de Saint- Hilaire- du- Har­couët, qui a tou­jours ai­mé se dé­pas­ser.

« Tra­vailler de­hors, sur des ter­rains par­fois dif­fi­ciles, avec la terre comme ma­tière de base, ça me plaît. C’est du concret et on ne triche pas » as­sure celle qui est, par ailleurs, pom­pier vo­lon­taire à Saint-Hilaire. « Dans cet en­ga­ge­ment, j’ap­pré­cie la di­ver­si­té des mis­sions : que ce soit sur des in­cen­dies ou des ac­ci­dents, l’in­ter­ven­tion n’est ja­mais la même. C’est un peu pa­reil dans mon mé­tier » pré­cise cette pra­ti­quante, par ailleurs, de self-dé­fense et de course en re­lais !

For­ma­tions très com­plé­men­taires

Sa for­ma­tion, Ma­ri­na l’a dé­bu­tée dans la ma­çon­ne­rie. « Puis, j’ai dé­cou­vert l’éla­gage dans l’en­tre­prise de SaintSym­pho­rien-des-Monts où je réa­li­sais mon al­ter­nance. Du coup, j’ai pas­sé un cer­ti­fi­cat de spé­cia­li­sa­tion en taille et soin des arbres à la MFR de Poin­tel avant de fi­nir par un CS construc­tion pay­sa­gère à Ce­ri­sy, tout ce­la était na­tu­rel et com­plé­men­taire… jus­qu’au CACES mi­ni-pelle ! Ca a don­né de l’épais­seur à mon cur­ri­cu­lum vi­tae » ter­mine cette jeune femme qui ter­mi­nant un chan­tier à la Sou­leuvre ven­dre­di, avec une équipe qui, se­lon elle, « lui a tout ap­pris et que je ne pour­rais ja­mais re­mer­cier as­sez » pre­nait l’avion dès sa­me­di pour em­bau­cher ce lun­di à ma­tin…

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