Les pa­rents, aus­si, s’im­pliquent

L'Orne Combattante (SN) - - Vide-Greniers - Pro­pos re­cueillis par Do­mi­nique Le­coq

Quand on dé­cide de faire suivre à son en­fant un des cur­sus pro­po­sés par les Mai­sons Fa­mi­liales et Ru­rales (MFR), il faut sa­voir aus­si s’im­pli­quer dans la vie de l’éta­blis­se­ment, en in­té­grant, par exemple, le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion. Une fa­çon de par­ta­ger un peu de la vie sco­laire des jeunes. Ni­cole Bou­trois, ma­man d’un an­cien élève conti­nue de s’in­ves­tir. Ren­contre.

Ni­cole Bou­trois, par ailleurs, est une des che­villes ou­vrières du Fes­ti­val. C’est elle qui chasse les nou­veaux ex­po­sants.

Comment êtes-vous en­trée en con­tact avec la MFR ?

Nous avons un grand jar­din, et de­puis tout pe­tit notre fils ai­mait être dans la na­ture, et s’y plai­sait réel­le­ment bien. Après sa 5e au col­lège, comme il n’était pas très in­té­res­sé par l’école, nous avons pen­sé à l’al­ter­nance dans un mé­tier en rap­port avec le monde du jar­din et de la na­ture. Nous sommes al­lés à une porte ou­verte de la MFR de Ce­ri­sy-Belle-Etoile, école du pay­sage, et nous l’avons ins­crit. Notre en­fant y a fait son cur­sus.

Qu’avez-vous pen­sé, in fine, de la for­ma­tion que votre en­fant a pu y ac­qué­rir ?

Les for­ma­tions pro­po­sées étaient plus adé­quates avec ce qu’il re­cher­chait. Le fait d’être en stages lui a aus­si per­mis de dé­cou­vrir le tra­vail en si­tua­tion réelle, tout en ayant une for­ma­tion sco­laire.

Le Caces mi­ni-pelle : un atout !

Cette for­ma­tion lui a-t-elle ou­vert fa­ci­le­ment les portes de l’em­ploi ?

Quand il a quit­té l’école après son Bac, avec sa for­ma­tion CACES mi­ni-pelle en poche, il a dé­bu­té par des contrats d’in­té­rim. La deuxième an­née après son di­plôme, il a dé­cro­ché deux CDD de 6 mois qui ont été sui­vis d’une em­bauche, dans un grand do­maine pri­vé à Deau­ville.

Quelle est la re­la­tion entre la MFR et les pa­rents, par rap­port au cur­sus gé­né­ral ?

Rien à voir, comme son nom l’in­dique la «mai­son fa­mi­liale» dé­ve­loppe un es­prit de fa­mille. Les mo­ni­teurs sont proches des élèves, les jeunes par­ti­cipent à la vie de la MFR, via des ani­ma­tions. Il y a une pré-ren­tré en fin d’an­née avec les pa­rents, et ceux-ci sont ac­cueillis pour la ren­trée en sep­tembre. Pour en­trer dans le conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, les pa­rents sont ti­mides. Mais cer­tains nous y re­joignent après avoir par­ti­ci­pé au Fes­ti­val, qui est con­vi­vial. Per­son­nel de la MFR, pro­fes­sion­nels et pa­rents s’y cô­toient, ce qui fi­nit par créer des liens. En­fin, il y a aus­si le spec­tacle dî­na­toire de Noël ani­mé par les jeunes et autres sor­ties où les pa­rents peuvent ac­com­pa­gner.

Vous avez en­dos­sé le rôle ac­tif de bé­né­vole en par­tant à la re­cherche de pé­pites lo­cales pour en­ri­chir l’offre des ex­po­sants : pou­vez­vous nous en ci­ter quelques-unes ?

Je suis dans le fes­ti­val de­puis sa créa­tion en 2006 ! J’ai com­men­cé à al­ler dans les fêtes de jar­din… main­te­nant j’en vi­site une di­zaine par an, pour trou­ver des ex­po­sants. Tous les ans, il y en a qui ne peuvent pas ve­nir pour di­verses rai­sons, c’est pour ça qu’il faut trou­ver des nou­veaux ar­ti­sans et pro­fes­sion­nels en rap­port avec le mé­tier du jar­din.

La plu­part sont de Basse-Normandie, mais nous en avons aus­si de Bre­tagne et des Pays de la Loire, un peu de Haute-Normandie et d’Ile-de-France, cer­tains me disent que je vends bien mon fes­ti­val…, je suis te­nace, même si quel­qu’un me dit qu’il est dé­jà pris, si je le ren­contre dans une autre fête de jar­din, je vais le sa­luer et dis­cu­ter avec lui. Ca fi­ni tou­jours par payer, un jour il vient…

Pour cette an­née, j’en ai 15 nou­veaux. Pour fi­dé­li­ser les vi­si­teurs et faire par­ler de nous, il faut sans ar­rêt de la nou­veau­té, des ex­po­sants qui font de l’ani­ma­tion sur leur stand, des jeunes qui pré­sentent leur mé­tier avec les olympiades, les dé­mons­tra­tions construc­tions pay­sa­gères, le concours de re­con­nais­sance des vé­gé­taux…

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