Au re­voir mon­sieur le pro­vi­seur…

L'Orne Combattante (SN) - - Briouze Et Son Pays - M.T.

Le co­mi­té des fêtes de Briouze a or­ga­ni­sé le sa­me­di 30 avril dans la salle du Rex à Briouze une soi­rée avec l’hu­mo­riste Ca­bo­chard.

Mayen­nais d’ori­gine, c’est à l’âge de 18 ans que sa pas­sion de ne pas se prendre au sé­rieux est née au dé­but entre amis avec des blagues.

L’ar­tiste jongle avec les mots avec fi­nesse et res­pect ain­si que la va­rié­té des thèmes comme la religion, les gen­darmes, les hommes po­li­tiques, les re­trai­tés, les en­fants, chan­tant dans la salle ses propres com­po­si­tions, fai­sant ap­pel a des per­sonnes du pu­blic pour par­ta­ger un mo­ment mé­mo­rable.

Ca­bo­chard a su cap­ti­vé le pu­blic pen­dant plus de deux heures et a lais­ser un beau sou­ve­nir.

Max Athe­nour, le pro­vi­seur du col­lège du Houlme a pris sa re­traite il y a quelques jours. L’oc­ca­sion d’ou­vrir le car­net de sou­ve­nirs et de par­ler du mé­tier.

La date fait sou­rire. Max Athe­nour a pris sa re­traite le jour de la fête du tra­vail : le di­manche 1er mai. À bien­tôt 62 ans, et après quatre ans pas­sés au col­lège du Houlme, le pro­vi­seur a dit stop.

« Je ne fe­rai même pas la fin de l’an­née », sou­rit le néo­re­trai­té qui va prendre la di­rec­tion du sud de la France.

Un voyage de plus pour ce na­tif de la ré­gion pa­ri­sienne. À 17 ans, un bre­vet de tech­ni­cien pay­sa­giste, il de­vient com­mer­cial. Puis à 40 ans, c’est le vi­rage.

Mul­ti-cas­quettes…

« J’ai re­pris mes études en BTS puis je suis de­ve­nu en­sei­gnant. » En Tou­raine puis en Normandie, à Ar­gen­tan Alen­çon puis quatre ans au col­lège Jacques Brel de La Ferté-Ma­cé avant d’ar­ri­ver à Briouze.

Un mot pour ré­su­mer son ex­pé­rience ? « Bien­veillance. J’ai tou­jours es­sayé de pri­vi­lé­gier le dia­logue plu­tôt que d’im­po­ser les choses. »

Le pro­vi­seur a veillé à ren­for­cer le lien en­sei­gnant-pa­rent afin de : « mettre de l’huile dans les rouages. » Face aux si­tua­tions dif­fi­ciles, no­tam­ment les « fa­milles dé­com­po­sées, notre rôle a évo­lué. On de- vient vite confi­dent. »

Ici, le pro­vi­seur avait plu­sieurs cas­quettes. « C’est un pe­tit col­lège donc j’avais un rôle de CPE. Je me suis oc­cu­pé de faire pas­ser l’ASSR par exemple. Au pied le­vé, j’ai don­né des cours de maths ou d’es­pa­gnol. »

Avec les en­sei­gnants, le pro­vi­seur a dé­ve­lop­pé les ac­tions pour le dé­ve­lop­pe­ment du­rable.

Con­cer­nant la ré­forme du col- lège : « Ce­la va pro­vo­quer des chan­ge­ments pro­fonds pour les en­sei­gnants. Il y a un gros tra­vail in­ter­dis­ci­pli­naire à réa­li­ser mais aus­si dans l’or­ga­ni­sa­tion des em­plois du temps avec moins de flexi­bi­li­té. »

Le rem­pla­çant de Max Athe­nour est Ma­thieu Va­cher, ac­tuel­le­ment prin­ci­pal au col­lège Re­né Gos­cin­ny de Céau­cé.

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