Des si­nis­trés té­moignent rue Dé­si­ré-Pi­lot, à Flers

Les orages de la fin d’après-mi­di du jeu­di 26 mai, ont pro­vo­qué la mo, ntée des eaux en soi­rée, à Flers. De gros dé­gâts sont consta­tés, rue Dé­si­ré-Pi­lot.

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse Normande - L.L. G.V.

Au len­de­main des vio­lents orages sur le Pays de Flers, jeu­di 26 mai, les maires de Flers, Saint-Georges-des-Gro­seillers, La Lande-Pa­try, Cha­nu, SaintPaul et La Cha­pelle-Biche ont sol­li­ci­té la po­pu­la­tion vic­time des inondations à se ma­ni­fes­ter afin de pré­pa­rer un dos­sier de de­mande de re­con­nais­sance de l’état de ca­tas­trophe na­tu­relle.

« C’est un phé­no­mène qui est ex­cep­tion­nel tant par sa lo­ca­li­sa­tion que par son in­ten­si­té » ex­plique Yves Goas­doué, dé­pu­té-maire de Flers.

Les ha­bi­tants sont in­vi­tés à dé­crire le plus pré­ci­sé­ment pos­sible leurs dom­mages au­près de leur mai­rie. Ces in­for­ma­tions, pho­tos à l’ap­pui, per­mettent de consti­tuer le dos­sier de de­mande, trans­mis au pré­fet de l’Orne.

La re­pré­sen­tante de l’Etat sou­met­tra ce dos­sier à la com­mis­sion na­tio­nale qui ren­dra un avis. C’est, en­suite, un ar­rê­té in­ter­mi­nis­té­riel qui of­fi­cia­li­se­ra la re­con­nais­sance de l’état de ca­tas­trophe na­tu­relle.

En cas de re­con­nais­sance, « les si­nis­trés sont in­dem­ni­sés avec un fonds à condi­tion que les biens en­dom­ma­gés soient as­su­rés et que la po­lice d’as­su­rance com­porte bien la clause de ca­tas­trophe na­tu­relle » pour­suit le dé­pu­té-maire. « Je ne sais pas si nous ob­tien­drons cette re­con­nais­sance, mais nous sommes dans une si­tua­tion qui re­quiert de la de­man­der à rai­son du ca­rac­tère ex­cep­tion­nel de cet orage. »

« Ce fut un vé­ri­table raz de ma­rée, c’est ar­ri­vé en quelques mi­nutes ! »

C’est la phrase qui re­ve­nait, ven­dre­di ma­tin 27 mai, dans la bouche des ha­bi­tants de la rue Dé­si­ré-Pi­lot, dans le quar­tier du Mont-Saint-Mi­chel, à Flers, vic­times de la mon­tée des eaux dans la soi­rée de jeu­di suite aux pluies d’orage de la fin de jour­née.

Pas fer­mé l’oeil de la nuit

La mai­son la plus tou­chée est celle de Ch­ris­tiane Gri­san­ti, si­tuée près de la grille d’égout d’où est bru­ta­le­ment sor­tie l’eau des ca­na­li­sa­tions. L’eau a pous­sé le por­tail au­to­ma­tique pour dé­va­ler jusque dans le sous-sol où elle est mon­tée à près de 2 mètres noyant tout ce qui était en­tre­po­sé à l’in­té­rieur (ton­deuse à ga­zon, chaus­sure, bar­be­cue etc.)

Ch­ris­tiane Gri­san­ti était ab­sente de son do­mi­cile à l’heure du si­nistre ce qui fait que sa voi­ture ne se trou­vait pas dans le ga­rage. Lors­qu’elle est ren­trée il y avait de l’eau par­tout de­vant son pa­villon.

« On ne voyait plus la ro­caille et pra­ti­que­ment plus la porte de ga­rage. Je n’ai pas réa­li­sé sur le coup, ce n’est que ce ma­tin (NDLR : ven­dre­di) que j’ai vu l’éten­due des dé­gâts avec toute cette boue. Les pom­piers sont ar­ri­vés vers 22 h 30 et ont mis leurs tuyaux pour éva­cuer l’eau. Ils sont res­tés jus­qu’à 2 h du ma­tin en­vi­ron. Je n’ai pas fer­mé l’oeil de la nuit. Les dé­gâts sont im­por­tants, j’at­tends le pas­sage de mon as­su­reur ! »

Dans le pa­villon si­tué juste à cô­té, chez Thé­rèse et JeanC­laude Le­cor­nu, l’eau est mon­tée moins haut, seule une chambre du sous-sol est tou­chée, le ma­te­las de la li­te­rie était re­cou­vert d’eau. Heu­reu­se­ment, le couple a eu le temps de sor­tir la voi­ture du ga­rage et fer­mer la porte qui, par la force de l’eau, a été dé­for­mée.

Autre voi­sin de Ch­ris­tiane Gri­san­ti, Jean-Pierre Le­lièvre a eu plus de chance, l’eau n’est mon­tée que de quelques cen­ti­mètres au ni­veau des plinthes et s’est mi­ra­cu­leu­se­ment ar­rê­tée au mi­lieu du sa­lon.

« Nous avons tous pris des ba­lais pour éco­per l’eau, et grâce aux pom­piers, ve­nus pom­per le ni­veau a vite bais­sé » in­siste ce der­nier qui a re­çu de l’aide de ses proches.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.