50 à 60 000 € de perte à VillaVerde

L'Orne Combattante (SN) - - Entre Bocage et Suisse Normande - M. M.

La jar­di­ne­rie VillaVerde, si­tuée au Trem­blay, à La Lande-Pa­try, face au ma­ga­sin Car­re­four, a su­bi d’im­por­tants dé­gâts après les orages qui se sont abat­tus sur la ré­gion de Flers, jeu­di.

L’eau est mon­tée de 30 cm dans le ma­ga­sin, vers 20 h 30, alors que le commerce était fer­mé.

« C’est ar­ri­vé le plus gros jour de l’an­née, à la veille de la fête des Mères », sou­pire De­nis Le­cor­nu, pro­prié­taire et di­rec­teur de la jar­di­ne­rie-ani­ma­le­rie. Il y avait beau­coup de mar­chan­dises et toute l’équipe avait tra­vaillé, comme à son ha­bi­tude, à rendre l’en­droit agréable pour les clients en dis­po­sant les fleurs et autres bou­quets ici et là. Ça ne pou­vait pas plus mal tom­ber.

Réou­ver­ture dès le len­de­main

Les pertes sont énormes pour les ex­ploi­tants. « Entre le stock et l’in­for­ma­tique, le pré­ju­dice est es­ti­mé entre 50 et 60 000 €». Rien que pour le ré­seau in­for­ma­tique, le coût de la ré­pa­ra­tion est d’en­vi­ron 20 000 €.

Le ma­ga­sin a dû fer­mer ses portes ven­dre­di ma­tin. « Nous avons rou­vert l’après-mi­di. Nous avons vou­lu le faire au plus vite. Tout le per­son­nel était là et je le re­mer­cie », sou­ligne De­nis Le­cor­nu. L’équipe com­po­sée de 8 per­sonnes a dû mettre les bou­chées doubles pour net­toyer et ac­cueillir les clients en même temps. Lun­di, il y avait en­core du mé­nage à faire. « La boue s’est lo­gée par­tout. Dès qu’on ouvre un pla­card, on en re­trouve », constate le di­rec­teur de VillaVerde.

Les clients ont pu tou­te­fois être ac­cueillis dans de bonnes condi­tions sans s’ima­gi­ner les dé­gâts qu’ont cau­sés les inondations. Cer­tains d’entre eux adres­saient des mes­sages de sou­tien à l’équipe. « On ap­pré­cie ».

« Il va fal­loir qu’on s’en sorte »

De­nis Le­cor­nu, ex­ploi­tant de­puis 15 ans, n’a ja­mais connu de tels dé­gâts dans son ma­ga­sin. Il at­tend beau­coup de la de­mande de re­con­nais­sance de l’état de ca­tas­trophe na­tu­relle (lire par ailleurs) pour que les as­su­rances puissent mar­cher. « Si­non, nous n’avons plus qu’à fer­mer la porte. Nous croi­sons les doigts ».

Toute l’équipe est au tra­vail et il ne pa­raît plus rien des inondations à l’heure ac­tuelle. Per­sonne ne baisse les bras. « Il va fal­loir qu’on s’en sorte », af­firme De­nis Le­cor­nu.

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