Les élus s’ex­pliquent

L'Orne Combattante (SN) - - Tinchebray Et Son Pays -

Le club des So­lides de Lar­champ a or­ga­ni­sé son deuxième lo­to sa­me­di 28 mai à l’étang de Lar­champ réunis­sant près de 300 joueurs. Un té­lé­vi­seur, une ta­blette, un bon d’achat, une tas­si­mo, un tran­sat, un bar­be­cue, des lots de viandes, d’apé­ri­tifs ou de vins étaient mis en jeux. Les bé­né­fices de cette soi­rée per­met­tront au club de fi­nan­cer une par­tie des voyages, ou le re­pas de Noël qu’il pro­pose à ta­rif ré­duit à ses 48 adhé­rents. Le but étant de faire plai­sir à ces der­niers. Le 15 juin pro­chain, le groupe se ren­dra en ex­cur­sion dans le Co­ten­tin, à la Ferme de Bé­né­heu, au Nez de Jo­burg. Un re­pas co­chon grillé/spec­tacle se­ra au pro­gramme. De re­tour à Lar­champ en soi­rée, un buf­fet se­ra ser­vi aux par­ti­ci­pants à l’étang. Le club res­te­ra fer­mé en juillet et en août. Il re­pren­dra ses ac­ti­vi­tés en sep­tembre, un concours de be­lote au­ra lieu le 22 oc­tobre.

Après le lan­ce­ment d’une pé­ti­tion, lire L’Orne Com­bat­tante du 19 mai, concer­nant l’as­sai­nis­se­ment col­lec­tif à Cha­nu, la mu­ni­ci­pa­li­té a choi­si de ré­pondre aux ac­cu­sa­tions por­tées. Le maire Thier­ry Au­bin et son ad­joint char­gé de l’as­sai­nis­se­ment Mi­chel Le­galle n’ont, à ce jour, tou­jours pas re­çu la­dite pé­ti­tion.

La com­mune de Cha­nu a une spé­ci­fi­ci­té qui n’est pas à son avan­tage. « Notre com­mune ne dis­pose pas de sta­tion d’épu­ra­tion, avant nous avions l’Au­brière mais si­tuée à proxi­mi­té de la Vi­sance, elle des­sert Flers en eau po­table, il est donc im­pos­sible d’y conce­voir une sta­tion. Il n’existe donc qu’une pompe de re­fou­le­ment des eaux usées par Saint Paul. À l’époque, il y a 15 ans, il n’avait pas été en­vi­sa­geable fi­nan­ciè­re­ment de construire des ki­lo­mètres de ca­na­li­sa­tions pour éva­cuer les eaux usées. La dé­ci­sion avait alors été prise de les en­voyer vers Flers, et de payer en fonc­tion du nombre de litres en­voyés. C’est une con­ven­tion au m3 »

C’est là le hic de l’his­toire, Cha­nu ne fai­sant pas par­tie de Flers Ag­glo paye chaque litre « alors que les autres com­munes voi­sines de Flers payent un for­fait, peu im­porte le nombre de litres en­voyés ».

Les élus Cha­nu­siens sont cer­tains que le pro­blème des eaux pa­ra­sites ver­sées dans l’as­sai­nis­se­ment est ré­cur­rent dans les com­munes voi­sines « mais leur fac­ture reste stable, il n’y a donc pas de pro­tes­ta­tion de la part des usa­gers ».

De nom­breuses re­cherches

De­puis 10 ans, des re­cherches sont me­nées dans les dif­fé­rents vil­lages cha­nu­siens pour re­trou­ver les fuites, rendre les ca­na­li­sa­tions étanches par des che­mi­sages « on a pro­po­sé des diag­nos­tics aux ha­bi­tants, on les in­vite à vé­ri­fier les bran­che­ments de leurs gout­tières, cer­tains ne savent même pas où vont leur plu­vial. Et puis il existe des sources folles, de nom­breux pui­sards, cer­tains af­firment qu’ils ne savent plus où, d’autres ont ra­che­té des pro­prié­tés et n’ont pas connais­sance de leur pré­sence ». De gros tra­vaux avaient pour­tant été en­ga­gés il y a 5 ou 6 ans, par­ve­nant ain­si à di­mi­nuer la fac­ture.

Chaque hi­ver lors des dé­bor­de­ments « on constate que la fac­ture aug­mente. Chaque an­née, il faut que la com­mune dé­bourse 30 000 € pour fi­nan­cer ces litres sup­plé­men­taires sur Flers ».

La com­mune met de l’ar­gent

Théo­ri­que­ment le bud­get de l’as­sai­nis­se­ment s’équi­libre au­to­ma­ti­que­ment sur une com­mune « on paie d’un cô­té et l’on en­caisse les re­de­vances au­près des usa­gers de l’autre. Mais ici, on doit payer plus cher d’an­née en an­née notre as­sai­nis­se­ment, nous sommes obli­gés de pré­le­ver ces 30 000 € sur d’autres bud­gets pour le fi­nan­cer. Lors­qu’en 2020, la com­pé­tence de l’as­sai­nis­se­ment chan­ge­ra de main, le pré­fet n’ac­cep­te­ra pas de pré­le­ver ce mon­tant sur un autre bud­get ! »

Les élus af­firment que de­puis 10 ans, la com­mune met de l’ar­gent pour li­mi­ter les frais « beau­coup de tra­vaux n’ont pas été re­por­tés sur les fac­tures. Chaque an­née, le dé­bat est po­sé en conseil mu­ni­ci­pal ». C’est pour cette rai­son qu’il a été né­ces­saire d’aug­men­ter la fac­ture de 10 % et d’en­vi­sa­ger de nou­velles hausses dans les an­nées à ve­nir. Thier­ry Au­bin « com­prend la ré­ac­tion des usa­gers, c’est un su­jet com­plexe, on y tra­vaille, on a dé­jà amé­lio­ré, on conti­nue de cher­cher des so­lu­tions. Si les in­ves­tis­se­ments né­ces­saires avaient été réa­li­sés avant et en­cais­sés, il n’y au­rait pas eu d’aug­men­ta­tion main­te­nant ».

Dé­çu

Des contrôles vont être réa­li­sés dans le bourg « l’ins­tal­la­tion est vieillis­sante, elle a 40 ans est faite d’amiante et de ci­ment, avec l’aide de l’Agence de l’eau, nous al­lons ré­no­ver ce sys­tème. Ce sont des eaux pa­ra­sites qui ar­rivent sur le vieux ré­seau du bourg, pas sur les nou­veaux vil­lages ».

L’élu fait un ap­pel « aux gens qui ont connais­sance de fuites afin de trou­ver des so­lu­tions et en ap­pelle à leur sens ci­vique. Au­jourd’hui, on ne peut pas faire bais­ser la fac­ture. Le ser­vice doit être payé par les usa­gers »

Concer­nant cette pé­ti­tion, le maire se dit « dé­çu qu’il y ait un manque de com­mu­ni­ca­tion. Se­lon ce que j’ai lu dans un heb­do­ma­daire, elle émane d’un fonc­tion­naire ter­ri­to­rial qui en tant que tel a une obli­ga­tion de ré­serve. Avec une telle pé­ti­tion, il en­court une faute lourde. Mon bu­reau est ou­vert, je suis là pour ex­pli­quer à chaque conci­toyen qui le sou­haite les rai­sons de l’aug­men­ta­tion »

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