« Jacques était le grand conci­lia­teur »

L'Orne Combattante (SN) - - Briouze Et Son Pays -

Bru­no Au­vray, pré­sident de la com­mu­nau­té de com­munes du Pays de Briouze, ré­agit suite au dé­cès de l’an­cien maire du Grais, Jacques de Mal­glaive.

Mon­sieur Jacques De Mal­glaive nous a quit­tés ce ven­dre­di 20 mai au terme d’une vie bien rem­plie au ser­vice des siens et des af­faires pu­bliques. À ses en­fants et sa fa­mille je tiens à pré­sen­ter mes sin­cères condo­léances et toute ma sym­pa­thie.

Elu maire du Grais pen­dant 45 ans de­puis 1965, conseiller gé­né­ral du can­ton de Briouze pen­dant 24 ans (4 man­dats), co­fon­da­teur de la CDC du pays de Briouze et élu 1er pré­sident pen­dant 9 ans, ses réa­li­sa­tions et réus­sites sont nom­breuses : le re­mem­bre­ment, l’as­sai­nis­se­ment, le dé­ve­lop­pe­ment et l’en­fouis­se­ment des ré­seaux entre autres au Grais, l’es­pace cultu­rel, de lourds tra­vaux dans les écoles et la gare avec la CDC.

Il est im­pos­sible ici d’énu­mé­rer tous ses tra­vaux et en par­ti­cu­lier ceux réa­li­sés au sein du conseil gé­né­ral où il fut élu pré­sident de la 4e com­mis­sion re­grou­pant rien moins que agri­cul­ture, amé­na­ge­ment ru­ral, tou­risme, commerce et ob­jets di­vers !

Cette lourde fonc­tion le mit en charge aus­si bien du « sep­tembre mu­si­cal de l’Orne » que de l’or­ga­ni­sa­tion du cin­quan­te­naire du dé­bar­que­ment, le dé­ve­lop­pe­ment in­dus­triel et le sou­tien aux en­tre­prises, l’or­ga­ni­sa­tion de la fi­lière bois… Son do­maine de pré­di­lec­tion res­tait bien sûr le do­maine agri­cole avec des pro­grammes d’amé­lio­ra­tion des bâ­ti­ments, des pro­grammes d’as­sai­nis­se­ment…

Pré­cur­seur, M. De Mal­glaive a éga­le­ment fon­dé la Mai­son Fa­mi­liale Ru­rale de Briouze (Poin­tel) en 1949-50 avant d’en fon­der six autres dans l’Orne et de s’en­ga­ger au sein de l’union na­tio­nale des MFR et CPS.

No­va­teur, il a lan­cé la construc­tion du 1er foyer ru­ral de l’Orne au Grais, créé l’un des pre­miers SPANC de l’agence de bas­sin. Il créa en 1981 le très im­por­tant syn­di­cat de res­tau­ra­tion de la Rouvre, 1er du genre. Il fut éga­le­ment Pré­sident de la caisse Ré­gio­nale du Cré­dit Agri­cole.

Il fut un res­pon­sable re­con­nu de ses pairs pour ses grandes qua­li­tés de di­plo­mate dans le calme et la sé­ré­ni­té. En té­moigne l’al­lo­cu­tion du pré­sident du conseil gé­né­ral Gé­rard Bu­rel en 1998 lors du dé­part de M. De Mal­glaive du conseil gé­né­ral : «… lorsque je l’ap­pe­lais « mon bon Jacques » c’était en pen­sant à la sa­gesse, l’es­prit de jus­tice, la to­lé­rance, la ca­pa­ci­té d’écoute…. »

J’ai eu pour ma part le plai­sir et la chance de tra­vailler pen­dant 2 man­dats au sein du conseil mu­ni­ci­pal du Grais à ses cô­tés avant qu’il ne dé­cide de mettre un terme à sa fonc­tion. 12 an­nées for­ma­trices à une fonc­tion qui le pas­sion­nait… De­puis il m’ac­cor­dait tou­jours du temps pour me pro­di­guer ses con­seils ou ses vi­sions pour notre ter­ri­toire. Der­niè­re­ment il me fai­sait part de sa tris­tesse et de son in­com­pré­hen­sion quant à l’écla­te­ment pro­gram­mé du Pays de Briouze qu’il avait tant contri­bué à struc­tu­rer… Jus­qu’au bout il se­ra res­té pas­sion­né par la chose pu­blique ! J’en re­tiens un homme d’écoute, dé­ter­mi­né, pa­tient, di­plo­mate… pour qui j’ai le plus pro­fond res­pect !

Un mot, je crois, ré­sume toutes les qua­li­tés de M. De Mal­glaive et c’est sa mère qui lui at­tri­buait dé­jà à pro­pos des que­relles de ses en­fants « Jacques était le grand conci­lia­teur ».

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