Fer­me­ture de l’école Ca­mus : l’émo­tion était grande

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - M.T.

Lun­di 4 juillet en fin d’après-mi­di, en­sei­gnants et pa­rents d’élèves avaient or­ga­ni­sé une fête de fin d’an­née pour la fer­me­ture d’Al­bert-Ca­mus.

« Cour ou­verte pour une école qui ferme ».

C’était le nom du goû­ter fes­tif or­ga­ni­sé il y a quelques jours à Al­bert-Ca­mus. An­ciens élèves et pro­fes­seurs étaient ve­nus pour voir l’école une der­nière fois et par­ta­ger les sou­ve­nirs.

Sur les murs de préau, des pho­to­co­pies de pho­tos de classes et d’école, un livre d’or, des cou­pures de jour­naux, des ar­chives…

« Ce n’était pas la plus belle des écoles. On pou­vait la trou­ver triste et froide, no­tam­ment quand la chau­dière ne fonc­tion­nait pas mais c’était un vrai lieu de vie », ex­plique Vincent Pru­nier qui a en­sei­gné 10 ans à l’école.

Lui comme les autres en­sei­gnants se­ront ré­par­tis sur les deux autres écoles de la ville.

Cette après-mi­di-là, Mé­la­nie est à la fois « joyeuse et triste. De nom­breux an­ciens élèves sont ve­nus. Ce­la fait plai­sir de voir des anciennes têtes. »

Les pa­rents s’or­ga­nisent

Char­lène a pas­sé toute sa sco­la­ri­té ici. Ses deux en­fants, En­zo et Inaya, y font leurs classes éga­le­ment. « Ce­la fait un peu mal au coeur. On a tous de beaux sou­ve­nirs. Tout le monde se connais­sait, c’était une école de quar­tier. On avait une bonne relation avec pro­fes­seurs. »

À la ren­trée, ses deux en­fants iront à la Va­rende. « Ils pren­dront la na­vette de 7 h 50 à la can­tine mu­ni­ci­pale. C’est un peu tôt car ils dé­butent les cours à 8 h 30. Le mi­di, j’irai les cher­cher. Le soir, ils ren­tre­ront à 17 h. Ça leur fe­ra des grosses jour­nées », pour­suit la ma­man.

Amer­tume

Se­lon Char­lène, cette na­vette mise spé­cia­le­ment en place suite à la fer­me­ture de l’école, ne se­rait opé­ra­tion­nelle qu’un an. « De nom­breux pa­rents n’ont pas le per­mis. Je ne sais pas com­ment ils fe­ront en­suite après… »

L’école construite dans les an­nées 60 comp­tait dans sa der­nière an­née d’exis­tence quatre classes et un peu plus de 80 élèves.

La fer­me­ture, an­non­cée il y a plu­sieurs mois, a été dif­fi­ci­le­ment di­gé­rée. « On a tout fait pour la sau­ver mais ce­la n’a pas suf­fi. La der­nière an­née, nous avons pro­po­sé de re­faire les pein­tures de l’école, no­tam­ment des ma­relles mais l’in­ter­com­mu­na­li­té n’a pas sui­vi », confie un parent.

Lun­di, cer­tains en­sei­gnants re­gret­taient de n’avoir vu au­cun élu ve­nir au goû­ter fes­tif.

« Ça ne m’étonne pas. Il n’y avait per­sonne non plus au der­nier conseil de classe », lâche un en­sei­gnant.

Se­lon un parent d’élève, « une per­sonne de Con­dé In­ter­com est bien pas­sée mais pour un der­nier jour de classe, on s’at­ten­dant à plus de sou­tien. »

Char­lène avec ses deux en­fants et Mé­la­nie avec son fils.

Un goû­ter fes­tif était or­ga­ni­sé lun­di 4 juillet.

L’équipe en­sei­gnante avec quelques an­ciens pro­fes­seurs.

Un mes­sage par­mi tant d’autres.

Les en­fants ont pour la der­nière fois vu leur école.

Cha­cun a écrit un pe­tit mot sur les ta­bleaux.

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