An­nick Bet­ton, re­trai­tée so­li­daire

L'Orne Combattante (SN) - - Flers Et Son Pays -

Ven­dre­di 1er juillet, les élèves, les en­sei­gnants et élus du re­grou­pe­ment pé­da­go­gique in­ter­com­mu­nal étaient réu­nis à la salle mu­ni­ci­pale de Ce­ri­syBelle-Étoile pour ho­no­rer An­nick Bet­ton.

Après 24 an­nées à la gar­de­rie de l’école, elle fait va­loir ses droits à la re­traite.

Alain Mau­ger, le maire, a re­tra­cé son par­cours pro­fes­sion­nel.

Née à Ce­ri­sy, An­nick Bet­ton a dé­bu­té à l’usine Ki­play avant de de­ve­nir as­sis­tante ma­ter­nelle à la Val­le­rie, où elle a fait cons­truire en 1977.

Mère de trois en­fants, elle a pos­tu­lé en 1992 pour tra­vailler à la gar­de­rie de l’école ; un an plus tard, elle a été ti­tu­la­ri­sée.

« Tu as tou­jours su gé­rer les si­tua­tions dé­li­cates dans la cour ou la gar­de­rie : tu avais as­sez d’au­to­ri­té pour te faire res­pec­ter et, mal­gré tout tu sa­vais ai­mer et te faire ai­mer des en­fants ».

Ap­pré­ciée pour son tra­vail quo­ti­dien dès 7 h 30, ré­glant la plu­part des pro­blèmes avant l’ar­ri­vée des en­sei­gnants, An­nick Bet­ton a été ap­pré­ciée pour son tra­vail par les élus en charge. « Per­sonne n’est ir­rem­pla­çable.

Mais, il est dif­fi­cile de se sé­pa­rer d’un bon élé­ment », a conclu le maire.

Dans un pre­mier temps, An­nick Bet­ton a choi­si de prendre du temps pour elle.

« J’ai un Mo­bil-home à Don­ville, j’ai l’in­ten­tion d’y res­ter deux mois ». Elle pense oc­cu­per sa re­traite avec de la marche, des mots flé­chés et un peu de lec­ture. « À la ren­trée j’ai­me­rais m’in­ves­tir, don­ner mon temps aux Res­tos du coeur ».

Et puis la jeune re­trai­tée n’ou­blie pas les en­fants : « Quand il y au­ra des sor­ties sco­laires, j’es­père que les ins­tits pen­se­ront à moi ! »

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