Les Fées pa­pillons en quelques mots

L'Orne Combattante (SN) - - Magazine - Paul Go­ret

L’as­so­cia­tion caen­naise créée en 2011, puis re­bap­ti­sée en 2013 suit sur la lon­gueur entre 40 et 60 en­fants en souf­france. Ini­tia­le­ment, elle jouait un rôle au ser­vice d’on­co­lo­gie. Dé­sor­mais, elle as­siste es­sen­tiel­le­ment les en­fants at­teints d’une ma­la­die ou han­di­cap lourd, ain­si que leur fa­mille. Elle agit pour le confort de l’en­fant, dans la réa­li­sa­tion de ses rêves. A l’ins­tar de Tho­mas, de nom­breux en­fants ont vu se concré­ti­ser leurs sou­haits. Les Fées pa­pillons ont no­tam­ment per­mi à des en­fants po­ly­han­di­ca­pés de pas­ser un mo­ment à la pa­ti­noire, ou en­core la réa­li­sa­tion du rêve d’une pe­tite fille ma­lade : un bap­tême de l’air. L’as­so­cia­tion lo­cale compte ac­tuel­le­ment une quin­zaine de bé­né­voles et une cen­taine d’adhé­rents, qui ont éga­le­ment pour mis­sion de sen­si­bi­li­ser au don de moelle os­seuse, de sang, de plas­ma et de pla­quettes. En­fin, ils sou­tiennent le ser­vice on­co-hé­ma­to du CHU de Caen et les ser­vices de pé­dia­trie des hô­pi­taux pé­ri­phé­riques. Sans fonds pu­blics, l’as­so­cia­tion fi­nance ses pro­jets par l’in­ter­mé­diaire d’un in­ves­tis­se­ment pri­vé (dons d’en­tre­prises ou de par­ti­cu­liers), ou en me­nant des ac­tions di­verses (par exemple la foire de Noël).

Contact et dons : As­so­cia­tion Les Fées pa­pillons, 10 rue Si­mone Si­gno­ret, 14 550 Blain­ville-sur-Orne. www.fees­pa­pillons.com dans la réa­li­sa­tion de ses rêves les plus fous. « L’as­so­cia­tion agit pour le confort de l’en­fant mais aus­si de la fa­mille. On es­saie de réa­li­ser les rêves des en­fants ma­lades ou han­di­ca­pés que l’on ren­contre » ex­plique San­drine Mot­tais, la tré­so­rière. Pour l’ado­les­cent, la réa­li­té a même dé­pas­sé les rêves. « Il a été ra­mas­seur de balle pour un match à Caen, c’était dé­jà for­mi­dable pour lui. Il ne pen­sait pas avoir plus. Puis, l’as­so­cia­tion lui a per­mis de ren­con­trer les joueurs. Mais plus en­core, il a don­né le coup d’en­voi lors de la ren­contre de Caen contre Saint-Etienne. Il ne pen­sait pas à son opé­ra­tion mais qu’au match » pour­suit sa mère. Des mo­ments qui sus­citent la re­con­nais­sance de la fa­mille et de l’in­té­res­sé à l’égard de « ces bé­né­voles qui sont tou­jours à fond. Elles tra­vaillent mais trouvent en­core du temps pour ai­der nos en­fants. On ne pense plus à la ma­la­die lorsque nous sommes avec ces per­sonnes ». L’as­so­cia­tion est par­ve­nue à réa­li­ser un rêve in­ima­gi­nable pour ce mor­du de foot­ball : être por­te­dra­peau. Néan­moins, la tré­so­rière des Fées pa­pillons concède avec beau­coup d’amu­se­ment : « C’est un ha­sard to­tal. On a ga­gné à titre per­son­nel la par­ti­ci­pa­tion à cet évé­ne­ment par l’in­ter­mé­diaire d’un ti­rage au sort, sans même le sa­voir. Nous avons tout de suite pen­sé à Tho­mas. Nous avons pris les choses en main pour que ce soit le mieux pos­sible or­ga­ni­sé ». L’as­so­cia­tion à tout prix en charge, du trans­port

Ce mor­du du bal­lon rond a pro­fi­té de sa chance jus­qu’au bout. « J’ai fait un câ­lin à An­tho­ny Lopes le gar­dien de Lyon, et à Ma­rio. C’est des joueurs qui ont vrai­ment été tac­tiles avec nous. » Il a éga­le­ment pu voir de nom­breuses stars, comme le triple bal­lon d’or, Cris­tia­no Ro­nal­do. Tho­mas n’en ou­blie pas les per­sonnes qui ont contri­bué à « ce beau ca­deau, ce beau rêve ». Le jeune homme in­dique : « Je tire mon cha­peau à l’as­so­cia­tion, pour tout ce qu’ils font pour les en­fants, et tout ce qu’ils ont pu faire pour le mo­ment. »

Nul doute que cette jour­née res­te­ra à ja­mais gra­vée dans la mé­moire du gar­çon qui ad­met ne pas sa­voir ce qui pour­rait être plus mé­mo­rable que cet ins­tant. Une vic­toire de l’équipe de France en fi­nale se­rait peu­têtre le seul sou­ve­nir qui pour­rait sur­pas­ser cette jour­née riche en émo­tion.

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