Le club en vi­site dans la Manche Un pique-nique au­tour de la fa­mille ré­fu­giée

L'Orne Combattante (SN) - - Flers Et Son Pays - L.L.

En cette ren­trée, le club de l’ami­tié Ca­li­gny-La Bazoque, pré­si­dé par Jac­que­line Mul­lois, a pro­po­sé à ses adhé­rents une sor­tie dans la Manche.

Une qua­ran­taine de per­sonnes ont ain­si vi­si­té l’usine de confec­tion de vê­te­ments Saint-James et une sau­mo­ne­rie ar­ti­sa­nale, à Gran­ville.

Des réunions deux fois par mois

Le groupe a éga­le­ment em­bar­qué pour une sor­tie en mer de 2 heures dans la baie du Mont-Saint-Mi­chel.

L’en­semble des par­ti­ci­pants a ap­pré­cié cette jour­née pleine de sur­prises. Elle s’est ter­mi­née par un buf­fet chez Isa­belle et Philippe Huard, res­tau­ra­teurs à Ca­li­gny.

La pré­si­dente et son bu­reau donnent ren­dez-vous à ses adhé­rents le pre­mier et le troi­sième mer­cre­di après-mi­di de chaque mois à la salle de l’Ate­lier.

Une qua­ran­taine de per­sonnes étaient réunies, di­manche mi­di, à Ca­li­gny au­tour de Siw­dall et Ka­sim et leurs trois en­fants. Cette fa­mille sy­rienne est, en ef­fet, ré­fu­giée dans la com­mune de­puis trois mois grâce à l’ac­tion de l’Apar du bo­cage (As­so­cia­tion pour l’ac­cueil de ré­fu­giés), pré­si­dée par Be­noît Thi­ron. L’as­so­cia­tion se dé­mène de­puis jan­vier der­nier pour ac­cueillir dans les meilleures condi­tions cette fa­mille qui a quit­té sa ville sy­rienne, à la fron­tière turque, lieu d’in­tenses com­bats et d’op­pres­sion.

De­puis 3 mois dans le vil­lage

Au dé­but du mois de juin, quelques jours avant l’ar­ri­vée de la fa­mille, les bé­né­voles ont re­trous­sé leurs manches pour ra­fraî­chir la mai­son qu’ils ont trou­vée dans le bourg de la com­mune, avant d’y ins­tal­ler tout l’équi­pe­ment né­ces­saire. Les trois en­fants de 8, 6 et 4 ans sont sco­la­ri­sés au sein du RPI de­puis leur ar­ri­vée le 15 juin der­nier.

Cours d’al­pha­bé­ti­sa­tion

Du­rant tout l’été et trois fois par se­maines, des cours d’al­pha­bé­ti­sa­tion rythment le quo­ti­dien de la fa­mille pour ten­ter de faire tom­ber la bar­rière de la langue. Chaque mar­di, c’est dans un res­tau­rant flé­rien te­nu par un Fran­çais d’ori­gine kurde que tout le monde se re­trouve.

Les membres de l’as­so­cia­tion se re­laient éga­le­ment pour rendre vi­site et sou­te­nir ces ré­fu­giés ou leur faire dé­cou­vrir le ter­ri­toire.

Un mo­ment de paix

Di­manche, les trois en­fants jouent avec leurs co­pains, sou­rient, comme n’im­porte quel en­fant de leur âge. Les pa­rents sa­luent cha­cun, eux aus­si sou­rient. Dé­sor­mais, leur ave­nir est condi­tion­né à la dé­ci­sion de l’OFPRA (L’Of­fice fran­çais de pro­tec­tion des ré­fu­giés et apa­trides) qui doit sta­tuer sur la de­mande d’asile. Soit elle est re­fu­sée, et ils de­vront re­tour­ner dans leur pays, soit le sta­tut de ré­fu­giés de guerre leur est ac­cor­dé, et ils pour­ront sé­jour­ner en France 1 an, en­fin, le sta­tut de ré­fu­giés po­li­tiques leur per­met­trait de sé­jour­ner 10 ans dans l’Hexa­gone.

En at­ten­dant, ils peuvent s’ap­puyer sur l’as­so­cia­tion mais aus­si des ha­bi­tants de la com­mune. « Tout se passe na­tu­rel­le­ment » ex­plique Gilles Ra­bache, maire de la com­mune qui a mis à dis­po­si­tion un pe­tit lo­cal à proxi­mi­té du jar­din po­ta­ger qu’ex­ploite la fa­mille.

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