Faire de la gym après un can­cer, c’est pos­sible, et c’est même re­com­man­dé

Faire du sport après un can­cer, ça peut pa­raître au­da­cieux. Pour­tant, cer­tains spé­cia­listes le re­com­mandent. Près de Flers, une as­so­cia­tion pro­pose des cours de gym adap­tés chaque lun­di.

L'Orne Combattante (SN) - - Bocage Suisse Normande Entre Et - Tho­mas Gour­lin

Lors­qu’une per­sonne a réus­si à prendre le des­sus sur un can­cer, l’idée re­çue en vi­gueur vou­drait qu’elle soit obli­gée de ne vivre qu’à moi­tié. Il s’agit, en fait, d’un pré­ju­gé. Même si toutes les formes de can­cer ne le per­mettent pas, il n’est pas im­pos­sible, voire vi­ve­ment re­com­man­dé, de re­trou­ver une ac­ti­vi­té phy­sique.

À Saint-Georges-des-Gro­seillers, une as­so­cia­tion l’a bien com­pris et pro­pose, tous les lun­dis de 15 h 30 à 16 h 30, des séances de gym­nas­tique adap­tées. Sol­li­ci­tées par le pro­jet Ima­pac (Ini­tier et main­te­nir une ac­ti­vi­té phy­sique ou spor­tive avec un can­cer), ses membres sont ve­nues, jeu­di 6 oc­tobre, au centre hos­pi­ta­lier de Flers, pour un pe­tit ate­lier de dé­mons­tra­tion dans le cadre du mois de lutte contre le can­cer du sein, Oc­tobre rose.

Shu Chiung Pe­lis­sier, pro­fes­seur de gym­nas­tique membre de l’as­so­cia­tion Saint-Georges gym dé­tente, ex­plique que la plu­part des per­sonnes ayant com­bat­tu le can­cer peuvent par­ti­ci­per. « Ça dé­pend des pa­tho­lo­gies. Il y a des mou­ve­ments qu’on ne peut pas faire. On adapte le cours, on fait des pauses. On boit de l’eau. La gym­nas­tique est plus douce ».

Se­lon la pro­fes­seure, ce type de cours per­met « aux per­sonnes de re­prendre une ac­ti­vi­té phy­sique ». Comme le sou­ligne Shu Chiung Pe­lis­sier, il est pos­sible de suivre ces cours gra­tui­te­ment la pre­mière an­née : « La contre­par­tie, c’est qu’il faut rem­plir des ques­tion­naires. Un au dé­but, un autre trois mois après, et un der­nier à la fin de l’an­née. Ces ques­tion­naires sont ré­cu­pé­rés par Ima­pac pour in­ci­ter les mé­de­cins à pres­crire des séances d’ac­ti­vi­té phy­sique, et faire pres­sion sur la Sé­cu­ri­té so­ciale, compte te­nu de l’in­té­rêt pour la san­té »

Au mi­lieu des pra­ti­quantes, une dame té­moigne : « ça per­met de voir du monde. Ça fait du bien au corps et à l’es­prit. J’aime bien ren­con­trer du monde »

« Ça crée un lien entre les gens », es­time Joëlle Pin­ce­poche, pré­si­dente de l’as­so­cia­tion, qui in­dique : « Dès le pre­mier cours, les gens ne se sentent pas ju­gés et ça leur fait du bien »

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