Amé­lie cham­pionne de Nor­man­die

L'Orne Combattante (SN) - - Condé Et Son Pays -

Di­manche 9 oc­tobre se dé­rou­lait le cham­pion­nat de Nor­man­die mi­mines à For­gesles-Eaux (76). Trois ju­do­kas de Con­dé-sur-Noi­reau ju­do fai­saient par­tie de la sé­lec­tion des 256 ju­do­kas nor­mands pré­sents. En ca­té­go­rie moins de 40 kgs, Ali­cia Bo­hard pour sa pre­mière an­née en mi­nime ne dé­mé­rite pas mais ne sort pas de sa poule. Lu­dé­ric Re­noult en moins de 50 kg ef­fec­tue un beau par­cours pour un mi­nime pre­mière an­née éga­le­ment, en ter­mi­nant 1er de sa poule, il monte en ta­bleau mais échoue en place de 3 et ter­mine 5e. En­fin Amé­lie Choyer en moins de 52 kg, monte les éche­lons et ter­mine cham­pionne de Nor­man­die. Elle gagne sa sé­lec­tion pour la coupe de France à Mon­ti­gny-le-Bre­ton­neux (78) les 29 et 30 oc­tobre. Amé­lie Choyer re­pré­sente cette an­née deux clubs de ju­do suite au par­te­na­riat si­gné entre Con­dé-surNoi­reau Ju­do et Cal­va­dos ju­do, ce­la lui per­met d’ac­cé­der à plus de com­pé­ti­tions na­tio­nales en in­di­vi­duelle et en équipe.

Jeu­di 6 oc­tobre, JeanPierre Bi­net s’ex­pri­mait dans nos co­lonnes suite à la dé­ci­sion de Con­dé-enNor­man­die de dire non à la sor­tie de Saint-De­nisde-Mé­ré de Con­dé in­ter­com (voir OC du jeu­di 6 oc­tobre). Pas­cal Al­li­zard, maire de Con­dé-en-Nor­man­die, lui ré­pond.

« Ain­si un soi-di­sant sei­gneur… Dé­fi­ni­tion du dic­tion­naire, au sens originel du terme, un sei­gneur est ce­lui qui est le plus âgé.

Mon­sieur Bi­net étant beau­coup plus âgé que moi, je lui laisse donc le bé­né­fice de son so­bri­quet.

De­meu­rons sé­rieux quelques ins­tants !

Les dé­li­bé­ra­tions qui sont prises le sont dans le cadre des lois de la Ré­pu­blique. Sans cher­cher de po­lé­mique po­li­ti­cienne, je rap­pelle sim­ple­ment que la loi NOTRe qui amène à re­dé­fi­nir les pé­ri­mètres des com­mu­nau­tés de com­munes a été vou­lue par la ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle ac­tuelle dont mon­sieur Bi­net et ses ad­joints sont de fer­vents sou­tiens.

De là à par­ler de l’ar­ro­seur ar­ro­sé, il n’y a qu’un pas…

La loi pré­voit que les conseils mu­ni­ci­paux des com­munes membres de l’ac­tuelle Con­dé In­ter­com doivent dé­li­bé­rer donc don­ner leur opi­nion sur le bien­fon­dé ou non du rat­ta­che­ment de Saint-De­nis-de-Mé­ré à une autre com­mu­nau­té de com­munes.

Par 57 voix pour sur 58 vo­tants, le con­seil mu­ni­ci­pal de Con­dé-en-Nor­man­die, en toute lé­ga­li­té et toute li­ber­té, a es­ti­mé sur la base de mul­tiples cri­tères ob­jec­tifs que la com­mune de Saint-De­nis-de-Mé­ré fait bien par­tie du bas­sin de vie de Con­dé-sur-Noi­reau et en au­cun cas de ce­lui qui se consti­tue entre Thu­ry-Harcourt et Bret­te­ville-sur-Laize.

Le pré­fet va main­te­nant comp­ta­bi­li­ser l’en­semble des avis re­çus et pren­dra sa dé­ci­sion, là aus­si sur la base de cri­tères fixés par la loi.

La porte de Con­déen-Nor­man­die res­te­ra tou­jours ou­verte

Je n’en­vie pas les ha­bi­tants de Saint-De­nis-de-Mé­ré qui de­main, grâce à Mr Bi­net, de­vront en­voyer leurs en­fants à l’école à Clé­cy, au col­lège à Thu­ry-Harcourt, iront au pôle san­té à Thu­ry-Harcourt, voire Bret­te­ville – sur-Laize.

Faire 18 à 25 kms pour trou­ver un ser­vice pu­blic qui existe à 2 kms, voi­là la voie sur la­quelle mon­sieur Bi­net en­gage sa com­mune pour des rai­sons que l’on a du mal à cer­ner. Mais après tout, si les Mé­rois sont d’ac­cord, pour­quoi pas…

Au-de­là des per­sonnes, de leurs qua­li­tés et dé­fauts, nous avons à construire une or­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale mo­der­ni­sée.

La porte de Con­dé-en-Nor­man­die res­te­ra tou­jours ou­verte à Saint-De­nis-de-Mé­ré car je suis convain­cu que le bon sens et l’in­tel­li­gence fi­ni­ront tou­jours par l’em­por­ter sur la mes­qui­ne­rie et la mé­dio­cri­té. »

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