Un chan­tier d’in­ser­tion me­né près de l’église

L'Orne Combattante (SN) - - Tinchebray Et Son Pays - L.L.

Les élèves de 3e du col­lège Saint-Ré­mi ont par­ti­ci­pé à un ate­lier réa­li­sé et ani­mé par Lae­ti­tia Ge­nion du Point In­for­ma­tion Jeu­nesse de Flers.

Ils ont dé­ve­lop­pé leur « par­cours ave­nir », ap­pris par exemple à ré­di­ger des cur­ri­cu­lum vi­tae. Au­pa­ra­vant, ils ont vi­si­té deux en­tre­prises. « Ils ont l’op­por­tu­ni­té de se confron­ter aux réa­li­tés » ex­plique Cy­rille Per­ron­no, di­rec­teur du col­lège. « Cet ate­lier leur donne des clés pour leur ave­nir. »

De­puis plu­sieurs an­nées, la com­mune dé­lé­guée de Beauchêne fait ap­pel à l’as­so­cia­tion d’ac­com­pa­gne­ment in­ser­tion for­ma­tion pour réus­sir l’em­ploi (AIFR). Der­nier chan­tier en date, un mur de sou­tè­ne­ment sur la col­line à proxi­mi­té de l’église. Le chan­tier a né­ces­si­té 11 jours de tra­vail à une équipe de 6 per­sonnes pour re­faire ce mur en pierre de 40 mètres de long sur 3 de haut. « Nous avons dé­mon­té et re­pla­cé les pierres au cas par cas » ex­plique Oli­vier Le­lou, res­pon­sable du pôle chan­tier ré­no­va­tion du pa­tri­moine bâ­ti.

« La com­mune est fière de per­mettre l’in­ser­tion » ex­plique Claude Pi­gault, maire de Beauchêne. « Nous fai­sons ré­gu­liè­re­ment ap­pel à l’AIFR pour re­faire des murs d’en­ceinte et de sou­tè­ne­ment en pi­teux états. » L’AIFR in­ter­vient ain­si une fois par an en moyenne sur la com­mune. Pour les autres chan­tiers, « nous fai­sons ap­pel à des en­tre­prises pri­vées comme pour la ré­fec­tion des joints des contre forts de l’église ou pour les murs du ci­me­tière ou de la salle po­ly­va­lente » pour­suit l’élu.

116 sa­la­riés

L’AIFR a pour mis­sion d’as­su­rer l’ac­cueil, l’em­bauche et la mise au tra­vail sur des ac­tions col­lec­tives des per­sonnes sans em­ploi ren­con­trant des dif­fi­cul­tés so­ciales et pro­fes­sion­nelles par­ti­cu­lières. « Au­jourd’hui, nous avons en­vi­ron 90 sa­la­riés en équi­valent temps plein, soit 116 per­sonnes » ex­plique Jé­rôme Raoult, di­rec­teur. Ces per­sonnes sont orien­tées au­près de l’AIFR par Pôle em­ploi, via Cap em­ploi, la mis­sion lo­cale ou les assistants so­ciaux du Bo­cage. Elle s’appuie sur 4 sup­ports d’ac­ti­vi­tés : l’en­vi­ron­ne­ment es­paces verts, la ré­no­va­tion du pa­tri­moine bâ­ti, le ma­raî­chage et un ate­lier cou­ture-re­pas­sage.

Les dif­fé­rents chan­tiers me­nés per­mettent à l’as­so­cia­tion « de mettre les per­sonnes en condi­tions réelles de tra­vail. Elle va­lo­rise éga­le­ment l’es­time d’elles-mêmes et leurs ca­pa­ci­tés au tra­vail ».

Les sa­la­riés de l’AIFR passent de 4 à 60 mois maxi­mum, sui­vant les pro­fils au sein de la struc­ture. Au 30 sep­tembre, 47 % des per­sonnes sui­vies par l’AIFR ont trou­vé un em­ploi.

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