Im­pres­sion­nant exer­cice en gare de Flers

Grande ef­fer­ves­cence, sa­me­di 5 no­vembre, en gare de Flers où les services de la pré­fec­ture de l’Orne avaient pro­gram­mé une grande ma­noeuvre de se­cours en si­mu­lant un ac­ci­dent sur un pas­sage à ni­veau entre un train et une voi­ture.

L'Orne Combattante (SN) - - La Une - Guy Val­lée

La pré­fec­ture de l’Orne a mis sur pied une grande ma­noeuvre en gare de Flers, sa­me­di ma­tin 5 no­vembre. Cette opé­ra­tion a im­pli­qué plus de 150 per­sonnes entre les dif­fé­rents services de la SNCF, le ser­vice dé­par­te­men­tal d’in­cen­die et de se­cours de l’Orne (SDIS), la po­lice, la Pro­tec­tion ci­vile et la Croix-Rouge ain­si que les am­bu­lances pri­vées du sec­teur, le SMUR (ser­vice mo­bile d’ur­gence et de ré­ani­ma­tion) et le SAMU (ser­vice d’aide mé­di­cale ur­gente).

Il s’agis­sait de la si­mu­la­tion d’un ac­ci­dent sur un pas­sage à ni­veau entre un train de voya­geurs et une voi­ture avec un bi­lan d’une quin­zaine de bles­sés plus ou moins graves dans le train et un mort et un bles­sé dans la voi­ture.

Un exer­cice pro­gram­mé en temps réel pen­dant près de trois heures, cor­res­pon­dant à l’in­ter­ven­tion né­ces­saire en cas d’ac­ci­dent de la sorte. La cir­cu­la­tion des trains en gare de Flers n’a pas été sus­pen­due, l’une des deux voies, (la A) était libre d’ac­cès pour le tra­fic des voya­geurs entre Gran­ville et Pa­ris, tan­dis que la voie B était blo­quée pour la ma­noeuvre.

Ni­veau 1 des se­cours

L’opé­ra­tion consis­tait à co­or­don­ner les moyens de se­cours en cas d’ac­ci­dent de ce genre où le pré­fet de l’Orne, Isa­belle Da­vid, a dé­clen­ché le plan Or­sec (or­ga­ni­sa­tion des se­cours) et le plan Or­sec NOVI (nom­breuses vic­times). Près de 80 pom­piers des centres de se­cours de l’ouest du dé­par­te­ment de l’Orne étaient im­pli­qués avec leurs am­bu­lances aux cô­tés de celles du SAMU, du SMUR, de la Croix-Rouge, de la Pro­tec­tion ci­vile et des en­tre­prises pri­vées du sec­teur mo­bi­li­sées pour l’oc­ca­sion.

Le plan Or­sec NOVI avec une ving­taine de vic­times, cor­res­pond au ni­veau 1 du sys­tème qui in­duit la mise en oeuvre des moyens du SDIS, du SAMU, de la po­lice, des am­bu­lances pri­vées et les as­so­cia­tions de se­cours ain­si que la SNCF puisque ce­la concer­nait la cir­cu­la­tion sur le ré­seau fer­ro­viaire.

Du cô­té de la SNCF, une tren­taine d’agents étaient pré­sents avec ceux des services de la main­te­nance, de la cir­cu­la­tion, du tra­fic et du re­le­vage de rames avec le concours des sa­peurs­pom­piers de l’Orne mu­nis d’un vé­hi­cule de ma­noeuvre de force équi­pé de puis­sants vé­rins pour sou­le­ver des charges très lourdes.

Hô­pi­tal de cam­pagne

Mu­ni d’un poste mé­di­cal avan­cé (PMA) de­puis le mois de juillet der­nier, les sa­peurs-pom­piers de Flers ont pu tes­ter dans des condi­tions réelles ce nou­vel équi­pe­ment en l’ins­tal­lant sur place en une ving­taine de mi­nutes avec ce­lui du centre de se­cours d’Ar­gen­tan. Un PMA se com­pose d’une pe­tite tente de 15 m2 et d’une grande de 40 m2.

Il s’agit d’un hô­pi­tal de cam­pagne où les bles­sés sont ache­mi­nés et triés se­lon leur état avant d’être éva­cués, après pre­miers soins, et en fonc­tion de la gra­vi­té de leurs bles­sures, vers les hô­pi­taux du sec­teur par le biais des ro­ta­tions des am­bu­lances ré­qui­si­tion­nées sur les lieux et de l’hé­li­co­ptère du SAMU si né­ces­saire afin de ga­gner un temps pré­cieux.

Afin de cou­vrir cor­rec­te­ment le dé­par­te­ment de l’Orne, le centre de se­cours de Mor­ta­gneau-Perche dis­pose aus­si d’un PMA qui se­ra éga­le­ment tou­jours uti­li­sé avec ce­lui du centre de se­cours d’Ar­gen­tan en rai­son de sa si­tua­tion géo­gra­phique au centre du dé­par­te­ment.

Cette ma­noeuvre a fonc­tion­né se­lon les pré­vi­sions avec de pe­tits ajus­te­ments nor­maux entre les dif­fé­rents or­ga­nismes im­pli­qués, se­lon les pro­pos de Fa­bien Cho­let, de la pré­fec­ture de l’Orne en charge du sui­vi de l’opé­ra­tion.

Tes­ter la ré­ac­ti­vi­té des services

L’ob­jec­tif était de mettre les dif­fé­rents in­ter­ve­nants au plus près pos­sible de la réa­li­té. Pour ce­la, les services ont re­çu un mi­ni­mum d’in­for­ma­tions sur l’or­ga­ni­sa­tion de cet exer­cice.

« Il s’agit de tes­ter la ré­ac­ti­vi­té des services en charge des opé­ra­tions de se­cours et leur ca­pa­ci­té à agir en com­plé­men­ta­ri­té les uns avec les autres » a dé­cla­ré Fa­bien Cho­let, di­rec­teur des services du ca­bi­net de la pré­fec­ture de l’Orne qui co­or­don­nait l’opé­ra­tion.

À no­ter que des étu­diants et des for­ma­teurs de l’ins­ti­tut de for­ma­tion en soins in­fir­miers (IF­SI) de Flers ont par­ti­ci­pé à la ma­noeuvre en pre­nant le rôle des pas­sa­gers du train.

Au ni­veau des sa­peurs-pom­piers de l’Orne, l’opé­ra­tion était com­man­dée par Ul­rich De­lande, en charge de l’or­ga­ni­sa­tion de l’exer­cice tan­dis qu’un chef d’in­ci­dent lo­cal (CIL) de la SNCF était pré­sent sur place pour re­cueillir toutes les in­for­ma­tions sur le dé­rou­le­ment des opé­ra­tions comme ce­la est la règle dans tout ce qui touche les in­ter­ven­tions sur le ré­seau fer­ro­viaire.

Les or­ga­ni­sa­teurs tiennent à re­mer­cier l’hô­tel Ibis qui a prê­té sa salle de res­tau­ra­tion où a été ins­tal­lé le poste de com­man­de­ment opé­ra­tion­nel.

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