Les équipes

L'Orne Combattante (SN) - - Putanges Et Son Pays - Ren­sei­gne­ments : ly­cée Giel Don Bos­co 02 33 67 99 00 ou le pré­sident des Bielles de Giel 06 72 27 41 70.

Der­niers pré­pa­ra­tifs dans le stand n°4 que l’équipe par­tage avec les Bre­tons de la Broo­ken. On se conseille, on s’en­traide. Des liens se nouent. La ten­sion monte.

Puis, c’est l’heure de la mise en place sur la grille de dé­part. Les 4 pi­lotes sont fin prêts. Bie­lette ar­bore le n° 261. Elle est ha­billée de jaune et de bleu, les cou­leurs de l’éta­blis­se­ment. L’au­to est ru­ti­lante.

Sté­phane, le pi­lote, est au vo­lant. Il va as­su­rer le pre­mier re­lai : il est pré­vu toutes les deux heures avec ra­vi­taille­ment. L’équipe en­toure la voi­ture mais doit quit­ter la piste. Le dé­part lan­cé est par­ti à 12 h 40. Les gorges se nouent. C’est par­ti main­te­nant !

Il faut te­nir 24 heures et 2 mi­nutes.

Pre­mière alerte à15 h 30 : la voi­ture rentre au stand en re­morque. Rien de grave : c’est une panne d’es­sence.

16 h 45, grosse frayeur : le pi­lote, Oli­vier, est ren­tré au stand après avoir été per­cu­té à l’ar­rière puis à l’avant par une 2 CV hy­bride beau­coup plus ra­pide. C’est l’ef­fer­ves­cence : les jeunes mé­ca­nos s’ac­tivent. Il y a de la casse.

C’est fou­tu ? Non. On tape,

Les 4 pi­lotes : Sté­phane Bouillard (pro­fes­seur) ; Bru­no La Sca­la (pro­fes­seur) ; An­toine Sou­bi­gou (pa­rent d’élève) et Oli­vier La Sca­la.

Les mé­ca­ni­ciens : Karl Sou­bi­gou, Na­than De­bel­hoir, Em­ma­nuel Au­bert et Mat­thieu Pi­vert (tous élèves) et res­pon­sable Ma­nu.

Les ra­vi­tailleurs : Do­rian Bar­be­dette, Mat­thieu Pi­vert, Ro­main Cha­nat (élèves) et Tho­mas Hou­dan.

Les pan­neau­teuses : Cé­cile Bouillard, San­drine Hou­dan, Phoe­bee Mor­gan (élève) et Ca­lou. Le pho­to­graphe : Alain Roc­ton. L’in­ten­dance : Pa­trick et Fran­cine Tho­mine et Mi­reille et Alain Josse-Roc­ton. on tire, on re­dresse, on change les roues abî­mées cô­té droit. Ma­nu, le res­pon­sable mé­ca­nique, est à la ma­noeuvre.

Cha­cun a son tra­vail. Les mé­ca­nos ont fait le bou­lot et on re­part !

Toute la nuit la voi­ture tourne ren­sei­gnée par les pan­neau­teuses mais il y a un pro­blème d’éclai­rage : la bat­te­rie s’af­fai­blit. Bru­no, le pi­lote, roule à l’aveugle. Il faut chan­ger l’al­ter­na­teur. A 22 h 30, c’est le ré­gu­la­teur de charge qui pose pro­blème. La nuit est en­core longue : il faut te­nir.

Se re­po­ser ? Im­pos­sible. Ou alors quelques mi­nutes, mal­gré le bruit et la lu­mière. On tient. Le so­leil se lève en­fin sur le cir­cuit et Bie­lette est en­core là !

A 9 h 45, l’équipe pro­cède au rem­pla­ce­ment du res­sort de star­ter qui a sau­té : rou­tine pour les mé­ca­nos qui sont main­te­nant bien aguer­ris. Der­nière alerte à 11 h 50 sur la sou­pape d’échap­pe­ment, moins d’une heure avant l’ar­ri­vée. La voi­ture va-telle te­nir ? La ten­sion monte. Ce se­rait trop bête si près du but ! Mais ça tient, la voi­ture passe le dra­peau à da­miers 12 h 42.

L’émo­tion est in­tense, on par­tage joie et pleurs : « on l’a fait, su­per ! » Les ré­ac­tions, Pour les sept élèves pré­sents à SPA, ce week-end va mar­quer leurs jeunes vies et res­ter gra­vé dans leurs mé­moires et leurs coeurs. Beau­coup de stress et d’adré­na­line pen­dant la course, une énorme émo­tion dou­blée de joie et une grande fier­té d’avoir rem­pli sa tâche et per­mis à la voi­ture de fi­nir la course. « Que du bon­heur ! »

La voi­ture est clas­sée 56e sur 77 toutes ca­té­go­ries et fi­nit 6e sur 9 en 2 CV clas­sique.

Elle a ef­fec­tué 252 tours, sa­chant qu’un tour fait 7,04 km ce qui re­pré­sente 1 775 km avec une moyenne de 75 km/h. Pour une pre­mière course, cha­peau !

L’ex­pé­rience a aus­si per­mis de créer des liens forts, une grande so­li­da­ri­té au sein de l’équipe.

Sté­phane Bouillard, pré­sident des Bielles de Giel et pi­lote, tient à « fé­li­ci­ter toute l’équipe pour son im­pli­ca­tion. Pour une pre­mière, au­cune faille. Par­ti­cu­liè­re­ment chez les jeunes qui ont fait preuve d’en­thou­siasme dans le pro­jet. Le tra­vail four­ni au cours de ces deux an­nées et leur ap­pli­ca­tion lors de la course a été re­mar­quable. Ils ont fran­chi un cap et se sont res­pon­sa­bi­li­sés. Ils sortent gran­dis de cette aven­ture ce sont vrai­ment de beaux mo­ments. »

Un re­mer­cie­ment qui va aus­si à Sé­bas­tient Le­ron­del, « qui a sou­te­nu notre pro­jet et l’en­cou­ra­ge­ment en­vers les élèves im­pli­qués dans la course, qui non seule­ment va­lo­rise l’éta­blis­se­ment, mais per­met aux jeunes de voir une autre fa­cette de l’en­sei­gne­ment. »

D’ores et dé­jà, l’équipe tra­vaille à l’édi­tion 2017, « avec d’autres élèves. Nous sol­li­ci­te­rons de nou­veau les gé­né­reux do­na­teurs. »

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