Ils ne sup­portent plus la « fête » sous leurs fe­nêtres

L'Orne Combattante (SN) - - Athis Et Son Pays - M.T.

Louis et Mar­tine Mau­ger ai­me­raient vivre une re­traite pai­sible dans leur mai­son Rue du com­bat. Mais cette der­nière semble un peu cha­hu­tée par l’am­biance un peu trop « fes­tive » de­vant chez eux. Le couple a dé­po­sé plu­sieurs plaintes en gen­dar­me­rie. Les ri­ve­rains se dé­fendent.

La Rue du com­bat porte bien son nom dans le bourg de SaintPierre-du-Re­gard. Dans cette pe­tite rue sans is­sue, d’une lon­gueur de quelques di­zaines de mètres, où tout juste une voi­ture peut pas­ser, un couple de re­trai­tés est las. « Je veux que ce­la s’ar­rête », sou­pire Mar­tine, 70 ans.

Le couple, en re­traite de­puis neuf an­nées, ha­bite de­puis 38 ans au 9 de la rue où il est pro­prié­taire. « On a toujours connu une am­biance très calme mais de­puis quelques an­nées… », pour­suit Louis, 68 ans. Se­lon ces an­ciens com­mer­çants, l’am­biance se gâte en 2013. « Notre vé­hi­cule a été dé­te­rio­ré. » Une plainte est dé­po­sée. Le dé­but d’une longue sé­rie. En mars 2014, la nuit, la rue s’anime. Un peu trop. Mal­gré des aver­tis­se­ments, le couple dé­pose une plainte pour ta­page noc­turne contre des voi­sins. « Trois per­sonnes ont été condam­nées », pré­cise Louis.

L’am­biance se re­froi­dit entre voi­sins. En 2014, les plaintes se suc­cèdent. En 2015, la maire, Mi­chèle Gui­che­teau, pro­pose une réu­nion entre ri­ve­rains pour apai­ser les choses. « Je n’y suis pas al­lé. Ce­la au­rait été la foire d’em­poigne », lâche Louis.

Consé­quence ou pas, les choses s’apaisent dans le quar­tier. De nou­veaux voi­sins sont ar­ri­vés puis d’autres. Le couple pense re­trou­ver le calme d’au­tre­fois. « En mars 2017, ce­la a de nou­veau flam­bé. La fête, la mu­sique à fond, les cris, plu­sieurs soirs dans un ap­par­te­ment puis dans la rue. Une ba­garre a écla­té même entre eux. » Le couple s’agace de nou­veau et ne tente pas le dia­logue. « On ne re­çoit que des in­jures de toute fa­çon. »

Re­tour à la gen­dar­me­rie puis lettre en­core à la mai­rie.

Du cô­té des at­ta­qués, on se dé­fend. Des lo­ca­taires ha­bi­tant au dé­but de la Rue du com­bat es­timent que le « couple en fait trop. Ils sont en conflit avec tous les voi­sins ». Se­lon eux, « les ri­ve­rains s’en­tendent tous bien ». Une voi­sine rap­pelle que « le par­king est pu­blic et que cha­cun peut y ga­rer sa voi­ture où y ve­nir ».

Une autre s’ex­clame : « Il est tout le temps de­hors à re­gar­der. Même les vé­los qui passent le dé­rangent. »

Dif­fi­cile de voir une is­sue à ce conflit si ce n’est le dia­logue.

Mar­tine et Louis Mau­ger, à quelques mètres de leur mai­son, Rue du com­bat.

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