Bor­deaux veut pas­ser en grand cru

L'Univers du Rugby - - Demis De Melee Demis D Ouverture Trois- Quarts Cen -

De­puis sa mon­tée en Top 14 en 2011, Bor­deaux n’a ces­sé de pro - gres­ser. Le club est au­jourd’hui eu­ro­péen. La pro­chaine étape est d’ins­tal­ler l’UBB par­mi les té­nors du cham­pion­nat. Un re­cru­te­ment am­bi­tieux doit per­mettre au projet d’abou­tir ra­pi­de­ment.

Re­van­chard. C’est sans au­cun doute le mot qui ca­rac­té­rise le mieux l’état d’es­prit des Gi­ron­dins à l’aube de cette nou­velle campagne. Et ce­la à plus d’un titre. Il s’agit d’abord d’ou­blier la sai­son pas­sée. Si elle s’est ter­mi­née par une qua­li­fi­ca­tion pour la Coupe d’Eu­rope ar­ra­chée lors d’un bar­rage contre Glou­ces­ter ( 23- 22), elle a vu l’Union Bor­deaux Bègles échouer aux portes des phases fi­nales du Top 14. Epi­logue dou­lou­reux d’un exer­cice pour­tant plein de pro­messes. Les hommes de Ra­phaël Ibañez ont, une nou­velle fois, pro­po­sé l’un des plus beaux jeux du Top 14. Les en­vo­lées ont sou­vent été ef­fi­caces puisque le club a ter­mi­né avec la 2e meilleure at­taque du cham - pion­nat. Une réa­li­té que le ma­na­ger bor­de­lais ne vou­lait pas ou­blier au soir de la dé­faite à Tou­louse. « Il y a des mo­tifs de sa­tis­fac­tion : on a ga­gné une place au clas­se­ment par rap­port à 2013- 14, on a la meil - leure af­fluence du Top 14 et on fait par­tie des meilleures at­taques. » Ce qui a man­qué à l’UBB, c’est un ins­tinct de tueur pour ar­ra­cher les vic­toires qui lui ten­daient les bras. Les deux dé­faites contre le Stade Tou­lou­sain en sont l’illustration par­faite, avec deux coups de pied man­qués par Pierre Ber­nard et Lio­nel Beauxis à la si­rène. Une ques- tion de men­tal, di­ront cer­tains. La vic­toire sur le fil face à Glou­ces­ter pour la qua­li­fi­ca­tion en Coupe d’Eu­rope a dû ras­su­rer le pré­sident Laurent Mar­ti qui vou­lait voir si son groupe avait « des tripes » . Un groupe qui s’est re­trou­vé, dé­but juillet, or­phe­lin de Vincent Et­che­to, mis à l’écart suite à des ten­sions avec le pré­sident. Ce choix est as­su­mé par Laurent Mar­ti. « C’était un cas dif­fi­cile à trai­ter. Dou­lou­reux et pé­nible. Se sé­pa­rer de Vincent n’est pas un ca­price de ma part. Je veux le sa­luer et le re­mer­cier pour tout ce qu’il a fait au club. » L’en­traî­neur des ar­rières, qui of­fi­ciait en Aqui­taine de­puis 6 ans et qui était à l’ori­gine du jeu pro­po­sé par l’UBB, a vé­cu cette dé­ci­sion comme « une in­jus­tice » . Le vide lais­sé par le Basque, au­jourd’hui à Bayonne, ne se­ra pas fa­cile à com­bler.

Nta­mack pour ac­com­pa­gner Ibañez

Pour le rem­pla­cer, l’en­ca­dre­ment gi­ron­din a fait ap­pel à l’an­cien in­ter­na­tio­nal Emile Nta­mack ( 45 ans) qui était en charge des jeunes au Stade Tou­lou­sain. Le choix de Fa­bien Pe­lous comme di­rec­teur spor­tif de son club de coeur a in­ci­té Nta­mack à ac­cep­ter l’offre bor­de­laise. Outre Ra­phaël Ibañez, qu’il a cô­toyé en équipe de France, il re­trou­ve­ra Ré­gis Sonnes, an­cien coé qui­pier chez les Rouges et Noirs. « Je ne suis pas là pour faire ou­blier Vincent Et­che­to mais pour ap­por­ter à l’UBB ce qu’elle me de­mande. On doit pour­suivre le tra­vail en­tre­pris il y a quelque temps et me­ner le club en­core plus haut. Vincent a mar­qué le club. C’était un gar­çon ap­pré­cié à l’UBB et il le res­te­ra » , a dé­cla­ré l’an­cien ai­lier lors de sa pré­sen­ta­tion avant de sou­li­gner : « Bor­deaux Bègles fait par­tie des équipes qui ont ap­por­té un souffle

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