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L'Univers du Rugby - - France -

de sa pre­mière confé­rence de presse, en no­vembre der­nier. Au cré­dit de l’an­cien tech­ni­cien tou­lou­sain, l’émer­gence de jeunes joueurs comme Ed­dy Ben Arous, Ra­bah Sli­ma­ni ou Yoann Maes­tri. Il semble mal­gré tout éton­nant que Yan­nick Bru ne paie pas, comme Phi­lippe Saint- An­dré ou Pa­trice La­gis­quet, les mau­vais ré­sul­tats de l’équipe de France. « Pen­dant 4 ans, j’ai trou­vé que la conquête était au ren­dez- vous. Sauf sur le der­nier match mais il était par­ti­cu­lier » , a ajou­té Guy No­vès pour dé­fendre son an­cien ad­joint chez les Rouges et Noirs. Au ni­veau des trois- quarts, No­vès a, là aus­si, dé­ci­dé de s’ap­puyer sur un homme qu’il connaît : Jeff Du­bois. An­cien ou­vreur du Stade Tou­lou­sain, ce der­nier était l’en­traî­neur des ar­rières du Stade Fran­çais de­puis 2013. « Je connais sa phi­lo­so­phie de jeu. Nous avons be­soin de quel­qu’un de com­plé­men­taire avec Yan­nick Bru, sur­tout au ni­veau de l’état d’es­prit. Il a une cer­taine ex­pé­rience. C’est un grand bos­seur qui a su se construire tout seul » , a ex­pli­qué le nou­veau pa­tron des Bleus lors de la pré­sen­ta­tion de son staff. Aux cô­tés de ces deux hommes, Guy No­vès a re­con­duit le pré­pa­ra­teur phy­sique Ju­lien De­loire, qu’il es­time « in­dis­pen­sable » . L’an­cien en­traî­neur des ar­rières de l’équipe de France des moins de 20 ans, Gé­rald Bas­tide, in­tègre cette équipe avec la res­pon­sa­bi­li­té de la dé­fense. « C’est quel­qu’un qui tra­vaille à la Fé­dé­ra­tion, à Mar­cous­sis. C’est im­por­tant d’avoir un ma­riage de gens ve­nant de l’extérieur, des clubs, et d’autres ve­nant de l’in­té­rieur, de la Fé­dé. Je l’ai re­çu, on a dé­bat­tu. Sa dé­si­gna­tion a ob­te­nu l’ap­pro­ba­tion de Jeff et Yan­nick. Il nous re­joint pour com­plé­ter le trio tech­nique. » Un staff qui « pour­ra évo­luer par la suite. Dans l’im­mé­diat, il est im­por­tant d’avoir un staff ré­duit avec un nombre d’in­ter­ve­nants mi­ni­mum pour avoir un rap­port di­rect avec les joueurs. On ver­ra plus tard s’il est né­ces­saire de prendre plus de monde. » Si Guy No­vès a choi­si ces hommes, c’est qu’ils collent au pro­jet de jeu qu’il veut dé­ve­lop­per. Réa­liste, il as­sure aus­si ne pas être Zor­ro. Il sou­haite sim­ple­ment « don­ner en­vie aux gosses de prendre un bal­lon et d’al­ler jouer au rugby après avoir vu un match de l’équipe de France. Le rôle d’un joueur de l’équipe de France n’est pas tant de prendre du plai­sir que d’en don­ner. » Pour ce­la, le nou­veau sé­lec­tion­neur sou­haite pro­po­ser un jeu de mou­ve­ment, plus spec­ta­cu­laire. « L’or­ga­ni­sa­tion dé­fen­sive m’a plu. Of­fen­si­ve­ment, on a des édu­ca­tions dif­fé­rentes et on va tra­vailler des­sus, jus­ti­fiait- il, di­plo­mate, au su­jet du bi­lan de Phi­lippe Saint- An­dré. Pour ga­gner, il faut avoir le bal­lon et par­fois dé­fendre. Si on doit rendre le bal­lon à l’ad­ver­saire, il faut sa­voir en ti­rer pro­fit. » Cette am­bi­tion a fait l’ob­jet de plu­sieurs com­men­taires. No­tam­ment ce­lui de l’an­cien sé­lec­tion­neur Marc Liè­vre­mont, fi­na­liste de la Coupe du monde en Nou­velle- Zé­lande en 2011. « On es­père que le jeu à la tou­lou­saine va prendre le re­lais. Rap­pe­lons quand même que le der­nier titre de Tou­louse date de 2012 et qu’il s’était construit au­tour d’une mê­lée sym­bo­li­sée par un pi­lier droit sa­moan, un pi­lier gauche sud- afri­cain et un ar­tilleur néo- zé­lan­dais… Il y a trois ans, l’équipe de Guy No­vès avait rem­por­té la fi­nale du Top 14 face à Tou­lon 18- 12. Six pé­na­li­tés, au­cun es­sai… » Maxime Mer­moz, ou­blié par « PSA » et lais­sé de cô­té, pour l’ins­tant, par Guy No­vès, dé­cla­rait après la Coupe du monde : « Pen­dant quatre ans, le mot « Com­bat » est re­ve­nu en per­ma­nence. Mais c’est sur­tout l’in­tel­li­gence qui te fait dé­blo­quer des si­tua­tions. Parce qu’au­jourd’hui, tout le monde est bien pré­pa­ré phy­si­que­ment. Donc, ce qui compte, c’est la lec­ture du jeu et la réa­li­sa­tion. Ce que les gens ap­pellent le « french flair » , c’est ten­ter des choses, jouer. Alors que là, les Bleus es­sayaient de tout cal­cu­ler. » Une phi­lo­so­phie pas très éloi­gnée de celle que sou­haite ap­pli­quer son an­cien ma­na­ger à Tou­louse. Pour ali­men­ter cette en­vie de pro­duire du jeu, Guy No­vès a dû éga­le­ment re­nou­ve­ler une bonne par­tie du groupe France. Thier­ry Du­sau­toir, ca­pi­taine em­blé­ma­tique et lea­der par l’exemple de­puis de nom­breuses an­nées, a dé­ci­dé de rac­cro­cher les cram­pons, de même que d’autres cadres tels que Ni­co­las Mas et Pas­cal Pa­pé. La succes-

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