PAU

Fon­dé en : 1902 • Sta­tut : SASP • Cou­leurs : Vert et blanc • Siège : Stade du Ha­meau, Bou­le­vard de l’avia­tion, CS 67544, 64075 Pau Ce­dex. Tél. : 05 59 11 64 64 • Site In­ter­net : www. sec­tion- paloise. com • Jour­nal du club : Hon­ha Sec­tion • Bou­tique : Bou

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« Nous n’avions pas d’ob­jec­tif pré­cis l’an der­nier. Mais quand je fais le bi­lan, ce n’est pas une belle sai­son. » L’af­fir­ma­tion peut pa­raître sé­vère, de la part du ma­na­ger spor­tif de la Sec­tion paloise, au vu de la 9e place oc­cu­pée par son équipe, à quelques points d’une place de bar­ra­giste. Mais c’est jus­te­ment cette qua­li­fi­ca­tion man­quée d’un rien qui reste dans l’es­prit de Si­mon Mannix. « Six jour­nées avant la fin, nous étions 3es ou 4es

( ndlr : après la 20e jour­née, Pau était 4e), donc je suis for­cé­ment dé­çu par la fin de sai­son. En même temps, ce n’était pas fa­cile avec les bles­sures. Nous avons fi­ni le cham­pion­nat en boi­tant. » La dé­cep­tion éva­cuée, le Néo- Zé­lan­dais se fé­li­ci­tait du com­por­te­ment de son groupe. « Les joueurs ont pro­gres­sé, re­con­naît- il. Nous avons pro­po­sé un jeu qui me plaît et l’équipe a pris du plai­sir. On dit sou­vent que la deuxième sai­son dans l’élite est plus com­pli­quée mais nous avons prou­vé que ce n’était pas vrai­ment le cas. » On se sou­vient no­tam­ment d’un match su­perbe contre le lea­der cler­mon­tois à do­mi­cile, dé­but dé­cembre, où les Pa­lois avaient ré­ga­lé leurs sup­por­ters en mar­quant 5 es­sais pour une vic­toire 40- 35. Tout au long de la sai­son, les Verts et Blancs ont po­sé des sou­cis à de nom- breuses équipes et ils n’ont ja­mais vé­ri­ta­ble­ment lâ­ché, si­non sur la fin, où l’équipe sem­blait en bout de course. Les bles­sures longue du­rée de joueurs comme Colin Slade et Con­rad Smith ont pe­sé, sans au­cun doute. « Il nous a man­qué un peu de pro­fon­deur dans l’ef­fec­tif, même si ceux qui ont été ap­pe­lés ont fait du très bon bou­lot, sou­ligne Si­mon Mannix. C’est pas de chance mais on ne va pas se plaindre. »

La trans­mis­sion du sa­voir

Le tech­ni­cien néo- zé­lan­dais le ré­pète à lon­gueur d’en­tre­tiens, il sait qu’il a pu comp­ter sur des élé­ments d’ex­pé­rience ca­pables de trans­mettre son mes­sage et de ti­rer tout le groupe vers le haut. « Il n’y a pas que Slade ou Smith, même si ce sont

« JE SOU­HAITE QU’ON AR­RIVE À PRO­PO­SER UN JEU AVEC DAVANTAGE DE VI­TESSE, OÙ LES JOUEURS SOIENT CA­PABLES DE S’ADAP­TER » SI­MON MANNIX

des All Blacks. Un bon­homme comme Ju­lien Pierre a énor­mé­ment ap­por­té parce qu’au- de­là du jeu, c’est un su­per mec. Tom Tay­lor a été ex­trê­me­ment per­for­mant, Ma­lik Ha­ma­dache s’est mis au ni­veau du Top 14… Tout le monde a contri­bué. » L’éclo­sion au plus haut ni­veau de l’an­cien es­poir Wa­ti­so­ni Votu, au­teur de 13 es­sais, est une autre sa­tis­fac­tion dans le Béarn. Si les bons points sont nom­breux sur le plan in­di­vi­duel, Si­mon Mannix reste cons­cient des la­cunes col­lec­tives à com­bler pour rat­tra­per le re­tard. Il a dé­jà ti­ré les le­çons de l’exer­cice pré­cé­dent. « Nous avons per­du quatre matches à la mai­son et ce n’est pas ac­cep­table par rap­port aux in­ves­tis­se­ments de tout le monde à Pau. » Par ailleurs, la Sec­tion s’est mon­trée bien trop per­méable en dé­fense ( 11e du Top 14 avec 701 points en­cais­sés) et le chan­tier est énorme si elle veut vi­ser plus haut. « Rendre les joueurs in­tel­li­gents » Pour ne pas re­des­cendre dans le clas­se­ment, le club béar­nais s’est ef­for­cé de me­ner un re­cru­te­ment ci­blé, afin de ga­gner aus­si bien en qua­li­té qu’en quan­ti­té. Si­mon Mannix, sou­cieux des qua­li­tés hu­maines du joueur, cher­chait aus­si de l’ex­pé­rience. Après les ar­ri­vées de gar­çons comme Tho­mas Do­min­go, Ben­son Stan­ley, Adrien Plan­té et Dave Fo­ley, le ma­na­ger spor­tif se di­sait « très sa­tis­fait du re­cru­te­ment 2017 » , même s’il avouait qu’il au­rait ai­mé conser­ver Louis Du­pi­chot, « un ex­cellent joueur qui s’était par­fai­te­ment in­té­gré » . Tou­jours aus­si exi­geant et per­fec­tion­niste, Si­mon Mannix s’est mis au tra­vail très tôt avec l’en­semble de son staff et du groupe. « On tra­vaille dur pour amé­lio­rer dif­fé­rents points, en es­sayant d’être très poin­tilleux. » S’il ne veut pas fixer d’ob­jec­tif chif­fré pour la sai­son qui dé­bute, le Néo- Zé­lan­dais sait par­fai­te­ment que l’at­tente est très forte sur les bords du gave. L’agran­dis­se­ment du stade, qui de­vrait comp­ter 18 000 places as­sises à la fin de l’an­née, montre les am­bi­tions du club, qui n’au­ra pas vrai­ment le droit à l’er­reur. « C’est for­mi­dable et ce se­ra un mo­ment fort pour nos sup­por­ters, se ré­jouit Si­mon Mannix. Mais il y a for­cé­ment beau­coup d’en­jeu. » Pour que le pu­blic en­tonne en­core plus sou­vent la Hon­ha­da, le Ki­wi sou­haite pro­po­ser du jeu. Ain­si, la seule prio­ri­té qu’il met en avant est celle de « bien jouer des deux cô­tés, aus­si bien en at­taque qu’en dé­fense. Si on fait ça, le clas­se­ment sui­vra, as­sure- t- il. Les ré­sul­tats sont la consé­quence d’un tra­vail bien fait. De­puis que je suis à Pau, j’ai tou­jours cher­ché à rendre les joueurs plus in­tel­li­gents et plus per­for­mants. Je sou­haite qu’on ar­rive à pro­po­ser un jeu avec davantage de vi­tesse, où les joueurs soient ca­pables de s’adap­ter. » Et s’il dé­signe ses com­pa­triotes All Blacks comme la ré­fé­rence ul­time dans ce style de jeu, il pré­fère s’ins­pi­rer des deux clubs qui ont do­mi­né en Eu­rope ces der­nières an­nées. « Les Sa­ra­cens et Cler­mont sont très constants au très haut ni­veau, en pro­po­sant du jeu. Ce sont des mo­dèles à suivre. » Un double cham­pion d’Eu­rope et un cham­pion de France, on ne sau­rait lui don­ner tort !

Wa­ti­so­ni VOTU

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