ÉDITO

L'Univers du Rugby - - Sommaire - PAR FRED LES­MAYOUX

L ’ exemple de Castres, qui a bat­tu un « gros » en fi­nale, et ce­lui de Gre­noble, qui a re­joint l’élite en bar­rage, ont sû­re­ment don­né des ailes aux trente fran­chises pro­fes­sion­nelles du rug­by fran­çais. On parle ici d’émo­tions, de force col­lec­tive. Oui, on sait, y’a la Coupe du monde ( Ja­pon 2019) à la fin de la sai­son. Le cham­pion­nat se­ra donc éten­du jus­qu’au 15 juin, pour votre plus grand plai­sir. Et si nos foo­teux sont de­ve­nus cham­pions du monde cet été, n’ou­blions pas que nos U20 les ont de­van­cés. Es­pé­rons qu’une pe­tite place dans le ves­tiaire des pros vien­dra ré­com­pen­ser leur ta­lent fan­tas­tique. La Ligue en­tend, cette sai­son, em­bel­lir sa vi­trine. Il y au­ra moins de dou­blons ( trois uni­que­ment), on as­sis­te­ra au « Boxing Day » entre la dinde et le cham­pagne et, nou­veau­té, « Une jour­née des sup­por­ters » est pro­gram­mée, avec plein de der­bies bien chauds, lors de la 6e jour­née. Su­per ! Mais Ligue et la Fé­dé ne sont pas là uni­que­ment pour mettre leur pro­duit en exergue. Il en va aus­si et avant tout de la san­té des joueurs. C’est bien là l’es­sen­tiel. La FFR et la LNR ont an­non­cé une sé­rie de me­sures pour amé­lio­rer la prise en charge et la prévention des bles­sures de ces mes­sieurs. Les équipes de Top 14 et de Pro D2 pour­ront ef­fec­tuer, lors de la sai­son 2018- 19, jus­qu’à douze chan­ge­ments par ren­contre, contre huit ac­tuel­le­ment. C’est l’une des quatre me­sures an­non­cées après que l’Ob­ser­va­toire mé­di­cal du rug­by a émis 45 pré­co­ni­sa­tions, fin mars, afin d’amé­lio­rer la prévention et la prise en charge des bles­sures chez les pro­fes­sion­nels et les ama­teurs. Ces me­sures sont prises dans un contexte d’in­quié­tudes crois­santes quant à la vio­lence du rug­by et à la baisse du nombre de li­cen­ciés (- 6,3% cette an­née), no­tam­ment chez les plus jeunes. Cette ex­pé­ri­men­ta­tion doit ce­pen­dant re­ce­voir l’ac­cord de World Rug­by pour pou­voir en­trer en vi­gueur. Avec la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de l’ova­lie, les chocs sur le ter­rain sont de­ve­nus plus vio­lents et le nombre de com­mo­tions cé­ré­brales est en aug­men­ta­tion. Comme c’est dé­jà le cas en Fé­dé­rale 1 ( 3e di­vi­sion) et en Top 8 ( Pre­mière di­vi­sion dames), l’ar­bitre pour­ra obli­ger un joueur qui pré­sente un signe évident de com­mo­tion cé­ré­brale à sor­tir, en lui adres­sant un « car­ton bleu » . Il ne pour­ra alors pas re­jouer avant 10 jours et seule­ment après consul­ta­tion mé­di­cale. On se donne tous ren­dez- vous dans les stades. Bonne sai­son à tous !

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