Les Bleus au seuil d’un sem­pi­ter­nel es­poir

L'Yonne Républicaine (Sénonais) - - Sports L'actu Nationale -

On at­tend de­puis tel­le­ment long­temps que le XV de France se hisse un tant soit peu au ni­veau des meilleures na­tions… Nou­vel exa­men de pas­sage, ce soir, face à des Boks re­ve­nus au fir­ma­ment.

uit matchs. Pas un de plus. C’est ce qu’il reste au XV de France pour sou­le­ver un vent d’es­poir à moins d’un an de la Coupe du monde au Ja­pon. Après des an­nées d’er­rance, voi­là cette équipe face à ses res­pon­sa­bi­li­tés. Au pied du mur pour les plus op­ti­mistes. Au bord du pré­ci­pice pour ceux qui, de­puis des an­nées, se la­mentent de voir les Bleus re­trou­ver des cou­leurs.

Ga­gner… en confiance

À croire que ces der­niers sont les plus nom­breux en ce mo­ment à en ju­ger par le peu d’en­train du pu­blic à ve­nir au Stade de France. Un désa­mour qui a même conduit la FFR à bra­der les places pour gar­nir la cor­beille dio­ny­sienne ! En des temps pas si PA­TRON. loin­tains, le foot a connu pa­reille désaf­fec­tion. Reste donc cette tour­née d’au­tomne (Afrique du Sud ce soir, puis Ar­gen­tine et Fid­ji) et un Tour­noi des Six Na­tions pour en­tre­voir la lu­mière. C’est peu mais sur­tout impératif alors que le ti­rage du pro­chain Mon­dial a je­té An­glais et Ar­gen­tins dans des pattes tri­co­lores qui ne de­vront plus trem­bler sous peine d’un dé­clas­se­ment in­édit et pire en­core.

Le dé­fi, im­mense, va ­ comme sou­vent ­ dé­bu­ter avec sa co­horte de bles­sés tom­bés au champ d’hon­neur d’un Top 14 qui, dans sa forme ac­tuelle et mal­gré les ef­forts et les ar­ran­ge­ments si­gnés pour fa­ci­li­ter la préparation des in­ter­na­tio­naux, ne semble tou­jours pas of­frir le for­mat le plus adé­quat à l’épa­nouis­se­ment de l’équipe na­tio­nale…

Ce soir, les Bleus en­tament cette tour­née d’au­tomne par la face nord face à des Spring­boks qui portent en eux le ferment de l’es­poir et de la ré­demp­tion as­so­ciés. Il y a trois ans, les double cham­pions du monde (1995 et 2007) tou­chaient le fond en s’in­cli­nant face au Ja­pon en Coupe du monde. Mais l’ar­ri­vée d’un nou­veau sé­lec­tion­neur – Jo­han Eras­mus – a dé­bou­ché sur un pro­gramme de jeu no­va­teur et dé­to­nant qui a spec­ta­cu­lai­re­ment re­le­vé la Na­tion arc­en­ciel. Une ap­proche qui as­so­cie l’in­ébran­lable im­pact phy­sique si cher aux des­cen­dants des Boers à une vi­tesse de dé­pla­ce­ment qui a dé­bou­ché sur le re­ten­tis­sant ex­ploit de Wel­ling­ton. Car il y a deux mois, les Boks l’ont em­por­té sur la terre sa­crée des All Blacks (34­36) au terme d’une par­tie qui, par cer­tains as­pects, a pu faire croire que c’était par­fois un autre sport que ce­lui pra­ti­qué sous nos la­ti­tudes… C’est dire la tâche qui at­tend les Bleus ce soir.

Te­nus en échec il y a un an par les Ja­po­nais (9­9) pour une hu­mi­lia­tion qui avait pré­ci­pi­té la chute de No­vès, les Bleus peuvent tou­jours rê­ver d’épou­ser les contours du spec­ta­cu­laire ré­veil sud­afri­cain après le re­vers his­to­rique face aux Nip­pons.

C’est l’im­mense chan­tier ou­vert par Jacques Bru­nel, pour l’ins­tant pas plus avan­cé que ses pré­dé­ces­seurs. « On sait que notre re­lance passe dé­jà par la vic­toire », confirme le Ger­sois au nom de l’in­dis­pen­sable confiance. Ce der­nier veut croire que le fos­sé se res­serre. Il ose lan­cer deux gar­çons ­ les Cler­mon­tois Itur­ria et Pe­naud ­ à des postes as­sez nou­veaux pour eux. Mais il n’est plus temps de ter­gi­ver­ser. Car quelque part, la Coupe du monde dé­bute ce soir…

Le Cler­mon­tois Ca­mille Lo­pez a re­çu un mes­sage fort de la part du sé­lec­tion­neur, Jacques Bru­nel, qui compte plus que ja­mais sur lui pour orien­ter le jeu tri­co­lore.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.