Les par­te­naires so­ciaux confron­tés aux éco­no­mies

L'Yonne Républicaine (Sénonais) - - France & Monde Actualités -

Les syn­di­cats ont cha­cun ré­af­fir­mé leurs lignes rouges hier à l’ou­ver­ture de la né­go­cia­tion ar­due au­tour de l’as­su­rance chô­mage.

Fin sep­tembre, l’exé­cu­tif a an­non­cé la cou­leur aux par­te­naires so­ciaux. Il fau­dra faire entre 3 et 3,9 mil­liards d’eu­ros d’éco­no­mies sur trois ans. Ob­jec­tifs prin­ci­paux af­fi­chés : ac­cé­lé­rer le re­tour à l’em­ploi, ré­duire la pré­ca­ri­té et désen­det­ter l’Uné­dic.

En ar­ri­vant au siège de l’Uné­dic, le né­go­cia­teur CGT De­nis Gra­vouil a dé­chi­ré en pe­tits mor­ceaux la lettre de ca­drage du gou­ver­ne­ment, sous l’oeil des ca­mé­ras. « Il n’est pas ques­tion de res­pec­ter les éco­no­mies sur les droits des chô­meurs » a­t­il sou­li­gné.

Ma­ry­lise Léon, né­go­cia­ trice pour la CFDT, a ex­pli­qué que « le temps était contraint mais suf­fi­sant » jus­qu’à mi­jan­vier pour es­sayer de s’en­tendre.

Pour Jean­Mi­chel Pot­tier (CPME), il y a « deux épou­van­tails » dans cette né­go­cia­tion : « le bo­nus­ma­lus cô­té em­ployeurs et la dé­gres­si­vi­té cô­té sa­la­riés ». Les par­te­naires so­ciaux doivent en ef­fet es­sayer d’en­rayer la pro­li­fé­ra­tion de ces contrats qui coûtent cher à l’Uné­dic.

Le can­di­dat Em­ma­nuel Ma­cron a pro­mis d’im­po­ser un « bonus­ma­lus » pour pé­na­li­ser les en­tre­prises qui en abusent, mais le gou­ver­ne­ment souffle le chaud et le froid sur cette pro­messe de­puis plu­sieurs mois.

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