BAC­TÉ­RIES ET AN­TI­BIO­TIQUES ......................... 52

Ma Grossesse - - Sommaire -

Les an­ti­bio­tiques sauvent des mil­lions de vies. Pour­tant, user, abu­ser ou mal em­ployer ces mé­di­ca­ments peut en­traî­ner des pro­blèmes éco­lo­giques et stra­té­giques graves. En plus de leurs ef­fets se­con­daires, l'uti­li­sa­tion constante d'an­ti­bio­tiques pose des pro­blèmes de ré­sis­tance au mal et rendre cer­tains de ces re­mèdes in­utiles. Sur ce cha­pitre donc, pa­rents comme mé­de­cins doivent faire preuve de bon sens. Dans le cas contraire, les bac­té­ries pour­raient bien pas­ser outre ces bar­rières...

Les pa­rents se montrent de plus en plus pré­oc­cu­pés par les in­fec­tions. Si, d’un cô­té, cette at­ti­tude est po­si­tive car elle les « force à faire quelque chose », d’un autre cô­té elle éveille des doutes, des in­quié­tudes, et en­traîne par­fois des com­por­te­ments in­adap­tés. L’in­for­ma­tion dis­po­nible à ce su­jet peut même aug­men­ter en­core la confu­sion, quand par exemple un mé­de­cin dit : « C’est une ma­la­die vi­rale, mais je vais lui don­ner un an­ti­bio­tique. Par ailleurs, on évoque de plus en plus les pro­blèmes de ré­sis­tances aux an­ti­bio­tiques – qui, pour une large part, pro­viennent d’un usage in­adé­quat de ces mé­di­ca­ments. Cer­taines bac­té­ries, qui du­rant des dé­cen­nies ont été sen­sibles aux an­ti­bio­tiques ha­bi­tuels, peuvent ef­fec­ti­ve­ment s’y adap­ter, ou se mo­di­fier (« mu­ter ») pour contour­ner les­dits an­ti­bio­tiques. Mais pour ce­la, il faut qu’il y ait eu ac­cou­tu­mance.

Usage, mau­vais usage et abus – voi­là où se trouve la clé du pro­blème.

Les an­ti­bio­tiques sont des « armes » es­sen­tielles, mais on peut aus­si jouer avec le feu et brû­ler nos propres « mu­ni­tions » en les uti­li­sant à tort et à tra­vers. Il faut donc être pré­cau­tion-

neux et ra­tion­nel, dans la pres­crip­tion comme dans la prise d’an­ti­bio­tiques. Et si, de toute évi­dence, il ap­par­tient aux mé­de­cins de faire des pres­crip­tions adap­tées, il in­combe aus­si aux pa­rents de ne pas mettre la pres­sion sur les pra­ti­ciens et d’ad­mettre que l’an­ti­bio­tique ne va pas ac­cé­lé­rer une gué­ri­son : la pa­tience reste tou­jours une grande ver­tu. Ça n’est pas parce qu’un mé­de­cin ne vous pres­crit pas aus­si­tôt une foule de re­mèdes qu’il est un moins bon mé­de­cin. Bien au contraire. « Moins on prend de mé­di­ca­ments, mieux on se porte », et c’est tou­jours vrai.

Face à ce pro­blème crois­sant, il semble im­por­tant d’éclai­rer le pu­blic sur ce que sont vrai­ment les bac­té­ries et les an­ti­bio­tiques.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.