Quoi faire ?

Ma Grossesse - - Développement -

Tous les en­fants ap­prennent à gé­rer la sé­pa­ra­tion. Ce­la fait par­tie de l'ap­pren­tis­sage de la vie. Si les pre­mières si­tua­tions de sé­pa­ra­tion ne causent pas de ré­ac­tions vio­lentes ou trau­ma­tiques, c'est bon signe ; à par­tir de là on pour­ra ex­pé­ri­men­ter ces mêmes si­tua­tions mais sur une pé­riode plus éten­due dans le temps (une ab­sence pour un voyage, par exemple).

Autre point fon­da­men­tal : avoir l'ab­so­lue cer­ti­tude que la per­sonne qui s'oc­cupe de l'en­fant sait ré­pondre à ses be­soins et com­prend ce phé­no­mène d'an­goisse. Dans le cas contraire, cette per­sonne pour­rait mal in­ter­pré­ter les vraies rai­sons des pleurs du bé­bé et s'en ir­ri­ter - ce qui aug­men­te­rait en­core le sen­ti­ment de mal-être chez l'en­fant, le­quel se sent en plus in­com­pris.

Chez les en­fants un peu plus âgés (2-3 ans), on peut dé­jà (et on doit) lui ex­pli­quer ce qui va se pas­ser, sans non plus s'at­tar­der sur les adieux (ce qui se­rait pour l'en­fant une vé­ri­table ago­nie), ni lui don­ner à pen­ser que l'on at­tend son ap­pro­ba­tion ou son consen­te­ment. Si les pa­rents ont dé­ci­dé de cette ab­sence, l'en­fant doit ac­cep­ter la si­tua­tion telle quelle - mais sur­tout com­prendre que ja­mais, en au­cun cas, ses pa­rents ne l'aban­don­ne­raient ou le lais­se­raient à une per­sonne qui ne sache pas s'en oc­cu­per.

Les adieux sont tou­jours un mo­ment poi­gnant. Ils ne doivent pas être in­ter­mi­nables, mais il faut prendre le temps suf­fi­sant pour s'ex­pli­quer, se trans­mettre beau­coup d'amour... et plus en­core au re­tour ! Ce­la donne confiance à l'en­fant. Mais si les pa­rents doivent d'ab­sen­ter, quelle qu'en soit la rai­son, ils doivent le faire "hon­nê­te­ment" vis-à-vis de lui.

Il est tou­jours bon, à l'oc­ca­sion d'une sé­pa­ra­tion, d'ex­pri­mer ses sen­ti­ments : "Je sais que tu ai­me­rais qu'on reste, et nous aus­si on ai­me­rait res­ter, mais on ne peut pas...". Il est aus­si très im­por­tant, en votre ab­sence, de veiller à ce que la vie du foyer soit bien or­ga­ni­sée (bain, nour­ri­tur, et no­tam­ment cer­tains pro­duits que votre en­fant aime par­ti­cu­liè­re­ment -, etc...). De même qu'il faut te­nir ses pro­messes : si vous lui avez pro­mis de té­lé­pho­ner, il faut ab­so­lu­ment le faire (c'est une ques­tion de confiance qu'il a pla­cée en vous). On es­saie­ra aus­si de lui don­ner une idée du mo­ment de notre re­tour ("quand tu te ré­veille­ras" ou "après tes des­sins ani­més", etc...).

Rien n'em­pêche aus­si d'ha­bi­tuer son en­fant à l'idée de sé­pa­ra­tion - par exemple en se ca­chant der­rière un ob­jet, une pa­roi, en sor­tant puis en ren­trant dans la pièce car ce­la peut l'ai­der à tra­vailler sa confiance en lui tout en le sé­cu­ri­sant (vous ré­ap­pa­rais­sez à chaque fois).

Fi­na­le­ment, la seule chose que de­mande votre en­fant c'est que " le héros ne fi­nisse pas tout seul ".

" Ha­bi­tuer son en­fant à l'idée de sé­pa­ra­tion - par exemple en se ca­chant der­rière un ob­jet, une pa­roi, en sor­tant puis en ren­trant dans la pièce - peut l'ai­der à tra­vailler sa confiance en lui, tout en le sé­cu­ri­sant puisque vous ré­ap­pa­rais­sez à chaque fois. "

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