Business : Claude Te­ro­sier, les codes du sa­voir.

LAU­RÉATE DE LA PRE­MIÈRE ÉDI­TION DU PRIX BUSINESS WITH AT­TI­TUDE, LA FON­DA­TRICE DE MA­GIC MA­KERS * MUL­TI­PLIE LES DÉ­FIS.

Madame Figaro - - Sommaire Madame Figaro - * Ate­liers de code pour les en­fants.

Une heure de ré­veil ? Le mien sonne à 7 heures. Le pitch de votre poste ?

Je construis la vi­sion stra­té­gique de l’en­tre­prise. En in­terne, je suis les chan­tiers en cours, en­cadre l’équipe qui conçoit les conte­nus pé­da­go­giques. Je gère aus­si – mal­heu­reu­se­ment ! – le sui­vi fi­nan­cier, la po­li­tique RH, les re­cru­te­ments. À l’ex­té­rieur, je re­pré­sente l’en­tre­prise : un rôle im­por­tant pour moi, car pro­mou­voir l’ap­pren­tis­sage du code chez les en­fants ré­pond à un vrai en­jeu so­cial.

S’il faut re­mon­ter à l’ori­gine ?

Il y avait, dé­jà, le goût d’ap­prendre. Ma mère était prof. J’étais très bonne élève. Plus tard, j’ai fait math sup, math spé. Lire, ap­prendre, com­prendre a tou­jours été pour moi un pro­ces­sus na­tu­rel et épanouissant.

Une fi­gure qui a tout dé­clen­ché ?

Mon ins­ti­tu­teur de CM1-CM2. Il m’a va­lo­ri­sée, a struc­tu­ré ma fa­çon de rai­son­ner. Un en­sei­gnant peut mar­quer une vie.

Un ac­cé­lé­ra­teur de par­cours ?

Un plan de dé­part chez SFR – où je tra­vaillais après plu­sieurs an­nées dans le con­seil en stra­té­gie chez EY, puis chez Green­wich Consulting – m’a don­né l’oc­ca­sion de me lan­cer sans risque fi­nan­cier. Pôle em­ploi reste le pre­mier sou­tien de l’en­tre­pre­neu­riat en France !

Des obs­tacles sur la route ?

Ils étaient sur­tout en moi. Parce que j’étais cette bonne élève. Dans la po­si­tion d’at­tendre qu’on me donne une bonne note. J’ai dû me don­ner le droit de prendre des risques, de me trom­per. C’est ce que l’on ap­prend chez Ma­gic Ma­kers : à ne pas faire les choses seu­le­ment quand on sait qu’elles vont mar­cher.

Des ré­sul­tats à don­ner ici et main­te­nant ?

Nous pré­voyons 2 000 heb­do­ma­daires pour 2017-2018 – deux fois plus que l’an der­nier. Nous comp­tons 5 centres entre Pa­ris et Bor­deaux, réa­li­sons 1,1 mil­lion d’eu­ros de chiffre d’af­faires, em­ployons une ving­taine de per­sonnes et fai­sons ap­pel à 50 ani­ma­teurs.

Que vous reste-t-il à ap­prendre ?

À gran­dir. Je sais que nous in­té­res­sons des in­ves­tis­seurs. Nous ré­flé­chis­sons à notre mo­dèle de crois­sance : au­jourd’hui, il consiste à ou­vrir des centres. Pour­rait-on en­vi­sa­ger de dé­ve­lop­per les ate­liers sans lieux fixes, pour tou­cher le plus grand nombre ? C’est mon am­bi­tion. Nous ré­flé­chis­sons aus­si à un mo­dèle so­cial qui nous per­mette de fi­nan­cer des cours en ban­lieue.

Res­ter lea­ders ?

On me dit sou­vent que les cours de code, c’est très « co­piable ». Je ré­ponds : oui et non. Nos conte­nus pé­da­go­giques ac­com­pagnent des en­fants de 6 à 15 ans. Co­pier, ce­la prend du temps ! Pour l’ins­tant, nos concur­rents pro­posent sur­tout des cours en one shot.

Votre dé­fi­ni­tion de l’in­fluence ?

Quand les autres se mettent à ex­pri­mer vos idées.

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