DEUIL POUR DEUIL, 2017

Madame Figaro - - Mag / Décodage -

« SO­PHIE CALLE a in­vi­té une ar­tiste amie, Se­re­na Ca­rone, qui tra­vaille les ma­té­riaux, no­tam­ment la faïence. Elle a réa­li­sé une sculp­ture de So­phie gran­deur na­ture (pho­to). Mal­gré la gra­vi­té du su­jet – une tombe –, c’est amu­sant, comme un pro­lon­ge­ment de leur conver­sa­tion. Car So­phie est tou­jours en quête d’une tombe et prend des op­tions un peu par­tout dans le monde : Bo­li­nas, Brook­lyn, Ge­nève… Par ailleurs, elle ac­cueille chez elle une im­mense col­lec­tion d’ani­maux na­tu­ra­li­sés. Cer­tains in­carnent ses proches dé­cé­dés. Sa mère, c’est la girafe ; son père, le tigre ; son chat, le pe­tit zèbre ; Her­vé Gui­bert, le singe ; Lou Reed, le cra­paud, etc. “Que fait-on de ses morts ?” est une ques­tion qui plane sur l’en­semble de l’ex­po­si­tion. So­phie a ré­pon­du : “Je vou­drais les em­por­ter dans ma tombe.” Elle a donc convo­qué une par­tie de sa mé­na­ge­rie pour cette ins­tal­la­tion à quatre mains. »

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