Les en­tre­prises Re­nault et PSA ont choi­si de trans­for­mer elles-mêmes leurs sites de Billan­court et d’Aul­nay-sous­Bois. Pas ques­tion de lâ­cher à vil prix des ter­rains aux portes de Pa­ris.

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fier ses plans, et pa­tien­ter. « En 2008, on s’était mis d’ac­cord avec le maire de droite [Jean-Pierre Ni­co­las], se sou­vient Ab­del­krim Bou­che­la­ghem, le di­rec­teur gé­né­ral de Brown­fields. Puis, la nou­velle mu­ni­ci­pa­li­té nous a ame­nés à re­voir 80 % des orien­ta­tions. Et les élec­tions sui­vantes ont en­core chan­gé la donne… » « Il n’y a pas un pro­jet qu’on re­grette », as­sure néan­moins Bru­no Far­ber, le fon­da­teur belge de Gink­go. « Dans les cas les plus com­plexes, comme à Evreux, on est à l’équi­libre », in­dique de son cô­té Pa­trick Vi­ter­bo, le pré­sident de Brown­fields. Preuve que le fi­lon de­meure in­té­res­sant, les trois cham­pions des friches ne sont pas les seuls à vou­loir l’ex­ploi­ter. La SNCF, la RATP et La Poste ont fait de la vente de leur an­cien pa­tri­moine une source de re­ve­nus non né­gli­geable, quitte à en fi­nan­cer la dé­pol­lu­tion. La SNCF compte ain­si ti­rer 200 mil­lions d’eu­ros de ces ces­sions rien qu’en 2015. De grandes en­tre­prises comme Re­nault et PSA ont elles aus­si choi­si de trans­for­mer elles-mêmes leurs vais­seaux de Billan­court et d’Aul­nay-sous-Bois. Pas ques­tion de lâ­cher à vil prix des ter­rains aux portes de Pa­ris! Lorsque les sites sont peu pol­lués, des pro­mo­teurs comme Nexi­ty sont aus­si sur les rangs. Dans bien des cas, tou­te­fois, les friches n’at­tirent per­sonne. Trop conta­mi­nées, trop ex­cen­trées. Seuls l’Etat ou les col­lec­ti­vi­tés sont alors sus­cep­tibles d’agir. Mais faute d’ar­gent, ces car­re­lages, ces fer­railles et ces ruines in­dus­trielles-là risquent de res­ter long­temps en place.

L’ex-site de la Co­ge­ma (Are­va), au Bosc, dans l’Hé­rault, où fut trai­té et ex­ploi­té de l’ura­nium entre 1976 et 1996.

Dans les cas de pol­lu­tion lourde, seuls l’Etat et les col­lec­ti­vi­tés lo­cales sont sus­cep­tibles d’agir.

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