Ces ov­nis qui font cui-cui.

TouT le monde saiT dis­Tin­guer une hi­ron­delle d’un rouge-gorge, mais une ber­ge­ron­neTTe d’un mar­Ti­neT ? la ligue de pro­Tec­Tion des oi­seaux veuT ap­prendre aux ci­Ta­dins à iden­Ti­fier les es­pèces. en aT­Ten­danT qu’un lo­gi­ciel per­meTTe de les re­con­naîTre à leur

Magazine M - - Le Semaine -

En ville, il est deux pé­pie­ments qui signent in­failli­ble­ment l’ar­ri­vée des beaux jours : ceux des consommateurs en ter­rasse et ceux des oi­seaux. Pour re­con­naître les pre­miers, au­cune qua­li­fi­ca­tion n’est re­quise : ils ne se cachent pas, au­raient même ten­dance à s’ex­hi­ber. Plus se­crets sont les se­conds. C’est juste un chant, quelque part, là, dans l’air. Ou une fu­gace ap­pa­ri­tion, dans un arbre de la rue, dans un square, dans un coin de jar­din. Mais com­ment sa­voir qui est exac­te­ment cet in­trus aux hu­meurs par­fois bien ma­ti­nales? Est-ce un moi­neau fri­quet, un rouge-gorge fa­mi­lier, une mé­sange noire ? Hor­mis le rou­cou­le­ment des pi­geons idiots, force est de re­con­naître son in­ca­pa­ci­té à dis­tin­guer un cui-cui d’un autre. Un son­dage a ré­vé­lé qu’un Fran­çais ne sait re­con­naître en moyenne que trois chants d’oi­seaux. Même igno­rance sur le plu­mage que sur le ra­mage. Si on ar­rive à dis­tin­guer un rouge-gorge d’une hi­ron­delle, com­ment sa­voir qui est grim­pe­reau des jar­dins, berge-

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