Je m’in­surge donc “je suis”.

De­puis l’at­ten­tat contre “char­lie heb­do”, le slo­gan “je suis…” a es­sai­mé dans le monde en­tier. bran­di en so­li­da­ri­té avec les vic­times d’at­ten­tats ou d’op­pres­sion, il est de­ve­nu plus lar­ge­ment un sym­bole de la lutte pour la li­ber­té.

Magazine M - - La Semaine - Par Louise CouveLaire

ii 19 jan­vier 2015

la mort d’al­ber­to nis­man En Ar­gen­tine, les slo­gans « Je suis Nis­man » et « Yo soy Nis­man » sont re­pris par la foule lors des ma­ni­fes­ta­tions en hom­mage à Al­ber­to Nis­man. Le ma­gis­trat a été re­trou­vé mort dans sa bai­gnoire le 18 jan­vier alors qu’il al­lait, le len­de­main, rendre un rap­port ac­cu­sant la pré­si­dente Cris­ti­na Kirch­ner d’avoir cou­vert les sus­pects ira­niens d’un at­ten­tat an­ti­sémite se sol­dant par 85 morts en 1994.

iii 14 fé­vrier 2015 les at­ten­tats de co­pen­hague A Co­pen­hague, après les deux fu­sillades vi­sant un centre cultu­rel et une sy­na­gogue qui ont fait deux morts, « Jeg er Dansk » ( « Je suis da­nois » ) ap­pa­raît sur les ré­seaux so­ciaux. Il se­ra re­pris no­tam­ment le 15 fé­vrier, à Pa­ris : 300 per­sonnes se ras­semblent de­vant l’am­bas­sade du Da­ne­mark.

iv mars 2015 le meurtre de bo­ris nemt­sov

et l’at­ten­tat du bar­do A Mos­cou, après l’as­sas­si­nat de l’op­po­sant Bo­ris Nemt­sov le 27 fé­vrier 2015, des pan­cartes avec l’ins­crip­tion « Je suis Nemt­sov » ou « Je suis Bo­ris » sont bran­dies lors d’une ma­ni­fes­ta­tion an­tiPou­tine à Mos­cou, le 1er mars. Quinze jours plus tard, après l’at­ten­tat du Mu­sée du Bar­do, à Tunis, les slo­gans « Je suis tu­ni­sien » , « Je suis Tunis » et « Je suis Bar­do » sont re­pris dans le monde en­tier.

v 13 avril 2015 la loi fran­çaise sur le ren­sei­gne­ment A Pa­ris, quelques cen­taines de ma­ni­fes­tants op­po­sés au pro­jet de loi sur le ren­sei­gne­ment, éla­bo­ré après les at­ten­tats de Char­lie et de l’Hy­per Ca­cher, se ras­semblent de­vant l’As­sem­blée nationale en bran­dis­sant des pan­neaux « Je suis sur écoute » . Cette nou­velle dé­cli­nai­son du slo­gan a été créée par le Ge­ne­pi (as­so­cia­tion étu­diante mi­li­tant pour le dé­cloi­son­ne­ment des ins­ti­tu­tions car­cé­rales).

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