Ma vie en images Dries Van No­ten.

Le créa­teur belge cé­lèbre cet au­tomne sa cen­tième col­lec­tion de prê­tà-por­ter. Un ves­tiaire fé­mi­nin ins­pi­ré, nour­ri de ré­fé­rences ar­tis­tiques, qui lui confère une place sin­gu­lière dans le mi­cro­cosme de la mode. For­mé à l’aca­dé­mie d’An­vers, où il vit tou­jou

Magazine M - - Le Sommaire - Vi­cky cha­hine pro­pos re­cueillis par

1 – J’ai ren­con­tré mon com­pa­gnon, Pa­trick Van­ghe­luwe, au dé­but des an­nées 1980, lui aus­si est belge. Quand j’ai lan­cé ma marque, en 1985, il m’a ai­dé sur la par­tie créa­tive et la pro­duc­tion. Il ne vient pas du mi­lieu de la mode, comme les per­sonnes avec qui je tra­vaille au­jourd’hui. Plus que des di­plô­més d’écoles de mode, je m’en­toure de gens qui ont une vi­sion. 2 – Ma vi­sion créa­tive a été in­fluen­cée par Pi­na Bausch et Anne Te­re­sa De Keers­mae­ker. Dans les an­nées 1980, leur fa­çon d’en­vi­sa­ger le mou­ve­ment, leur es­thé­tique m’ont bou­le­ver­sé. J’ai col­la­bo­ré avec Anne Te­re­sa De Keers­mae­ker à par­tir des an­nées 1990. Cette pho­to a été prise en 2001 lors d’une re­pré­sen­ta­tion du bal­let Rain, pour le­quel j’ai réa­li­sé les cos­tumes. 3 – Sur cette pho­to de classe, j’ai 10 ans. Ces an­nées pas­sées dans cette école jé­suite d’An­vers ont été très sé­vères, nous por­tions tous les jours, même l’été, un uni­forme avec veste et cra­vate. Quand j’en suis sor­ti, en 1976, j’ai in­té­gré une école de mode, à l’exact op­po­sé! J’ai ces deux cô­tés : la ri­gueur hé­ri­tée des jé­suites et le cô­té re­belle de l’Aca­dé­mie royale des beaux-arts. 4 – De­puis une ving­taine d’an­nées, je vis dans une mai­son avec un grand jar­din, à Lier, en de­hors d’An­vers. Nous avons res­tau­ré une glo­riette qui date de 1840 et qui se trouve au mi­lieu du parc. Là, j’aime me po­ser sur un banc pour prendre un thé, avant d’al­ler jar­di­ner. C’est une ac­ti­vi­té idéale quand on tra­vaille dans la mode, ça contre­ba­lance la pres­sion. 5 – Nous avons long­temps eu un chat et, quand il est dé­cé­dé, nous avons adop­té un chien. C’est un ai­re­dale ter­rier qui s’ap­pelle Har­ry. Pen­dant des an­nées, il est ve­nu tous les jours au bu­reau, et le ca­res­ser ou lui lan­cer la balle était un par­fait an­ti­dote aux mo­ments stres­sants. Au­jourd’hui il est trop âgé, mais il n’a pas per­du son ca­rac­tère, il est très tê­tu! 6 – Pour la cin­quan­tième col­lec­tion, nous avions or­ga­ni­sé un ban­quet avec les man­ne­quins qui dé­fi­laient sur les tables. Pour la cen­tième, pré­sen­tée en mars, j’avais en­vie de réunir les mo­dèles qui ont ac­com­pa­gné mes dé­fi­lés, Kris­ti­na De Co­ninck, Nad­ja Auer­mann, Kirs­ten Owen, mais aus­si de plus jeunes filles. Elles étaient ra­dieuses, loin des vi­sages sé­rieux qu’on a l’ha­bi­tude de voir. 7 – C’est ma pre­mière pho­to of­fi­cielle. J’en avais be­soin pour pas­ser des concours de mode après mes études. Elle a été prise par Pa­trick Ro­bert, le ma­ri d’Ann De­meu­le­mees­ter. Elle et moi fai­sions par­tie d’un groupe de six an­ciens élèves de l’Aca­dé­mie royale d’An­vers, que l’on a sur­nom­mé les « Six d’An­vers ». Nous sommes res­tés proches.

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