AIDEZ-LE À SE SÉ­PA­RER

Magicmaman - - Psycho Kids -

La pre­mière an­née, la sé­pa­ra­tion est sou­vent le pro­blème nu­mé­ro un pour un tout-pe­tit. Si la charge émo­tion­nelle est im­por­tante pour vous, elle le se­ra pour lui aus­si. Vous au­rez beau af­fi­cher un grand sou­rire en af­fir­mant que tout va bien se pas­ser, il per­ce­vra que ça vous dé­chire le coeur et ça risque de ra­vi­ver sa propre in­quié­tude. Faites le zen en vous ! C’est le mo­ment de re­vi­si­ter votre propre his­toire : est-ce que ce ne sont pas vos propres an­goisses que vous pro­je­tez sur lui parce que, vous-même, vous avez eu du mal à quit­ter ma­man ? « Beau­coup de pa­rents af­firment, au bord des larmes, que leur en­fant passe la jour­née tout seul, ra­conte Isa­belle Pailleau. Mais qu’est-ce qu’ils en savent ? Ils ne sont pas sur place ! C’est un ré­cit fan­tas­mé. » Il faut sa­voir que les pleurs de l’en­fant ne durent pas. L’émo­tion passe, en­suite il est hap­pé par sa jour­née. Ce sont les pa­rents qui ru­minent ! La sé­pa­ra­tion s’an­nonce dif­fi­cile ? Don­nez-lui un dou­dou. En ma­ter­nelle, on les ac­cepte. Si vous ne vou­lez pas le voir par­tir avec son im­po­sant lapin blanc sous le bras, Cu­rieu­se­ment, on n’évoque pas l’école de la même ma­nière se­lon l’âge de l’en­fant, ob­servent nos deux thé­ra­peutes. « En pe­tite et moyenne sec­tion de ma­ter­nelle, c’est plu­tôt joyeux. On leur dit : “Amuse-toi bien”. En grande sec­tion, le dis­cours change. Ça de­vient : “Tra­vaille bien, écoute la maî­tresse, ap­plique-toi.” On les met même en garde : “At­ten­tion, l’an­née pro­chaine c’est la grande école, tu ne pour­ras plus bou­ger.” Alors qu’on de­vrait leur dire : “La grande école, c’est for­mi­dable, tu vas dé­cou­vrir la lec­ture, tu pour­ras tout dé­chif­frer, on va même pou­voir se lais­ser des petits mots, tu te rends compte ? Quelle chance !” »

REN­DEZ-LE GOUR­MAND DE CONNAIS­SANCES

Le plai­sir d’ap­prendre, ça s’éprouve et ça se vit. Ou­bliez le bla-bla du style : « C’est bien d’ap­prendre, les connais­sances nour­rissent le cer­veau, ça aide à ré­flé­chir. » Ce dis­cours gé­né­ra­liste ne veut stric­te­ment rien dire pour lui ! Faites-lui plu­tôt par­ta­ger votre propre On ap­prend de ses échecs et de ses er­reurs. Si chaque fois que votre en­fant tente quelque chose (un co­lo­riage, mettre la table, s’ha­biller tout seul), vous le gra­ti­fiez d’un « Non, pas comme ça » ou « Tu t’y prends mal », il n’ose­ra plus rien ten­ter. Et sur­tout pas à l’école, où son échec de­vien­drait pu­blic. Fé­li­ci­tez-le au contraire pour ses es­sais : « Mer­ci, ça m’a drô­le­ment ai­dée que tu mettes la table. Re­garde, je te montre juste un truc, comme ça la pro­chaine fois ce se­ra par­fait ! » Dans tout ap­pren-

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