LA MU­SIQUE COMME TROI­SIÈME LANGUE

Magicmaman - - Beauté -

Après le dé­jeu­ner, cer­tains en­fants font la sieste tan­dis que d’autres vont au parc. A leur re­tour, ils par­ti­cipent à des ate­liers de théâtre ou d’ex­pres­sion orale. Beau­coup de pro­jets ma­nuels, ar­tis­tiques et cu­li­naires viennent com­plé­ter la se­maine des en­fants. En ce mo­ment, ils tra­vaillent sur les arts asia­tiques – en conti­nui­té avec le spec­tacle en pré­pa­ra­tion. Les lan­ternes chi­noises ornent donc les cou­loirs de l’école. En­fin, une fois par se­maine, un pro­fes­seur de man­da­rin vient éga­le­ment les ini­tier à la langue chi­noise. Un pro­gramme qui peut sem­bler dense mais qui s’adapte to­ta­le­ment au rythme de chaque en­fant puis­qu’ils sont libres de vo­guer d’un pe­tit tra­vail à un autre. Une der­nière chan­son tous réunis et il est dé­jà l’heure de par­tir. Si on dit sou­vent que la mu­sique adou­cit les moeurs, après cette jour­née, on a bien l’im­pres­sion qu’elle fa­vo­rise éga­le­ment l’ap­pren­tis­sage. La chef d’or­chestre der­rière ce pro­jet, c’est Joan Koe­nig. De­puis plus de trente ans, cette pia­niste amé­ri­caine a ob­ser­vé les ef­fets po­si­tifs de la pra­tique mu­si­cale sur les jeunes en­fants. D’abord, au sein de son con­ser­va­toire ou­vert en 1986. Avec son équipe pé­da­go­gique, elle a pu y ob­ser­ver le com­por­te­ment d’élèves confron­tés à la mu­sique dès le plus jeune âge. D’après elle, l’ex­po­si­tion à la mu­sique dé­ve­loppe chez l’en­fant la confiance en soi et le dé­sir d’ap­prendre. Forte de ces ana­lyses, elle dé­cide de lan­cer en 2008 une ma­ter­nelle bi­lingue et mu­si­cale. L’en­semble sco­laire Dans un pre­mier temps, les scien­ti­fiques ont ain­si iden­ti­fié un lien entre l’ap­pren­tis­sage par la mu­sique et le dé­ve­lop­pe­ment cog­ni­tif chez l’en­fant. Les études les plus ré­centes viennent confir­mer cette idée et ont dé­mon­tré que la mu­sique dé­ve­loppe en fait la ma­jeure par­tie des fonc­tions cé­ré­brales, et ce, dès la nais­sance. « Ce­la ex­plique les avan­tages que les en­fants mu­si­ciens peuvent avoir dans les ac­qui­si­tions fon­da­men­tales à l’école pour des ac­ti­vi­tés qui ne sont plus du tout mu­si­cales. Que ce soit l’ac­qui­si­tion du lan­gage, le rai­son­ne­ment, les ma­thé­ma­tiques ou les ca­pa­ci­tés d’attention », ex­plique dans une in­ter­view à France3 Em­ma­nuel

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