Un éton­nant po­ly­glotte

Magicmaman - - Beauté -

Doués, les bé­bés ? En­core plus que vous ne le pen­sez ! « En plus de sa langue ma­ter­nelle, un nou­veau-né est ca­pable d’ap­prendre n’im­porte quelle langue, as­sure Ju­dit Ger­vain. Ses ca­pa­ci­tés sont suf­fi­santes pour dis­cri­mi­ner toutes les langues du monde – au­tre­ment dit en sai­sir et en re­pro­duire les plus fines in­flexions et so­no­ri­tés. » Cette for­mi­dable ca­pa­ci­té ne dure mal­heu­reu­se­ment pas. Pas­sé les trois pre­miers mois de sa vie, le bé­bé va se mettre à « zoo­mer » sur sa langue ma­ter­nelle. « C’est ain­si, le cer­veau fo­ca­lise sur ce qui est utile, il éli­mine ce qui ne sert pas et ren­force ce qui sert », ex­plique la cher­cheuse. Pe­tit à pe­tit, au cours de sa pre­mière an­née, le jeune en­fant com­mence à perdre ses ca­pa­ci­tés de dis­cri­mi­na­tion tous azimuts pour ne gar­der que celles qui lui sont utiles. Par exemple, si les sons BE et VE existent dans sa langue, il conti­nue­ra à les dif­fé­ren­cier. S’il n’existe que le BE dans sa langue, il va perdre la ca­pa­ci­té de dis­tin­guer le BE du VE. Pas de pa­nique, tou­te­fois. « Jus­qu’à 3/4 ans, l’en­fant garde néan­moins suf­fi­sam­ment de plas­ti­ci­té cé­ré­brale pour faire marche ar­rière et ap­prendre une autre langue sans au­cun ac­cent », dé­clare la cher­cheuse. Vous par­tez vivre en Chine ou en Nor­vège avec votre bout de chou ? Il ap­pren­dra le chi­nois/ le nor­vé­gien sans pro­blème… et le par­le­ra aus­si bien que s’il était né là­bas. Ils ne sont pas for­mi­dables, nos tout-pe­tits ?

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