Edu­ca­tion po­si­tive

Mon en­fant hurle chez le pé­diatre

Magicmaman - - Sommaire - AVEC CA­THE­RINE DUMONTEIL-KRE­MER (CDUMONTEILKREMER.COM)

POUR­QUOI BI­BOU ESTIL TOU­JOURS ANGOISSÉ LORS DE SES VI­SITES ?

Tout d’abord, il est im­por­tant de ne pas mé­lan­ger les in­ter­pré­ta­tions. En pleu­rant ou en hur­lant, un en­fant ex­prime da­van­tage de la co­lère que de la peur. Il ma­ni­feste donc son op­po­si­tion à su­bir une vi­site – et une aus­cul­ta­tion – qu’il n’a pas choi­sie. D’au­tant que, sou­vent, les pa­rents pensent épar­gner à leur pe­tit une crise d’an­goisse en lui ca­chant le mo­tif de la ba­lade. Ré­sul­tat à l’ar­ri­vée : l’en­fant se fâche tout rouge, et bien­heu­reux les pa­rents qui ar­rivent à lui faire pas­ser l’im­pres­sion de guet-apens ! En re­vanche, si l’en­fant est pris de trem­ble­ments, il té­moigne ain­si d’une réelle an­xié­té. Ne se sen­tant pas en sé­cu­ri­té, sur­tout si le pé­diatre joue de sa fi­gure d’au­to­ri­té, il risque d’être apeu­ré.

COMMENT LE RAS­SU­RER ?

Pre­mière chose : on ne prend pas l’en­fant au dé­pour­vu. Dans le cadre d’une re­la­tion de confiance avec son pe­tit, on le pré­vient de sa vi­site – et de l’im­por­tance d’al­ler voir de temps en temps le pé­diatre.

Une fois dans la salle d’at­tente, plu­tôt que de le lais­ser dé­mu­ni face à quelques jouets es­tro­piés, on le sur- prend avec ses jeux pré­fé­rés ca­chés dans son sac de goû­ter. Les dé­lais sou­vent longs en salle d’at­tente peuvent vite ame­ner à une heure de pe­tit creux, qu’il est pré­fé­rable de pou­voir com­bler ra­pi­de­ment (mais pas trop !). Dans le ca­bi­net, on laisse l’en­fant ex­pli­quer avec ses mots la rai­son de sa ve­nue. Même s’il com­mence à peine à par­ler, le fait de ne pas être en si­tua­tion pas­sive

face à un ac­com­pa­gna­teur qui parle de lui à la troi­sième per­sonne lui don­ne­ra le sen­ti­ment de maî­tri­ser un peu plus la si­tua­tion, et donc de moins la re­dou­ter.

A sa­voir : les pa­rents doivent aus­si re­voir leur com­por­te­ment lors des consul­ta­tions. En­core plus quand il s’agit d’une ur­gence, ils se laissent en ef­fet hap­per par leurs émo­tions, et gênent les soins et la pose du diag­nos­tic. Evi­dem­ment, toute cette an­goisse pa­ren­tale est res­sen­tie par l’en­fant, qui a be­soin plus qu’un autre d’être ras­su­ré. Alors, on se contient, on prend la main de son pe­tit, et on reste bien­veillant, calme et dis­po­nible.

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