« J’ai ar­rê­té de voir en tout homme un père po­ten­tiel »

Magicmaman - - Société Bioéthique -

Cé­line, 37 ans, di­reC­triCe d’agenCe im­mo­bi­lière

Ja­mais en­ten­du par­ler de ça !

C’est dans Elle il y a trois ans que j’ai dé­cou­vert qu’il était pos­sible d’au­to­con­ser­ver ses ovo­cytes pour rai­sons per­son­nelles. Je me suis alors ren­sei­gnée mais j’y ai re­non­cé en pen­sant que c’était une so­lu­tion peu­têtre ex­trême. A l’époque, j’avais un co­pain.

et puis les choses ont chan­gé :

je me suis sé­pa­rée de mon co­pain et j’ai mon­té ma boîte. Les an­nées pas­sant, il fal­lait que je fasse quelque chose. N’ayant plus de vie per­son­nelle stable et au­jourd’hui n’étant pas le bon mo­ment pour me lan­cer dans une gros­sesse, j’ai ten­té l’aven­ture de l’au­to­con­ser­va­tion.

Je l’évoque très li­bre­ment au­tour de moi.

Avoir conge­lé mes ovo­cytes a été ac­cueilli par mon en­tou­rage avec beau­coup de bien­veillance. Ce­la dit, il y a du bou­lot à faire au­près des femmes et des gy­né­cos ! Peu de mes co­pines savent que la fer­ti­li­té chute très vite… Cô­té mé­de­cin, non seule­ment, la mienne ne m’a ja­mais par­lé de cette pos­si­bi­li­té ni du don d’ovo­cytes mais, en plus, elle m’a conseillé de faire un en­fant dans le dos d’un homme ! Inad­mis­sible !

Ça m’en­lève un poids des épaules,

l’in­quié­tude sourde de se dire qu’on ne se­ra peut-être ja­mais ma­man. Bien sûr, cette so­lu­tion n’est pas par­faite et ne me ga­ran­tit rien. Mais j’ai ar­rê­té de voir en tout homme un père po­ten­tiel au lieu d’être dans la cons­truc­tion d’une re­la­tion. Et je me suis fixé une li­mite : celle de ne pas dé­pas­ser 40 ans pour uti­li­ser mes ovo­cytes.

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