En­ceinte au travail, j’as­sure et reste zen

Vous a en­dez un bé­bé mais de­main, comme tous les autres jours, vous irez tra­vailler. Comment conci­lier les bou­le­ver­se­ments phy­siques et émo­tion­nels de votre gros­sesse avec les exi­gences du mi­lieu pro­fes­sion­nel ?

Magicmaman - - Notre grand dossier -

Gros­sesse et travail font-ils bon mé­nage ? Même si 45 %* des femmes de moins de 40 ans re­doutent de tra­vailler tout en étant en­ceinte, pro­me­ner son gros ventre en en­tre­prise n’a pas que des mau­vais cô­tés ! En ef­fet, des études de l’In­serm (Ins­ti­tut na­tio­nal de la san­té et de la re­cherche mé­di­cale) ont mon­tré que le risque de pré­ma­tu­ri­té est un peu plus éle­vé chez les femmes qui ne tra­vaillent pas que chez celles ayant une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle. Sauf ma­la­dies de gros­sesse né­ces­si­tant un re­pos for­cé, condi­tions de travail dif­fi­ciles et fa­tigue in­tense, un ar­rêt de travail n’est donc pas tou­jours idéal. Pour­quoi ? Parce qu’avoir une ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle per­met de main­te­nir une ac­ti­vi­té phy­sique mi­ni­male et évite la so­li­tude. De plus, le ré­seau re­la­tion­nel au sein de l’en­tre­prise joue un rôle im­por­tant en di­mi­nuant l’an­xié­té. Bien sûr, il est par­fois dif­fi­cile d’échap­per au stress et à la fa­tigue – si vous n’en pou­vez plus, voyez avec votre gy­né­co, qui peut vous pres­crire un ar­rêt

de travail. Mais d’abord, ap­pli­quez nos stra­té­gies pour gar­der la forme et le sou­rire du­rant la jour­née !

* Son­dage Odoxa/Prem’up, juin 2015. Es­sayez de ne pas vous le­ver à la der­nière mi­nute, his­toire d’avoir un peu de temps de­vant vous pour ne pas stres­ser. Si pos­sible, pré­pa­rez vos vê­te­ments la veille. Sur­tout, op­tez pour un pe­tit dé­jeu­ner consis­tant – à table – afin d’évi­ter l’hy­po­gly­cé­mie due au jeûne de la nuit et d’at­ta­quer la jour­née en forme. L’idéal ? Du pain com­plet avec un peu de beurre (glu­cides pour l’éner­gie et vi­ta­mine A), un fruit de sai­son (vi­ta­mines et fibres, meilleur qu’un jus de fruit même frais), un lai­tage (cal­cium) et éven­tuel­le­ment une bois­son chaude ou froide pour l’hy­dra­ta­tion. C’est par­ti ! A vos pieds, une paire de chaus­sures confor­tables qui les main­tient bien sans ser­rer. Trois ou quatre cen­ti­mètres de ta­lon, c’est l’idéal.

TES TRA­JETS, TU OPTIMISERAS

Pour évi­ter les heures de pointe, voyez avec votre chef si vous pou­vez ar­ri­ver un peu plus tard ou un peu plus tôt. Une fa­veur que cer­tains su­pé­rieurs ac­cordent.

● Train, bus ou mé­tro. Ne cou­rez pas pour l’at­tra­per au risque que votre ventre ne vous dé­sta­bi­lise. Vous avez droit à une place as­sise dans les trans­ports en com­mun mais il ar­rive qu’on vous l’ac­corde de mau­vaise grâce… Sor­tez si be­soin votre carte fa­mi­liale de prio­ri­té, dé­li­vrée gra­tui­te­ment et sur de­mande aux femmes en­ceintes pen­dant la du­rée de leur gros­sesse par la CAF de leur dé­par­te­ment.

● Voi­ture. Po­si­tion­nez cor­rec­te­ment la cein­ture de sé­cu­ri­té, la sangle basse doit se pla­cer sous l’ab­do­men. Son port est obli­ga­toire et vous pro­tège ain­si que le foe­tus en cas de col­li­sion. Un long tra­jet ? Va­riez l’in­cli­nai­son de votre dos­sier toutes les dix mi­nutes en­vi­ron, en avan­çant ou re­cu­lant le siège pour évi­ter de res­ter fi­gée dans la même po­si­tion.

LES BONS GESTES, TU FERAS

● Eco­no­mi­sez-les. Pour prendre un dos­sier en bas de l’ar­moire, bais­sez-vous en pliant les ge­noux. Pour at­teindre l’éta­gère du haut, de­man­dez l’aide d’une col­lègue au lieu de mon­ter sur une chaise. Evi­tez de por­ter des charges lourdes – un sac de cour­rier, par exemple – et pre­nez l’as­cen­seur si vous pei­nez vrai­ment dans les es­ca­liers. ● Un coup de stress ? Sor­tez de la pièce si pos­sible et faites l’exer­cice qui suit. De­bout, les pieds un peu écar­tés, le­vez dou­ce­ment les bras en ins­pi­rant, bais­sez-les en ex­pi­rant. Plu­sieurs fois par jour. Vous ga­gne­rez en sé­ré­ni­té.

● Les jambes lourdes ? Faites cir­cu­ler ! En­ceinte, on en souffre sou­vent, dou­leurs et/ou va­rices à la clé par­fois. La faute aux hor­mones et à la prise de poids. Le­vez-vous ré­gu­liè­re­ment – pré­fé­rez l’im­pri­mante au bout du cou­loir pour quelques pas sal­va­teurs. Por­tez des bas de conten­tion, très ef­fi­caces, à en­fi­ler le ma­tin avant même de po­ser pied à terre. En­fin, pla­cez vos mol­lets quelques mi­nutes sur le bu­reau et faites quelques mou­ve­ments cir­cu­laires avec les pieds pour fouet­ter le sang.

DU THÉ ET DU CA­FÉ, TU N’ABUSERAS PAS

Trois tasses par jour de l’un ou de l’autre, c’est le maxi­mum. La ca­féine qu’ils contiennent est un ex­ci­tant qui peut à haute dose don­ner des pal­pi­ta­tions et mas­quer la fa­tigue. On est boos­tée mais on re­tombe très vite comme un souf­flé. Par ailleurs, la ca­féine tra­verse la bar­rière pla­cen­taire et ac­cé­lère les bat­te­ments de coeur du foe­tus. Pas top. Pré­fé­rez les ti­sanes ou l’eau, en­vi­ron un litre et de­mi par jour, pour vous hy­dra­ter et lut­ter contre la cons­ti­pa­tion.

À L’HEURE DU DÉ­JEU­NER, À UNE PAUSE TU T’OBLIGERAS

Un sand­wich de­vant l’or­di, on a vu mieux pour re­char­ger ses bat­te­ries et se vi­der la tête. Le mieux est en­core de par­ta­ger une can­tine avec les co­pines ou d’ap­por­ter son frich­ti de la mai­son. Au me­nu (ou équi­valent) : une part de viande/pois­son/oeuf/jam­bon avec en ac­com­pa­gne­ment lé­gumes cuits et fé­cu­lents (pain com­plet si vous n’ai­mez pas) pour te­nir l’après-mi­di et évi­ter les coups de pompe et les gri­gno­tages. Un lai­tage et un fruit pour ter­mi­ner. Si vous avez très faim, pré­voyez des cru­di­tés en en­trée. Il vous reste un quart d’heure ? Une pro­me­nade au parc voi­sin pour vous aé­rer ou bien une pe­tite sieste. Il y a bien un lit de re­pos dans l’en­tre­prise, non ?

TES COL­LÈGUES, TU ÉVITERAS D’EXASPÉRER

« Vous êtes en­ceinte, soit, mais n’en faites pas tout un foin », sou­ligne Ma­ryse Marz­lof, psy­cho­so­cio­logue du tra-

vail. Ne pas­sez pas votre temps à ca­res­ser votre ventre, à vous plaindre que vous avez trop chaud, en­vie de faire pi­pi ou de dor­mir, à rê­ver tout haut de votre congé ma­ter­ni­té (sauf avec vos co­pines proches, bien sûr). Res­ter concen­trée et im­pli­quée dans votre travail est en­core la meilleure so­lu­tion pour ne pas s’at­ti­rer les foudres des col­lègues (« Elle se prend pour qui celle-là de­puis qu’elle a fait un môme ? », « Eh ben, j’en connais une qui ne fiche plus grand-chose… »).

EN RENTRANT DU BU­REAU, TU SOUFFLERAS

Quand vous pous­sez la porte de chez vous, ac­cor­dez-vous un quart d’heure de sas entre le travail et la mai­son. Ce n’est pas tou­jours fa­cile à faire mais c’est pro­fi­table, sur­tout si vous avez un aî­né à la mai­son. Al­lon­gez-vous, ca­lez cous­sins et oreillers aux en­droits stra­té­giques et dé­ten­dez-vous (lec­ture, jeu avec Bi­bou, rê­ve­rie, etc.).

UNE BONNE NUIT, TU PRÉPARERAS

… après avoir dî­né lé­ger (yaourt et pomme ne suf­fisent pas) pour une bonne di­ges­tion. L’idéal ? Un plat com­plet type gra­tin, flan de cour­gettes, tarte aux poi­reaux avec un peu de pain et un fruit. Evi­tez les dis­cus­sions hou­leuses de fin de soi­rée, les thril­lers et les livres an­gois­sants. Un câ­lin dans les bras de Ché­ri et hop, un gros do­do !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.